Après Mitterrand qui a fait beaucoup tousser, Hortefeux dont les blagues ne font rire que les blonds aux yeux bleux et aux idées courtes, Junior qui se croit
capable de faire autre chose que dépenser l'argent de papa ... voilà Rama qui est punie.
Qu'ils continuent ainsi à se déchirer pour des queues de cerise. C'est très bon pour envisager le début de la fin. Moment que des millions de français attendent.
Aujourd'hui le parlement a voté une taxe de 10% à appliquer aux banques.
Madame la Ministre, pas contente (elle a déjà refusé de légiférer contre les prêts aux particuliers à la limite du taux re l'usure (crédit "revolving") estime que des députés se sont trompés
et le texte sera donc soumis de nouveau au vote.
Un de ses contrddicteurs les plus vindicatifs était pourtant M. J.F. Lamour, président du groupe UMP au conseil de Paris.
Et ce n'est pas la première fois qu'un tel comportement a lieu de procéder à un second vote. Où est la démocratie ?
Reconnaissons à M. Lamour une certaine dose de courage, mais lors du 2éme vote osera t'il protester après une convocation à l'Elysée ?
Désormais ce qui compte en France pour réussir ce n'est plus d'être “bien né” ; pour réussir, c'est travailler dur et avoir fait la
preuve, par ses études, par son travail, de sa valeur.
Les relations entre le Président de la République et sa ministre de l'Intérieur se sont dégradées depuis plusieurs mois, probablement au moment de la crise antillaise. Jeudi dernier, selon le
JDD, une réflexion acide du chef de l'Etat peu de temps avant son discours sur la sécurité à l'école n'est pas passée inaperçue auprès de Michèle Alliot-Marie.
"C'est pas toi qui tiens les flics, c'est eux qui te dirigent" a lancé Nicolas Sarkozy, mécontent.
En cette 108e semaine de Sarkofrance, le président a décidé de nous protéger des méchants. Ceux des
cités comme ceux du reste du monde. Ça devrait nous rassurer. Mais curieusement, c'est le contraire.
Le scrutin approche, lessondagesne sont pas trop mauvais. Il faut motiver l'électeur de droite
déboussolé par 9 mois de vulgate sociale pour cause de crise. Nicolas Sarkozy ressort son joker, la lutte contre l'insécurité. Projet de loi LOPPSI 2, fouille des cartables à l'école, base navale
face à l'Iran, gros mots contre la Corée du Nord, le président nous protège des vilains du monde et des voyous de l'intérieur. Qu'importe si nous fêtons sa 108 ème semaine de présence à l'Elysée et
sa 7ème année, quasiment sans interruption, à la tête des forces de l'ordre.
Un enfant
de 8 ans a été auditionné, avec son père, hier à la gendarmerie de Courdimanche (Val-d'Oise) pour s'être battu à l'école avec un autre garçon.
Clap de fin pour Ripostes: les émissions de débat en danger?
Ripostes, l'émission de Serge Moati, ne sera pas reconduite l'année prochaine. Elle ne sera pas la seule : sur le service public, la plupart des émissions de débats seraient sur la sellette.
Extrait de l'article :
Les émissions de débat sur la sellette
Au-delà, le cas Moati pourrait bien lancer un grand mouvement de redistribution des cartes à France Télévisions. La chaîne réfléchit, en effet, à une vaste refonte de sa grille
de programmes. La plupart des émissions de débat des chaînes publiques seraient sur la sellette. « Ce soir ou jamais », l’émission de France 3 présentée par Frédéric Taddeï pourrait, elle aussi,
faire les frais de ces remodelages. Même chose pour « C dans l’air » ou encore « Mots croisés ».
"L'Etat ne tient ni ses recettes ni ses dépenses. C'est ce qui ressort de la
synthèse du rapport sur l'exécution budgétaire 2008 annexé au projet de loi de
règlement, qui est présenté mercredi 27 mai en conseil des ministres.
Le premier président de la Cour des comptes, Philippe Séguin, doit présenter les
grandes lignes de ce document le 3 juin aux commissions des finances de
l'Assemblée nationale et du Sénat.
Le déficit budgétaire s'est accru. En 2008, le déficit budgétaire a augmenté de
47 % pour s'établir à 56,3 milliards d'euros alors même que la dégradation de la
conjoncture a eu un impact limité, "au plus égal à 4 milliards" sur les recettes
fiscales nettes.
LE MONDE | 28.05.09 | 15h07 • Mis à jour le 28.05.09 | 16h12
Les deux lettres de démission sont arrivées, l'une après l'autre, fin avril, sur le bureau du premier ministre, François Fillon. Deux lettres concises, lapidaires,
par lesquelles, en réaction à l'affaire Pérol, Jacques
Chabrun, conseiller-maître à la Cour des comptes, et son suppléant, Pierre-Yves Richard, avertissent le chef du gouvernement de leur décision de quitter la Commission de déontologie de la
fonction publique.
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Il n'en fallait pas plus pour relancer la polémique provoquée, fin février, par le parachutage de François Pérol, l'ancien secrétaire général adjoint de
l'Elysée, à la tête du nouveau groupe Banques populaires-Caisses d'épargne.
Depuis deux mois, M. Chabrun, ancien collaborateur du général de Gaulle, doté d'un sens aigu de l'éthique républicaine,
"se sentait très mal à l'aise" au sein de la commission, rapporte un proche.
Dans sa lettre "de trois lignes", également adressée au ministre du budget, Eric Woerth, au président de la Cour des comptes,
Philippe Séguin, et au président de la
Commission de déontologie, Olivier Fouquet,
M. Chabrun souligne que "les conditions de saisine de la Commission ne m'apparaissent plus telles que je souhaite y siéger". "J'ai fait cela pour marquer les esprits, explique
aujourd'hui le magistrat. Il m'est apparu que la Commission était décrédibilisée."
Aussi inattendu que symbolique, le départ de ces deux magistrats indépendants, peu coutumiers des coups d'éclat, fait figure
de révélateur du profond malaise qui règne, depuis lors, au sein de la Commission. Et, au-delà, dans le monde politique, droite et gauche confondues.
Si cette Commission de déontologie, créée en 1995, n'a pu se prononcer sur la conformité du départ d'un proche de Nicolas Sarkozy vers le secteur privé, à quoi
sert-elle ?, s'interrogent de concert les membres de la Commission. Ils sont quatorze magistrats, élus et hauts fonctionnaires, nommés par le premier ministre, pour prévenir les cas de prise
illégale d'intérêt, de corruption ou de "pantouflage" arrangé. Mais là, ils n'ont fait qu'assister, impuissants, au transfert de l'intéressé. Ni M. Pérol ni sa hiérarchie n'ont jugé bon de les
saisir.
"On s'est moqué de nous !, lance
Pierre-Yves Richard. La Commissiona été instrumentalisée." Qu'il s'agisse de l'attitude de M. Pérol, justifiant l'absence de saisine de l'organisme par l'urgence de doter la
future deuxième banque française d'un capitaine, ou de celle du chef de l'Etat, assurant, depuis Rome, que "la Commission a donné son avis (...), de problème il n'y en a pas", tout, dans
cette affaire, a choqué les "sages". "Nicolas Sarkozy a, peut-être malgré lui, dit quelque chose de faux", déplore l'un d'eux.
"L'honneur de la Commission a été atteint, déclare, solennel, Olivier Fouquet, son président. "Elle a été attaquée pour son impuissance. A tort : elle ne pouvait
s'autosaisir, explique-t-il. Ses membres viennent là par devoir. Ils ont été navrés de voir leur travail injustement critiqué."
Pour laver l'affront, M. Fouquet milite désormais pour une réforme, au plus vite, du mode de fonctionnement de
l'institution. La nouvelle réglementation doit, selon lui, "combler le trou révélé par l'affaire Pérol" en permettant à l'institution de s'autosaisir.
Auditionné début mai à l'Assemblée nationale, M. Fouquet a convaincu les députés du bien-fondé de sa position. Le résultat
ne s'est pas fait attendre. Le 14 mai, le président de la Commission des lois, le député UMP Jean-Luc Warsmann, a déposé une proposition de loi conforme à ses attentes. Il propose d'instituer l'autosaisine de la
Commission et d'obliger tous les membres de cabinets - y compris ceux de l'Elysée - à solliciter son avis. Sans exception. Autrement dit, une autre affaire Pérol ne serait plus possible.
"C'est l'occasion de résoudre les angles morts du contrôle déontologique",explique le député. En dépit des réticences de Bercy, qui redoute une entrave aux échanges entre public et privé, M. Warsmann se montre
serein quant à l'adoption de sa réforme. "Je n'imagine pas un seul instant que le gouvernement émette un avis défavorable. J'ai fait valider ma proposition de loi auprès des services du
premier ministre avant de la déposer", assure-t-il. Le texte pourrait, selon lui, être entériné avant les vacances parlementaires, mais il ne s'appliquerait pas à M. Pérol.
"Le système a été déstabilisé, deux membres éminents de la Commission ont remis leur mandat, son président réclame une
réforme, et les deux assemblées y sont favorables... L'heure du choix est arrivée pour le gouvernement !",
résume un haut fonctionnaire. "Pour que la Commission reste crédible, il faut que les choses changent, renchérit un membre de la Commission. Siun autre problème survenait,
nous n'aurions, cette fois, d'autre choix que la démission collective."
Pour Michel Sapin, père de la loi anticorruption de 1993, votée sur fond d'affaires Elf et des marchés truqués des lycées
d'Ile-de-France, et à l'origine de la Commission de déontologie, une telle réforme serait bienvenue. Elle remettrait de l'ordre dans la République. "La loi Sapin n'est pas un monument
intangible, reconnaît l'ancien ministre des finances. Mais, en 2004, le gouvernement l'a simplifiée, bien trop simplifiée, au point d'aboutir à des absurdités." Pour désengorger le
circuit, l'examen systématique de toutes les demandes de transfert avait alors été supprimé.
"On a laissé le champ libre à des gens de mauvaise foi, poursuit M. Sapin, et créé de l'incertitude." Le député socialiste souligne que, en se privant de l'aval de la Commission de
déontologie, M. Pérol s'est mis en risque juridique. Quatre plaintes ont été déposées à l'encontre de l'ex-conseiller de l'Elysée, pour "prise illégale d'intérêt", par les associations
Anticor et Contribuables Associés, et
par les syndicats Sud et CGT des Caisses d'épargne. Une enquête préliminaire de police a été ouverte, début avril, par le parquet de Paris. La CGT a également déposé trois recours au Conseil d'Etat.
LE MONDE | 28.05.09 | 15h07 • Mis à jour le 28.05.09 | 16h12
"M. Pérol n'a pas saisi la Commission, il a eu tort, maintenant, c'est le juge pénal qui va faire le travail de la
Commission", ajoute un magistrat. Le délit visé, la participation illégale d'un fonctionnaire dans une entreprise qu'il a contrôlée, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros
d'amende au sens de l'article 432-13 du code pénal.
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Les membres de la Commission sont d'autant plus marris, que, selon eux, le "cas Pérol" méritait un examen scrupuleux, qui
relevait pleinement de leur compétence. "La Commission n'est pas là pour s'opposer aux passages des fonctionnaires dans le privé, mais pour les protéger, atteste l'un d'eux. Aucun projet
n'est jamais étouffé !"
"Ce cas est des plus flagrants, estime M. Sapin. Cette banque va recevoir une aide financière de l'Etat (de 5
milliards d'euros) que M. Pérol a directement négociée dans son bureau." Le Parti socialiste, comme le MoDem, voit dans l'affaire Pérol une illustration du "pouvoir personnel" du chef de
l'Etat.
Dans ce contexte tourmenté, certains hauts fonctionnaires, redoutant la polémique, retardent leur départ vers le secteur
privé. Et quand ils sautent le pas, ils s'entourent de toutes les précautions, comme l'a fait Stéphane Richard, l'actuel directeur de cabinet de la ministre de l'économie, Christine Lagarde. A la mi-mai, annonçant son
départ prochain pour France Telecom, M.
Richard a précisé qu'il s'en remettait à l'avis de la Commission de déontologie. Celle-ci a statué rapidement, en sa faveur, au motif que M. Richard, ayant été administrateur de France Télécom, s'était organisé, dès son arrivée à
Bercy, pour ne traiter d'aucun dossier concernant l'opérateur de télécoms.
Mais l'émoi est tel, que toute nomination à caractère politique est sujette à caution. "Alors que c'était un cas très
comparable à celui de M. Pérol, les débats ont été rapides", estime Alain Traca, conseiller régional d'Ile-de-France (PS), qui siège à la Commission mais n'a pas participé aux
délibérations.
Pour M. Traca, " la déontologie de la fonction publique est à deux vitesses. On oppose de la résistance au départ d'un
employé de jardin communal qui voudrait créer une entreprise et on expédie les gros dossiers". "C'est très agaçant", insiste l'élu, qui a l'intention d'interpeller le président de la
Commission.
L'affaire a choqué jusqu'à Philippe Séguin. Tenu au devoir de réserve, le président de la Cour des comptes ne dit mot de la polémique en public.
Mais il confie son trouble en privé, témoignent des proches, et comprend les démissions des magistrats de son institution. "Imaginez, Séguin, gaulliste, pupille de la nation... Il a été
profondément scandalisé par cette affaire", rapporte un de ses collaborateurs. "M. Séguin a dit qu'il me soutiendrait, autrement dit, il ne m'a pas dissuadé (de démissionner)",
confie M. Chabrun, l'un des deux magistrats démissionnaires.
Un jour ou l'autre, quand Matignon le lui demandera, le président de la Cour des comptes devra suggérer des noms afin de
remplacer les magistrats de la Commission démissionnaires. Le geste lui sera plus facile si une réforme est engagée d'ici là.
c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de
nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques"
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