du côté de Solférino

Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /2009 09:50

Depuis  octobre 2007 ce blog a été crée pour réclamer une réelle Démocratie Interne au PS.
Est-ce enfin un début de réaction au souhait de très nombreux militants ?
Vous trouverez ci-dessous la lettre adressée aux militants pour un vote interne qui aura lieu le 1er octobre. A vous de juger 
:

Consultation militante : le questionnaire

Le 12 septembre 2009

1.Les primaires ouvertes
L’organisation de primaires ouvertes pour l’élection présidentielle est une avancée démocratique et doit être aussi une chance pour créer un vaste mouvement populaire en faveur de notre candidat(e) et de nos idées.

Nous souhaitons qu’elles permettent d’agréger autour de nous toutes celles et tous ceux qui veulent nous aider à construire un autre projet de société, choisir notre candidat(e) en 2011, l’amener à la victoire en 2012 et se mobiliser ensuite pour changer la France.

Nous vous proposons d’en adopter aujourd’hui le principe, les modalités concrètes d’organisation de ces primaires étant précisées dans la convention de l’été 2010.

Question 1-1 : « Etes-vous favorables à la désignation du candidat(e) des socialistes par des primaires ouvertes aux citoyens qui souhaitent le changement en 2012 et veulent participer à la victoire de la gauche? »

Nous nous sommes engagés, avec nos partenaires de gauche, dans une nouvelle démarche de rassemblement à gauche. C’est dans ce cadre et sur le fondement d’un travail en commun sur nos valeurs et nos idées, avec des actions communes, que seront discutées les stratégies électorales les plus appropriées pour gagner en 2012. Ces discussions pourront amener certains de nos partenaires à vouloir organiser en commun, par des primaires ouvertes, la désignation du candidat(e) de la gauche.

Question 1-2 : Donnez vous mandat au Bureau National pour organiser ensemble avec les formations de gauche qui le souhaitent de telles primaires dans le cadre d’un rassemblement politique et sur la base d’une plate-forme commune ?

2- Le non-cumul des mandats
La limitation du cumul des mandats est une condition du bon exercice de chacun d’entre eux mais aussi du renouvellement des responsables politiques. C’est la fierté des socialistes d’avoir été à l’initiative de la seule loi limitant le cumul des mandats. Le groupe socialiste déposera d’ailleurs des amendements pour aller plus loin lors du débat sur le projet de loi sur les collectivités territoriales. Dès à présent, notre groupe parlementaire et le Parti vont travailler à un projet de véritable statut de l’élu que nous mettrons en œuvre lorsque nous reviendrons au pouvoir.
Mais il est temps aujourd’hui pour les socialistes de franchir une étape majeure. Nous proposons d’inscrire dans nos statuts deux nouvelles limitations qui vont plus loin que la loi actuelle, qui s’inscrivent dans l’objectif du mandat unique pour les parlementaires et qui s’imposeront à tous les socialistes à chaque renouvellement.

Question 2-1 : Etes-vous favorables, comme étape vers le mandat parlementaire unique, à l’impossibilité de cumuler, sans attendre le vote d’une loi, dès les prochains renouvellements (cantonales 2011, Sénatoriales 2011, législatives 2012) un mandat de parlementaire avec une présidence d’exécutif local (Communes, Intercommunalité, CG, CR) ou la participation à un exécutif (Vice-Pdt, Maire adjoint )?

Question 2-2 : Êtes-vous favorables à limiter à trois les mandats successifs des présidents d’exécutifs locaux (Maires, Présidents de Conseil Général, de Conseil Régional, et d’Intercommunalité) ?

3- La parité, la diversité et le renouvellement générationnel

Un Parti fort est un Parti qui ressemble à la société qu’il représente. Nous devons ainsi organiser en notre sein les conditions de l’égalité réelle d’accès aux responsabilités.

La première exigence est la parité. Les socialistes déposeront une proposition de Loi afin de durcir les conditions du financement des partis politiques qui ne respectent pas la stricte parité dans leurs candidat(e)ures aux élections législatives. Par ailleurs, nous vous proposons d’aller au-delà du seuil de 40% minimum de femmes présentes dans nos instances dirigeantes comme nos statuts le prévoient aujourd’hui. Si vous décidez d’approuver le principe de parité totale, cela sera applicable dès le prochain congrès.

Question 3-1 : « Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité totale dans toutes les instances du Parti (locales et nationales) ? »

Question 3-2 : « Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité dans les candidat(e)ures pour les élections législatives de 2012 ? »

Il faut aussi créer les conditions d’assurer en notre sein la diversité, au sens le plus large du terme, sans instaurer de quotas, en visant l’accès aux responsabilités de militants issus de l’immigration, d’ouvriers, d’agriculteurs, d’employés du secteur privé…, qui sont aujourd’hui sous-représentés parmi les responsables et les élus de notre Parti. Il s’agit aussi de préparer aujourd’hui une nouvelle génération à exercer demain les responsabilités. L’expérience nous a appris que nous ne pouvions réussir qu’en s’y prenant suffisamment tôt et en réservant des cantons ou des circonscriptions pour mettre en application nos principes.

Question 3-3 : « Donnez-vous mandat au Bureau National pour fixer, pour chaque élection, des objectifs de renouvellement contribuant à une meilleure représentation des diversités de la société française, et pour cela, en réservant si nécessaire, des circonscriptions électorales ? »

4. Pour une démocratie interne aboutie

Nous savons par ailleurs que l’acte d’adhésion est encore trop difficile dans notre parti et nous empêche de devenir un parti de masse à l’image de la société. Il est donc nécessaire de réfléchir collectivement à de nouveaux modes d’organisation et de formation.

Question 4-1: Donnez-vous mandat au Bureau National pour proposer dans la réforme de nos statuts des règles nouvelles permettant d’ouvrir largement notre parti aux hommes et aux femmes de gauche en réduisant les obstacles à leur adhésion (adhésion directe, adhésion à des sections thématiques, montant des cotisations, modalité d’accueil, adhésion sur Internet…)?

Le Congrès de Reims a montré que l’élection au suffrage universel direct du 1er Secrétaire National et des 1ers secrétaires fédéraux après le Congrès pouvait empêcher celui-ci d’être un moment de synthèse, de travail et de rassemblement. Sans remettre en cause la proportionnelle, qui est un élément fondamental de l’unité des socialistes permettant le respect de la pluralité d’opinion dans chacun de nos instances, il nous faut réfléchir à une nouvelle organisation de nos Congrès permettant que le choix de nos dirigeants repose sur des choix politiques et sur leur capacité à créer des majorités stables pour pouvoir gérer le parti.

Question 4-2 : Donnez-vous mandat au Bureau National pour proposer dans la réforme de nos statuts, des règles de démocratie interne permettant d’améliorer l’efficacité de nos Congrès et de choisir nos dirigeants en cohérence avec nos orientations politiques ?

5. Pour des règles d’éthique

Nous devons nous doter des moyens pour garantir un réel civisme interne et la solidarité entre socialistes à tous les niveaux. Nous proposons que soit rédigée une charte d’éthique, prévue par nos statuts, mais jamais écrite. Une commission composée de personnalités incontestées faisant autorité dans notre Parti pourrait être chargée de faire respecter ces règles communes. Elle pourrait, entre autres, proposer une réforme de l’organisation de nos scrutins afin qu’il n’y ait plus de contestations, rappeler à l’ordre ceux de nos camarades ou de nos instances qui ne respecteraient pas les valeurs et les règles de notre collectif.

Question 5.1: Etes-vous favorables à la création dans notre parti d’une autorité indépendante et incontestée, chargée de faire respecter les règles d’éthique et de droit s’imposant à tous les adhérents du Parti Socialiste, disposant des moyens de les faire respecter et tranchant en dernier ressort toute question en rapport avec la violation de nos règles communes ?

Question 5.2: Approuvez-vous la mise en œuvre dans les scrutins internes de notre parti, de nouveaux mécanismes, inspirés des règles et des moyens de la République, garantissant la sincérité et la fiabilité de nos votes ?

 

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Samedi 13 juin 2009 6 13 /06 /2009 18:44
L'appel de Gaetan Gorce et d'Aurélie Filippetti

La sanction que viennent de subir les socialistes est la conséquence directe de la stratégie d’enfermement et de repli dans laquelle ses dirigeants ont maintenu le PS au cours de ces dernières années. Celles et ceux qui voulaient croire que le parti pouvait faire l'économie d'une rénovation profonde portent la responsabilité d'une erreur stratégique majeure.

Il est dommage qu'il ait fallut en arriver une nouvelle fois à un fiasco électoral pour que chacun s'accorde enfin à considérer qu'un changement en profondeur doit être engagé. Mais il n’est pas possible de répondre au désarroi des femmes et des hommes qui veulent encore croire à l’avenir de la gauche, par de simples raccommodages tactiques ou de nouvelles promesses de rénovation sans lendemain. Ce dont souffre le Parti socialiste, c’est de la captation de la volonté de ses militants, comme de ses électeurs, par des courants et des clans incapables de dépasser leurs intérêts particuliers pour servir l’intérêt collectif.

Nous n'avons cessé depuis deux ans de le dénoncer. Nous le rappelons aujourd'hui, avec d'autant plus de force que cette analyse est désormais confirmée en tous points par la colère exprimée par les électeurs dans les urnes dimanche dernier.

Le PS doit impérativement sortir de lui-même, pour voir plus loin et plus grand. La rénovation, dont aujourd’hui tout le monde se réclame, ne pourra véritablement aboutir, que si elle échappe à un "système" qui est structurellement incapable de l’accomplir. Il faut en retirer la responsabilité à l'appareil pour la confier à nos militants et sympathisants.

C’est la raison pour laquelle nous en appelons à la tenue, dès septembre, d’États-généraux du renouveau qui seraient ouverts à toutes celles et à tous ceux qui, au-delà même des frontières du PS, veulent contribuer à construire une véritable alternative politique. Ces États-généraux devront avoir pour objet de fixer les grandes étapes et les grandes lignes d’un nouveau projet qui intègre l’exigence sociale à l’exigence économique et l’exigence écologique. Ils devront permettre de définir le périmètre de primaires ouvertes par lesquelles sera désigné par les électeurs de gauche celui ou celle à qui sera confié, avant la fin de cette année, le rôle d’être le leader de cette rénovation.

Seul un tel processus venant bousculer les procédures bureaucratiques qui paralysent notre parti depuis trop longtemps, offrira la véritable garantie d’un changement que nos électeurs sont désormais fatigués d’exiger et d’attendre. Là se trouve la voie du changement et c’est dans cette direction que nous invitons un maximum de militants et de dirigeants socialistes à choisir de s’engager demain lors du Conseil National.


Source : Les blogs d'Aurélie Fillipitti et Gaëtan Gorce.
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /2009 10:29
 Marianne | Mercredi 10 Juin 2009 à 07:05


imanche, la maison socialiste a tremblé. Elle a tremblé si fort que le Conseil national, qui s’est tenu hier en fin de journée à Paris, aurait pu en venir à demander la tête de la taulière, Martine Aubry. Impossible n’est pas socialiste ! Mais finalement la tête du maire de Lille est restée solidement accrochée au reste de son corps. À l’exception d’un Malek Boutih pas avare en phrases assassines (« Il vaut mieux changer de premier secrétaire tous les six mois que de perdre les élections tous les six mois »), les caciques du PS ont décidé de ranger (temporairement ?) leurs couteaux et leur égo aux vestiaires. Certains n’hésitaient pas, d’ailleurs, à expliquer que la « prise de conscience » était plus importante, hier, qu’au lendemain du « 21 avril 2002 »  ! 

 

Cela, bien entendu, seul l’avenir le dira. D’autant que ce Conseil national n’a pas vraiment jeté les bases d’une refondation du PS et a surtout consisté en une « belle » séance de replâtrage. De fond, d’idées et d’orientation politique, il n’en a été quasiment pas question. C’est la forme qui a été revue et corrigée. Martine Aubry a en effet annoncé plusieurs changements en matière de « gouvernance » du parti. Lesquels ? À la tribune, la Première secrétaire a été extrêmement floue. C’est un de ses proches qui s’est chargé de faire la traduction de ses propos aux journalistes tenus à bonne distance des « débats ».


Royal à l’International


.......

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On fait quelques petites retouches et on repart comme en l'an 40 !
Mais souvenez vous,  l'an 1940 s'est bien mal terminé........

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Samedi 2 mai 2009 6 02 /05 /2009 18:53
En faisant scander "fra-ter-ni-té" par ses partisans réunis en septembre 2008 au Zénith de Paris, Ségolène Royal avait suscité bien des railleries. Depuis, il faut croire que le mot a pris quelque consistance. Le Moment fraternité (Gallimard), le dernier livre de Régis Debray, connaît un joli succès en libraire et, mercredi 29 avril sur France Inter, Martine Aubry s'est réjouie que, depuis sa prise de fonctions, "il y (ait) plus de fraternité entre socialistes lors des réunions des instances nationales".  


On voudrait y croire !
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Samedi 25 avril 2009 6 25 /04 /2009 23:44

Le meeting de lancement de la campagne européenne du PS à Toulouse a offert l'image d'un parti rassemblé derrière Martine Aubry. Mais l'unité n'est qu'une façade: en coulisses, on continue à aiguiser les couteaux...



(photo : Pierre Morel pour Marianne)
(photo : Pierre Morel pour Marianne)

 

Le visage de l’unité retrouvée, c’est ce que Martine Aubry a voulu à tout prix offrir à Toulouse. Unité des membres du Parti socialiste européen autour d’un texte, le Manifesto, censé conduire à une « Europe nouvelle un peu moins sauvage que ce capitalisme qui nous amène au mur ». Un texte ratifié par « vingt-sept partis qui ont décidé, par-delà leurs différences, leurs sensibilités, de se réunir sur l'essentiel » et de dire : « Les citoyens d'abord. People first ! »


lire l'intégralité en cliquant :     ICI

.../...

 

Mais n’en déplaise à Cambadélis, si le PS se rapproche plus des 20% que des 25%, la satisfaction ne sera pas de mise : le vernis de l’unité volera en éclats et les plaies du parti se révèleront à nouveau au grand jour. Ils sont nombreux, à l’intérieur même de la maison socialiste, à attendre, des sacs de gros sel à portée de main, pour les raviver...

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Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /2009 14:49

Résister, sans cesse relever les méfaits de cette droite idéologue au pouvoir, dénoncer la violence, les insuffisances, la vulgarité et l'inculture du petit chef de l'Elysée qui, chaque jour nous fait honte et détruit le consensus national et les services publics.
Ce qui doit étonner ce n'est pas l'attitude de Ségolène Royal c'est de voir qu'il existe des socialistes pour considérer que Sarkozy n'est pas dangereux
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Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /2009 23:44

La dirigeante du Parti socialiste et l’ancien Premier ministre étaient au micro d’Europe 1 et de RTL. L’occasion de voir qu’à Solférino cohabitent deux visions de la gauche aussi inefficaces l’une que l’autre…



(photos : Pierre Morel pour Marianne/guillaumepaumier-Flickr-cc)
(photos : Pierre Morel pour Marianne/guillaumepaumier-Flickr-cc)


Deux gauches, c’est ce à quoi ont eu droit, ce matin, les auditeurs de RTL et d’Europe 1. Face à Jean-Michel Aphatie, un Laurent Fabius posé, faisant preuve de recul et d’infinie sagesse. Un Laurent Fabius ayant « l’habitude » des grands rendez-vous comme celui du G20 et se refusant à sombrer dans un « anti-sarkozysme primaire ». En somme, un dirigeant socialiste incarnant cette gauche d’expérience, cette gauche qui a connu le pouvoir et qui pense avoir la légitimité presque ancrée dans ses gènes pour y revenir...








Face à Jean-Pierre Elkabbach : Martine Aubry. Et avec la Première secrétaire du PS, changement de ton : Nicolas Sarkozy en prend pour son grade. Ses « grands discours » de Toulon et de Saint-Quentin, ses mensonges aux employés d’Arcelor-Mittal, sont copieusement pointés du doigt. Bref, la maire de Lille essaie — maladroitement pour l’instant, comme avec « Le Printemps des libertés » — de renouer avec cette gauche du mouvement social, cette gauche de terrain





ITW de Martine Aubry (02.04.09)
envoyé par ITWE1





Le paquet "hétéroclite" de 70% qui serait sorti soi-disant du piteux congrès de Reims est loin d'être uni et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres. Alors Mesdames et Messieurs cessez vos stupidités.
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /2009 19:25
Le père de la première secrétaire du PS a cité Juppé et Fillon pour succéder à Barroso.


 

MATTHIEU ÉCOIFFIER

 

Jacques Delors et Martine Aubry, en 2001.

Jacques Delors et Martine Aubry, en 2001. (REUTERS)

Aubry et Barroso sont dans le même bateau. Mais ce n’est pas l’actuel et très libéral président de la Commission européenne qui tombe à l’eau. Pourtant, Martine Aubry a fait du remplacement de José Manuel Barroso l’une des deux cibles de la campagne du PS aux européennes. L’autre étant Nicolas Sarkozy. Patatras. Jacques Delors, le père de la première secrétaire du PS a planté une épine dans le pied de sa fille, jeudi matin sur France Inter, en désignant comme successeurs de l’ancien Premier ministre portugais deux «Français» et de droite : «François Fillon et Alain Juppé».

Solitude. Martine Aubry militait, elle, pour que le Danois Poul Rasmussen incarne une candidature de gauche débarrassée de ses oripeaux sociaux-libéraux. «L’Europe que je veux, ce n’est pas une Europe dirigée par M. Barroso avec ses amis Sarkozy et Berlusconi, c’est une Europe qui s’incarnera dans un humanisme, un homme ou une femme, volontaire», a martelé la première secrétaire à Bruxelles la semaine dernière. Dans une solitude de plus en plus marquée. Trois gouvernements de gauche soutiennent pour des raisons différentes le maintien de Barroso : le Portugal, l’Espagne et la Grande-Bretagne.

Jacques Delors a donc enfoncé le clou, expliquant qu’en «en dépit des plaidoyers des socialistes français» le Parti socialiste européen (PSE) n’avait pas de candidat commun. «Si c’est la gauche [qui gagne aux européennes de juin, ndlr], je vous donnerai le nom pour la gauche !» a-t-il ironisé après avoir lancé les noms de Fillon et Juppé. Rue de Solférino, on minimise la disparition de Barroso au tableau de chasse : «Il y a un vote utile possible à gauche. Le focaliser sur une personne aurait été mieux. Cela ne va pas déstabiliser notre campagne, car Barroso n’est pas connu des Français, explique Laurent Baumel, secrétaire national adjoint. L’élément fondamental est qu’il reste possible de changer l’orientation de la politique en désignant une majorité de gauche à partir d’un texte commun - le Manifesto - qui est plus à gauche que n’a jamais été la social-démocratie européenne.» Sauf que sur ce point aussi Jacques Delors, qui fut président de la Commission de 1985 à 1995, a savonné la planche du PS en rappelant que, «dans le Parlement européen, on ne peut gouverner que par des compromis entre le centre droit PPE [Parti populaire européen, ndlr] et le PSE. Si on fait un clivage trop fort lors des élections, ensuite ça peut devenir ingouvernable».

Polémique. Des propos qui ont provoqué une levée de bouclier au PS. «Il raisonne de façon institutionnelle, selon le schéma classique de cogestion entre PS, sociaux-démocrates et démocrates-chrétiens. Or ce schéma on veut le briser. On veut assumer le débat droite-gauche», explique un membre de la direction. Chez les strauss-kahniens, certains profitent de cette polémique pour opposer à la vision périmée de Delors celle de leur champion invité jeudi soir sur France 2 : «Dominique a mis en avant la possibilité de faire vivre en Europe le clivage entre régulationnistes et libéraux. Avec la nécessité de mettre en œuvre des plans de relance plus ambitieux», plaide Laurent Baumel. Le royaliste Vincent Peillon, tête de liste du PS dans le Sud-Est, se livrait jeudi à une explication de texte embarrassée des propos de Jacques Delors, qui figure en tête de ses soutiens et devrait venir le soutenir à Marseille : «Delors votera à gauche, il soutient notre liste et souhaite une majorité de gauche. Mais tout le monde annonce que la droite sera majoritaire. Donc, si ça ne peut pas être un socialiste, il préfère un homme de droite qui n’est pas ultralibéral attaché à des valeurs.» Et le principal lieutenant de Ségolène Royal d’ajouter que Jacques Delors «est extrêmement préoccupé par la situation de la Commission européenne et l’idéologie de Barroso. Il considère que le premier objectif est de le sortir. Mais son sujet, c’est l’Europe, pas l’élection dans tel ou tel pays». Dur, dur pour Aubry qui rame dans l’Hexagone.

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Samedi 28 mars 2009 6 28 /03 /2009 16:09

Jeudi 26 Mars 2009 - 09:50 - Régis Soubrouillard - Marianne2.fr

Drame familial au PS? Peut-être pas encore. Mais les mines risquent d’être sombres ce matin rue de Solferino. Invité à s’exprimer sur
France-Inter, Jacques Delors a réservé une belle surprise à sa fille Martine en proposant «ses» candidats pour la présidence de la commission européenne: François Fillon ou Alain Juppé. Martine a dû adorer.



Jacques Delors plombe sa fille et pistonne François Fillon
Delors qui joue l’ouverture en adoubant François Fillon à la tête de la commission européenne. Sarkozy et l’UMP n’en demandaient sans doute pas tant. Et pourtant, le père de Martine Aubry a osé. Certes ce n’est pas la première fois que Delors marque des buts contre son propre camp. Il est même un orfèvre en l’occurrence, ayant prouvé maintes fois, son «habileté politique.  

Ce matin en direct sur l’antenne de France Inter, l’ancien président de la commission européenne a franchi un nouveau cap. Interrogé par Nicolas Demorand sur son candidat favori pour la présidence  de la commission européenne, Jacques Delors a évoqué un Français.  Refusant, dans un premier temps, de donner un nom.

Fillon et Juppé, les fils préférés de Delors
L’ancien ministre socialiste a très rapidement cédé aux assauts de ses interlocuteurs. Une relance aura suffi : « Je verrais bien des gens comme François Fillon ou Alain Juppé », sans véritablement justifier le choix de ces candidats. Peut-être une certaine austérité  gestionnaire toute « deloriste ».

Jacques Delors a la parole rare - mais ne déçoit jamais...- et c’est mieux ainsi. Au moins pour le Parti Socialiste et Martine Aubry. Pas encore remise de son passage inaperçu au Zénith, elle attendait  sans doute un tout autre soutien paternel en ces temps difficiles. Une phrase aura suffi pour lui plomber sa journée. On est toujours trahi par les siens. Et, en beauté s'il vous plaît.

France Inter - Jacques delors
envoyé par franceinter

Déjà que Jacques Delors méne la campagne de Vincent PEILLON (partisan de Ségolène Royal) aux Européennes, la pilule doit être un peu amère.
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Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /2009 23:14

François Lamy, député PS de l'Essonne et conseiller politique de Martine Aubry, admet que la mobilisation pour le Printemps des libertés dimanche «n'a pas été à la hauteur».

(Nous n'en mettrons pas plus de cet article, on ne tire pas sur les ambulances)

Autre commentaire :

Aubry rame au Zénith
le PS a vu grand, beaucoup trop grand.


Autre commentaire

Zenith: pas le bon climat (Weber, PS)

Autre commentaire

Hamon: le PS «n’est pas encore tout à fait guéri»


Voyons : ne serait ce pas plutôt un coma dépassé ?
Les dirigeants vont ils enfin comprendre qu'ils font fausse route ?

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Le courage...

c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques" 

Jean Jaurès, Discours à la jeunesse, 1903

Urgent !

Signons tous les pétitions : 


 Pour que le PS se mette au travail

http://www.nouvellegauche.fr

Agenda

 
15/01/08
Ségolène Royal invitée sur   Europe 1 à 8 h 15

 

 




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