Au 19 éme siècle nous avons eu la MONARCHIE PARLEMENTAIRE
(plus exactement qui se voulait parlementaire sous la Restauration)
AU 21éme siècle aurions nous la "République" MONARCHIQUE ?
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Après Danielle Mitterrand, Juan Carlos,
Bush père, Hillary Clinton, Laura Bush (décidément) et Oprah Winfrey, la fondation Elie Wiesel a décidé de décerner son prix humanitaire à... Nicolas Sarkozy !
C'est le Canard enchaîné qui a levé le lièvre : la fondation Elie Wiesel pour l'Humanité s'apprête à couronner Nicolas Ier. Au cours d'un dîner de charité à
New york, où la place se négociera jusqu'à 150 000 dollars, le Nobel de la paix 1986 remettra le 22 septembre prochain le prix «humanitaire» de sa fondation à Nicolas Sarkozy. «The
Humanitarian award» - c'est le nom anglais de cette récompense- distingue «des êtres exceptionnels qui ont consacré leur vie à combattre
l'Indifférence, l'Intolérance et l'Injustice». Trois I qui vont comme un gant (de boxe) à notre président qui se bat sur les trois points - et parfois même avec les poings.
1) Contre l'indifférence en faisant baver la France sur ses dîners au Fouquet's, ses vacances en yacht, sa montre à 45 680 euros et autre
joujou extra exhibé devant les caméras.
2) Contre l'intolérance à coup de Kärcher, de «racaille» et de « casse-toi pauvre con »
3) Contre l'injustice avec sa proposition de loi sur l'ADN, son bouclier fiscal et ses quotas
Le prophète Elie Wiesel à la tête de la fondation éponyme pour l'Humanité a une dent contre notre « ère liberticide». Mais en 2003, face « aux louvoiement de Saddam Hussein»
en Irak, l'apôtre de la paix prêchait (pas vraiment dans le désert) :« Bien que je sois opposé à la guerre, je suis favorable à une intervention quand aucune autre option
n'est possible, et telle est la situation présente». Et pendant qu'il pleuvait des bombes sur Bagdad, l'écrivain dépeignait Collin Powell comme « un grand soldat et un homme qui
n'aime pas la guerre». Pour l'auteur de La Nuit « La mort, c'est le regard des vivants» et lui n'a plus les yeux tout à fait en face des trous en décernant son prix à
notre Président. Le vieux sage confondrait-il bêtifier et béatifier ?
Marianne2.fr
Par oceanie , le 20/06/2008
En cas de problème pour lire cet article allez sur :
« Non, nous ne ferons pas l'acquisition d'un Airbus 330-200 de luxe ! » A l'Elysée perce un agacement certain.
Franck Louvrier, le porte-parole de l'Elysée, était furieux en découvrant que Le
Monde avait repris l'info du Sunday Times sans même lui passer un coup de fil. Depuis le mois de février, on savait, grâce au Canard enchaîné, qu'un Air bling-bling One,
scintillant plagia de l'Air Force One américaine, allait remplacer l'actuelle flotte élyséenne. Mais le Sunday Times a frappé un grand coup, expliquant que le fleuron de la nouvelle flotte serait
un Airbus 330-200, qu'il pourrait s'appeler « Marianne » (!) et qu'il serait luxueusement redécoré par Carla… L'info a aussitôt fait le tour du Web mondial.
Vive la moquette marron
Depuis, Luc Châtel a bien confirmé un renouvellement de la flotte dans les cinq ans, mais nos confrères cherchaient toujours la trace de l'Airbus de luxe. Selon le blog secret-défense de Libération
tenu par Jean-Dominique Merchet, l'avion spécial VIP aurait pu être acheté à Air Caraïbes. Interrogé par Marianne2.fr,
le démenti est donc officiel ce matin : pas d'Airbus 330-200, surtout pas de bling-bling…. Même si on peut douter que les nouveaux aéronefs seront achetés aux rebus de l'Aéroflot et tapissés de
moquette marron, le mot d'ordre est clair : on arrête la déco façon Carla. Et le nouveau wording précise : si on renouvelle le parc, c'est « pour faire des économies ». A répéter
partout.
(crédit : le blog du Chi)
Anna Borrel
Le 13 juin 2008
Une bonne paire de claques…
Patrick Poivre d'Arvor est "viré" du 20 heures pour le bon plaisir d'un "petit garçon" dont la rancune tenace est la principale raison de vivre : le "petit garçon" évoqué déjà par Yasmina Reza lors de la campagne présidentielle de 2007 imagine le monde comme son terrain de jeux, à sa botte, et l'humanité comme une vaste troupe de soldats de plomb qu'il enrage de ne pas toujours pouvoir manipuler à sa guise.
Ce genre de petit garçon à qui les adultes croient devoir laisser tout faire, soit parce qu'il les éblouit, soit parce qu'il leur fait peur ! Ce petit garçon auquel bien souvent on a envie de donner une bonne paire de claques. En général ça se termine mal lorsque la réalité le réveille.
Aujourd'hui, l'un de ses affidés se joint à un peuple félon pour lui mettre une belle paire de claques :
1. L'ami Mouammar Kadhafi qui nous a déjà tant humiliés en prenant Paris pour théâtre de ses caprices – à propos où en sont les contrats faramineux signés avec lui ?
2. Le peuple Irlandais qui ose faire au petit Sarko ce que plus de 55 % de français rêvent de faire !
Il est peu probable hélas que ces leçons suffisent. Il lui en faudrait encore quelques-unes comme celles-là pour le faire mûrir et lui faire comprendre que le rôle du Président de la République Française qu'il a voulu être c'est d'abord de Présider la France, de tracer la route à son gouvernement et de veiller au respect des institutions de la France, au bien-être de chacun de ses citoyens.
Son mini traité – certains commencent à s'en rendre compte – devrait lui valoir sa destitution !
Quant à l'Union Méditerranéenne, elle risque de rester encore pour longtemps une utopie grâce à laquelle, du haut de son petit nuage, le Président de la République pourra continuer à se mêler de tout, manipuler ses marionnettes, et mettre la Constitution Française sens dessus dessous !
ConfucionLa récente déconvenue subie par le gouvernement, lors de la discussion parlementaire sur le projet de loi OGM illustre de façon remarquable l'évolution politique qui est à l'œuvre devant nos yeux: le renforcement du rapport de force Président-Assemblée. Et ce, pour trois raisons.
1 - On confond en général, les qualificatifs "présidentiel" et "présidentialiste" à propos du régime. Le premier signifie "séparation stricte des pouvoirs exécutif et législatif", c'est-à-dire que l'un et l'autre peuvent aller au conflit. C'est-à-dire encore que le Parlement peut "avoir le dessus" sur le Président. Autrement dit, dans un contexte de rapport de force, l'exécutif (le Président ou le gouvernement) est obligé de tenir compte de l'avis de la majorité parlementaire, sinon il peut y avoir blocage d'un projet de loi.
A l'inverse, quand on parle de régime "présidentialiste", on parle, la plupart du temps, d'une pratique des institutions par le Président qui génère une confusion des pouvoirs à son propre profit. En France, depuis 1958, cette pratique présidentialiste est une constante, et ce, d'autant plus que le Général De Gaulle l'a inscrite, noir sur blanc, dans la Constitution. En son temps, un opposant notoire écrivit un remarquable pamphlet, "Le Coup d'Etat permanent", mais, une fois arrivé à l'Elysée, François Mitterrand (puisque c'est de lui qu'il s'agit) utilisa ce déséquilibre "autorisé par la Constitution".
2 - En 2000, la réforme constitutionnelle instituant le quinquennat provoque une durée identique du mandat présidentiel et du mandat parlementaire à l'Assemblée nationale: cinq ans. De plus, tout est fait, sauf situation très exceptionnelle, pour que les deux mandats soient synchrones (les élections législatives suivant l'élection présidentielle, les risques de cohabitation sont très peu probables). Ce raidissement du système institutionnel a supprimé une certaine respiration démocratique.
Il en résulte deux conséquences: les français se servent désormais des élections locales pour inventer une sorte de cohabitation entre pouvoir central et pouvoirs décentralisés (régionales-cantonales de 2004, municipales-cantonales de 2008); face à un pouvoir exécutif où le Président assume une prééminence presque exclusive, la majorité UMP se sent obligée de rappeler qu'elle est peut-être un instrument, mais un instrument qui compte.
3 - L'actuel projet de réforme constitutionnelle semble aller dans le sens d'une évolution à la fois présidentielle et présidentialiste du régime. On peut prendre à cet égard deux symboles. Actuellement l'exécutif peut poser la question de confiance (article 49-3 de la Constitution). Si aucune motion de censure n'est déposée contre lui, le texte de loi est adopté sans vote. Autrement dit, l'exécutif peut passer outre le pouvoir d'amendement du parlement. Tout texte peut être l'objet de cette procédure, quel que soit le sujet concerné. Dans le projet de loi constitutionnelle, il est envisagé de limiter essentiellement ce recours à la discussion budgétaire. Hors ce domaine, l'exécutif sera contraint de composer avec les députés.
Autre réforme symbolique: le fameux droit, que souhaite Nicolas Sarkozy, d'aller s'exprimer devant le Parlement. Actuellement, le Président ne peut pas s'exprimer directement, il demande au président de l'Assemblée de lire son message. Or ce pouvoir d'être face-à-face n'est pas que symbolique, il organise un dispositif de communication. Aucune discussion ne pourra être organisée après le discours du Président, en sa présence. La relativisation du discours présidentielle est donc refusée. La mise en scène de l'humiliation parlementaire est ainsi ritualisée.
A tendre une corde, il arrive qu'elle rompe. Comme le souligne Jean-Jacques Urvoas dans sa récente note à la Fondation Jean-Jaurès, il conviendrait de bien réfléchir à cela, car si la politique est le meilleur moyen d'éviter la guerre civile, le conflit (ici très déséquilibré) qu'elle ritualise n'est en aucune manière une affaire d'enfants de chœur!
Pour
que le PS se mette au travail
http://www.nouvellegauche.fr
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