Scandaleux : Pour les traders, la crise est finie

Publié le par webmasters94

Rappelez-vous. il y a six mois

 

La moralisation du capitalisme financier est une blague qui aura duré six mois. Sur les

marchés, on en ricane encore en rajustant sa cravate. Les promesses de bonus sont revenues au printemps, comme le soleil au-dessus de la Bourse. Pour fêter le dernier semestre

-exceptionnel ( + 65 % de bénéfices en un an) -, la banque américaine Goldman Sachs a même prévu de distribuer 20 milliards de dollars à ses troupes. « L'équivalent de ce que le GB alloue à la lutte contre la faim dans le monde », grince Le Monde. Depuis quelques semaines, de New York à Londres, les traders salivent à nouveau et profitent de la surenchère: « Chez nous, chaque jour; au moins un salarié est débauché à prix d'or par une autre banque, nous confie l'un deux. Avec des bonus énormes garantis sur deux ans, par des banques sauvées in extremis de la faillite et qui n'ont toujours pas de quoi rembourser l'Etat. » Cynique ? Non: normal. Telle est la nature du capitalisme. La véritable arnaque fut de nous faire croire le contraire. La « moralisation du capitalisme » réclamée par Sarkozy devant l'Onu reste un slogan vide de sens : on ne moralise pas l'arnomal. Même Barack Obarna paraît naïf en critiquant wall Street et son absence de « remords » -tellement dostoïevskien ! On se fiche de la culpabilité, seule compte la régulation, mécanique, implacable, encadrée par des lois. Or, de ce côté-ci, on ne voit toujours rien venir. Ni sur les parachutes dorés en France, ni sur les

« produits dérivés » aux Etats-Unis. Juste des vœux pieux en guise de fausse monnaie.

 

 ERWAN DESPLANQUES (Télérama

Nous nous permettons d'emprunter cet article à TELERAMA, car trop c'est trop.
Alors que le chômage s'étend à une vitesse dangereuse, créant une grande précarité et des situations dramatiques, alors que les petites entreprises ont un mal fou avec les banques pour obtenir des facilités de trésorerie  entraînant de plus en plus de  faillites, les banques auxquelles les états ont prété des sommes énormes qui tôt ou tard seront à payer par les contribuables de tous les pays, et voir ce qui se passe dans ces banques qui se"goinfrent" littéralement est une honte et nos dirigeants  le savent et ne font rien.
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