Jeudi 18 juin 2009


Le texte ci-dessous reçu d’un vieux militant de province résume TOUT,  et on  ne peut que féliciter le Sage qui l'a écrit. Cela fera sans doute grincer les dents de certains, mais il arrive un jour où il faut remettre les pieds sur terre !

 

 "Et on est reparti pour six mois. On reporte toujours, on gagne du temps sans rien changer. Dans six mois on nous redira : donnez nous six mois pour faire les réformes et pendant ce temps, on perd des adhérents et on décourage les militants.
Il ne faut pas six mois pour arrêter les cumuls de mandats, il faut un jour pour démissionner des mandats de trop. Il ne faut pas six mois pour réorganiser le système des cartes d'adhérents et pour interdire de vote les fédérations qui trichent avec de fausses cartes : il faut un jour pour prendre cette décision.
Au P.S. ils sont contre tout : contre Sarko, contre Barroso, contre Bayrou, contre les adhérents à 20 euros, contre la constitution européenne en 2005 (et en plus ils les présentent tête de liste) contre Ségolène (le TSSR) et en plus ils sont tous les uns contre les autres.

Par contre ils ne sont pas contre l'individualisme des carriéristes, ils ne sont pas contre la langue de bois.
Le seul but d'un militant socialiste est d'être au service du peuple de France. Et les élus sont les salariés du peuple, le peuple est donc leur employeur. C’est à l'employeur que doit revenir le pouvoir final de ce qu’ils doivent exécuter, après consultation des "employés".
Hélas beaucoup vont dire : "Il est con ou il est fou celui là".
37 ans que je cotise au P.S. : 120 € multiplié par 37 ans = 4.440 euros en euros constants pour en arriver là !

"Dites moi si je suis fou ou si je suis con. Merci"

 

Non cher camarade militant tu n'es ni "fou" ni  "con"  car nombre d'entre nous en ont :

 

Ras le bol de toujours remettre à plus tard ce qui n’est pas fait depuis des lustres.

Ras le bol d'entendre dire : on va maintenant travailler (et on ne fait surtout rien ou semblant)

Ras le bol de voir  certains dans des approches de "stratégies" d'un autre temps pour des alliances pour les Régionales puis déjà les cantonales sans voir plus loin que le bout de leur nez, car la situation a bien changé.

Ras le bol de tous ceux qui se complaisent dans des attitudes dépassées

Ras le bol de tous ceux qui trouvent plus facile de ne pas regarder la réalité en face 

Ras le bol de ces nombreux dirigeants qui ne pensent qu'à leur tranquillité, à leurs  prébendes, à leur poste sans assumer la responsabilité de la vraie conduite d’un Parti. Pour nombre d'entre eux cela fait combien d'années qu'ils nous mènent en bateau ?

Des Ras le bol je pourrais en sortir une page entière.

 

C'est un ELECTRO-CHOC NATIONAL qu'il faut déclencher : démolir ce Parti qui est un mort-vivant et reconstruire du neuf à partir de zéro  AVEC TOUS LES MILITANTS DE BONNE VOLONTE, afin de redonner confiance à nos ELECTEURS. Il y a une très grande urgence. Il ne faut pas attendre des mois et des mois.

 

Ce n'est plus aux militants de base de prendre leur bâton de pèlerins pour semer la bonne parole qui ne fera que conforter nos hiérarques (Principe et Corollaire de Peter) dans leur bien-être et surtout leur permettre de ne rien faire. Pour une démarche de ce type c'est bien trop tard. 

 

Nous devons nous organiser et IMPOSER NOS EXIGENCES de DEMOCRATIE afin de faire cesser cet état de déliquescence comparable à celui de la SFIO des années 50/60.

                                                   

 le 13 juin 2009

Y.J.J.C. 

P.S. Lisez donc les déclaration (entre autres dans le Point Internet du 15 juin) de Bertrand DELANOE, Jack LANG et de certains autres que je n'ai pas noté : vieux parti, SFIO, encéphalogramme plat, faciliter l'arrivée de nouveaux militants, états généraux, etc....
Bizarre comme certains se réveillent... mais profitons-en........



Un petit rappel pour faire court et éviter la sortie du dictionnaire :
Principe de Peter : tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence.
Corollaire de Peter : Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité  
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Samedi 13 juin 2009
L'appel de Gaetan Gorce et d'Aurélie Filippetti

La sanction que viennent de subir les socialistes est la conséquence directe de la stratégie d’enfermement et de repli dans laquelle ses dirigeants ont maintenu le PS au cours de ces dernières années. Celles et ceux qui voulaient croire que le parti pouvait faire l'économie d'une rénovation profonde portent la responsabilité d'une erreur stratégique majeure.

Il est dommage qu'il ait fallut en arriver une nouvelle fois à un fiasco électoral pour que chacun s'accorde enfin à considérer qu'un changement en profondeur doit être engagé. Mais il n’est pas possible de répondre au désarroi des femmes et des hommes qui veulent encore croire à l’avenir de la gauche, par de simples raccommodages tactiques ou de nouvelles promesses de rénovation sans lendemain. Ce dont souffre le Parti socialiste, c’est de la captation de la volonté de ses militants, comme de ses électeurs, par des courants et des clans incapables de dépasser leurs intérêts particuliers pour servir l’intérêt collectif.

Nous n'avons cessé depuis deux ans de le dénoncer. Nous le rappelons aujourd'hui, avec d'autant plus de force que cette analyse est désormais confirmée en tous points par la colère exprimée par les électeurs dans les urnes dimanche dernier.

Le PS doit impérativement sortir de lui-même, pour voir plus loin et plus grand. La rénovation, dont aujourd’hui tout le monde se réclame, ne pourra véritablement aboutir, que si elle échappe à un "système" qui est structurellement incapable de l’accomplir. Il faut en retirer la responsabilité à l'appareil pour la confier à nos militants et sympathisants.

C’est la raison pour laquelle nous en appelons à la tenue, dès septembre, d’États-généraux du renouveau qui seraient ouverts à toutes celles et à tous ceux qui, au-delà même des frontières du PS, veulent contribuer à construire une véritable alternative politique. Ces États-généraux devront avoir pour objet de fixer les grandes étapes et les grandes lignes d’un nouveau projet qui intègre l’exigence sociale à l’exigence économique et l’exigence écologique. Ils devront permettre de définir le périmètre de primaires ouvertes par lesquelles sera désigné par les électeurs de gauche celui ou celle à qui sera confié, avant la fin de cette année, le rôle d’être le leader de cette rénovation.

Seul un tel processus venant bousculer les procédures bureaucratiques qui paralysent notre parti depuis trop longtemps, offrira la véritable garantie d’un changement que nos électeurs sont désormais fatigués d’exiger et d’attendre. Là se trouve la voie du changement et c’est dans cette direction que nous invitons un maximum de militants et de dirigeants socialistes à choisir de s’engager demain lors du Conseil National.


Source : Les blogs d'Aurélie Fillipitti et Gaëtan Gorce.
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Samedi 13 juin 2009

Que l’Alsace, la France, et même l’Europe deviennent des pays à bas-coûts, si c’est tout ce que l’on est en droit d’espèrer, ça justifira des lendemains qui grincent des dents voire plus si affinité

A Molsheim, Osram propose une baisse de salaire ou la porte

Osram, filiale éclairage de Siemens, envisage de licencier 108 salariés de son usine de Molsheim (Bas-Rhin) qui refusent une baisse de salaire jugée nécessaire pour assurer la compétitivité du site, a-t-on appris auprès de la direction et du syndicat FO.

 

L’usine alsacienne, qui produit 450 millions d’ampoules à incandescence par an, est confrontée à la fin programmée par l’Union européenne, d’ici 2012, de ce produit gros consommateur d’énergie, et à la concurrence des pays à bas coût.

"L’entreprise envisage la rupture du contrat de travail pour 108 collaborateurs qui ont refusé l’avenant au contrat de travail", lit-on sur un document soumis au comité d’entreprise en préalable à l’ouverture d’un plan de sauvegarde de l’emploi.

Cet avenant, qui a été présenté en février au personnel de production et administratif, soit 600 des quelque 800 salariés, prévoit de baisser progressivement le taux horaire de 12,5% en trois ans.

Les cadres ont été invités à participer à l’effort collectif en renonçant à la totalité des jours de RTT obtenus lors du passage aux 35 heures, mais ils ont refusé, a précisé un porte-parole de la direction.

Pour Isabelle Astié, déléguée syndicale FO et secrétaire du comité d’entreprise, les salaires en vigueur dans l’entreprise ne justifient pas cette décision.

Elle cite l’exemple d’un régleur, chargé de conduire une ligne de production, qui gagne 1.600 euros net par mois "avec 17 ans d’ancienneté et les heures de nuit".

Elle-même, opératrice de production depuis 30 ans, touche 1.240 euros net "dont 111 euros d’ancienneté".

"La lampe à incandescence, elle a bon dos. Si on avait anticipé à temps, on aurait pu faire une reconversion correcte", affirme-t-elle.

La direction met en avant sa volonté de développer la logistique et de reconvertir le site dans la production de lampes halogènes à économie d’énergie.

Les ampoules à incandescence de 100 watts et toutes celles dont à verre dépoli seront interdites dans l’Union européenne dès le 1er septembre 2009, ce qui représente près de 50% de la production traditionnelle de l’usine de Molsheim.

Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse

Reuters

un article propulsé par TORAPAMAVOA :

http://torapamavoa.blogspot.com

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Samedi 13 juin 2009
La déculottée subie par le Parti socialiste est historique. Mais Rue de Solferino, la direction a décidé de ne surtout rien faire, de ne surtout rien changer.


Lire l'article de Renaud Dely sur le numéro 634 de MARIANNE paru ce SAMEDI  13 JUIN 2009
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Vendredi 12 juin 2009

Votre apostrophe, cher Edwy Plenel, appelle quelque réponse tant elle repose sur un diagnostic que le Parti socialiste semble être incapable d'établir. Je le dis au lendemain d'un triste Conseil national où aucune analyse d'ensemble suffisante n'a été proposée pour comprendre ce qui s'est passé dimanche. Et je ne dirai rien des solutions imaginées pour sortir de l'impasse dans laquelle nous nous sommes enfermés. Elles sont loin de nous porter à rebondir, pour l'instant et en l'état. Ce diagnostic, le vôtre, rejoint donc le mien. Il a, à mes yeux, trois dimensions.
 
Premièrement, le PS est devenu un parti de professionnels assis sur une accumulation d'intérêts personnels ; c'est un cartel de bastions locaux, d'additions de territoires spécifiques qui nous éloignent toujours plus de la nation comme lieu d'élaboration de l'intérêt général et de valeurs universelles silencieusement dissous par la passion -souvent dépolitisée- du local. La force traditionnelle que ce parti tirait d'un grand nombre d'élus devient peu à peu une faiblesse dans la mesure où cette balkanisation provinciale forme un écran vis-à-vis de la société réelle.
 
Et c'est le deuxième facteur, celui d'un parti qui ne sait plus parler aux citoyens ni non plus à ses électeurs. A l'heure des réseaux sociaux où l'on se fait facilement des amis, le PS est un endroit où l'on ne s'aime plus, où l'on ne sait plus faire de la politique autrement. Les déchirements de congrès n'ont de sens que pour reproduire l'antique organisation de débats ramenés au stade de terribles combats de gladiateurs et d'écuries présidentielles. Ils servent de moins en moins à arbitrer des choix stratégiques compréhensibles par la population. C'est ainsi que le PS a perdu la confiance électorale des ouvriers, des employés et des jeunes. Seulement 13% de ces trois catégories avaient voté pour Lionel Jospin en 2002. Ils restent régulièrement absents depuis. 

 Enfin, le PS n'a plus de vision de l'avenir. C'est pourquoi il forme une opposition improbable à Nicolas Sarkozy. La dénonciation au jour le jour du coup d'Etat permanent ne définit pas un socle de valeurs auquel on ait envie d'adhérer. Les transformations de la production et du travail affectent non seulement le lien social mais aussi la formation de la personne et son individualisation. L'émancipation à laquelle se sont attelés les premiers socialistes reste un devoir dans l'actualité de nos tâches. Mais il faut pour cela une imagination globale et une pensée politique du dépassement de l'horizon borné de nos seules traditions.

Mais à quoi tout cela tient-il ? Vous évoquez quatre renoncements. Je les ratifie un par un 

Oui, nous avons sombré dans le présidentialisme aussi bien à l'intérieur du parti où les principes de responsabilité et de délibération collective ont disparu, que dans la V° République. Nous n'avons jamais réformé ce régime bonapartiste, bien au contraire. Au-delà des années Mitterrand dont vous parlez, l'inversion du calendrier et l'instauration du quinquennat voulues par un Lionel Jospin isolé dans une pensée solitaire, ont conforté l'idée que la présidentialisation de la République allait de soi pour peu qu'on la "préside autrement" (slogan officiel de la campagne de 2002).
 
Oui, nous avons entretenu l'idée naïve d'une mondialisation heureuse pour peu que l'Europe se consolide en un grand marché. La dénégation exprimée pendant longtemps de la réalité des délocalisations et de la desindustrialisation a été pendant longtemps le symptôme de ce parti socialiste coupé du monde du travail. L'Europe sociale c'était bon pour les campagnes électorales, un slogan abstrait sans concrétisation pour ceux qui d'ailleurs ne l'attendaient plus. Quant à l'Europe politique, elle s'est réduite comme peau de chagrin dans la cogestion des institutions de l'Union Européenne. Notre division sur le traité constitutionnel en 2005 n'a pas permis de surmonter encore aujourd'hui ces déficits 

Oui, nous avons oublié les couches populaires, comme le rappelait déjà Pierre Mauroy à la fin de la campagne présidentielle de 2002. Quelquefois théorisé par une sociologie de la disparition de la classe ouvrière, cet abandon est passé par le silence ou l'incompréhension devant une conflictualité sociale portant fertile. Effacée de la déclaration de principes il y a un an, la lutte des classes, quand elle surgit comme cet hiver aux Antilles, prend au dépourvu un parti qui ne l'imagine plus et même parfois la craint

Oui, nous avons perdu les intellectuels et le "monde du savoir", belle formule qui est vôtre et qui désigne un espace structuré de méthodes et d'échanges. Ce ne sont donc pas tellement ces experts qui fourmillent à la direction ou autour des responsables du parti et dont le "conseil" est très parcellaire ou spécialisé. Ce sont les producteurs de connaissances indispensables à l'intelligence du changement social et culturel.  Alors, que faire ? Une refondation de ce parti passera à la fois par un projet et une pratique d'ouverture à la société dans son ensemble.
Pendant longtemps, nous avons vécu sur l'illusion de l'alternance facile, un héritage aveuglant des années Mitterrand et Jospin, où l'on croyait qu'il suffisait d'être là et d'attendre. Cette illusion stratégique nous a fait perdre sept années, de 2002 à 2009.
Pendant ce temps, la société a changé, la social-démocratie s'est noyée dans la mondialisation financière, pour ne pas dire compromise, et a perdu sa crédibilité.
Nous nous sommes divisés sur ces enjeux anciens, au lieu d'imaginer que nous pourrions anticiper la naissance d'une société nouvelle qui se fait sous nos yeux, et sans nous. 

 Notre pays est en voie d'appauvrissement, en voie de déclassement international aussi. Nous aurons à affronter des montagnes de dettes, un Etat social très délabré, une montée importante de la violence dans la société et contre la société.
Les problèmes environnementaux surdétermineront le temps passant toutes les autres politiques. Le social et l'environnemental au lieu d'être présentés en opposition sont en vérité les deux versants d'une même montagne à gravir. Ils devront donc être mariés et la bataille culturelle pour une société dans laquelle les êtres humains se donnent la main, s'entraident pour vivre mieux, plutôt qu'une société qui magnifierait leur égoïsme, a commencé. Les enjeux environnementaux sont un formidable levier pour la gagner.  Les révisions politiques que nous auront à faire seront donc déchirantes 

Il faudra certainement en rabattre sur notre naïveté internationaliste qui a fait l'alpha et l'omega de nos choix en faveur d'une mondialisation qui ne pouvait pas être la nôtre.
Il faudra assumer l'idée que les comportements individualistes devront être corrigés, découragés dans une société qui a besoin d'une nouvelle raison de vivre ensemble.
 
Il faudra imaginer des processus nouveaux, efficaces, pragmatiques pour contenir la montée de la violence dans la société et protéger les citoyens.
 
Il faudra imaginer, face au gouvernement autoritaire et bonapartiste, une solution démocratique nouvelle, un chemin démocratique différent et nouveau qui ne pourra pas être la fascination que nous avons eue pour la Ve République, c'est le projet de la VIe République. 

 Il faudra regarder en face ce qu'est devenu notre idéal social broyé par sa bureaucratisation et inventer de nouvelles formes de protections sociales pour mieux asseoir leur force symbolique et politique dans la société.
 
Ces chantiers là ont commencé depuis longtemps pour nous dans nos têtes. Nous ressentons à quel point la résistance dans l'appareil socialiste est forte.
 
Ces chantiers de l'innovation nous permettront de nous dépasser et de relancer l'Histoire nationale et peut-être européenne, si nous nous dotons de l'outil permettant le dépassement de nos appareils, qui sont autant d'obstacles dressés sur le chemin de la transformation de la gauche.

Concrètement, cela passe par la mise en oeuvre de primaires populaires. Nous y avons travaillé d'arrache-pied depuis trois mois dans une commission composée de tous les responsables du parti. Il s'agit d'inventer un système fédératif de toute la gauche, de construction progressive d'un projet commun associant les forces militantes, syndicales, associatives et toute la société sympathisante des gauches. C'est la base dynamique de désignation d'un ou d'une candidate à l'élection présidentielle dont le leadership sera ainsi collectivement construit et non pas décrété. C'est ainsi qu'est née la candidature d'Obama avec les résultats que l'on sait.

Cette démocratisation de la désignation du candidat à l'élection présidentielle n'est pas anecdotique ou procédurale ; c'est un acte d'une audace stratégique majeure destiné à organiser par nous mêmes et pour nous mêmes notre propre dépassement en reprenant pied dans la société, qui nous a retiré sa confiance. La gauche, majoritaire encore une fois dimanche, pourra ainsi surmonter ses divisions d'appareil en créant devant les Français et avec le peuple de gauche des équipes nouvelles et un projet nouveau, synthèse des différents apports des gauches. 

 La réussite de cette démocratisation procédurale entraînera non seulement un changement de la nature du parti socialiste si ce n'est la naissance d'un nouveau parti à gauche, mais aussi la fin de l'exercice solitaire du pouvoir dans la République. Si cela ne réussit pas, ce ou ces partis disparaîtront 

 

Voilà pourquoi, je n'entends pas suspendre le combat, car c'en est un, de la refondation du socialisme et de la politique dans ce pays et en Europe. Voilà pourquoi votre interpellation, Edwy Plenel, était si opportune et à laquelle j'ai mis soin à répondre. Ces échanges sont trop rares dans l'opinion, chez les militants comme chez les journalistes. Vous créez un indispensable forum qu'il faut élargir. Soyez en sincèrement remercié. 

Arnaud Montebourg est secrétaire national du PS à la rénovation, député et président du conseil général de Saône-et-Loire.

 

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