Europe

Mercredi 5 mars 2008
Devant le refus persistant de l'Allemagne, la France a renoncé à son projet de coopération avec les seuls pays riverains de la Méditerranée. Le compromis annoncé ressemble davantage à une revitalisation du processus de Barcelone.


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Le projet d'une « Union pour la Méditerranée » ressemble de moins en moins au projet caressé, il y quelques semaines encore, par le président Nicolas Sarkozy. Avant-hier soir à Hanovre, à l'occasion de sa rencontre avec la chancelière allemande, Angela Merkel, il a dû renoncer à ce qui faisait l'originalité de cette coopération née de l'esprit fertile et un brin eurosceptique de son conseiller Henri Guaino. Dans le « compromis » auquel la France et l'Allemagne sont finalement parvenues et qui doit encore faire l'objet d'une « proposition commune » à l'intention du sommet des Vingt-Sept, jeudi prochain, à Bruxelles, l'Union pour la Méditerranée « n'exclura personne » comme l'a dit, à Hanovre, Nicolas Sarkozy. Il n'est donc plus question de limiter la coopération aux seuls Etats riverains quitte à y associer les autres pays européens, à commencer par l'Allemagne, au gré des projets concrets qui seraient lancés.

L'ambiguïté a subsisté une partie de la matinée, hier, alors que le Premier ministre français, François Fillon, indiquait sur Europe 1 que « la nouvelle structure s'appuierait sur une structure existante, l'Union de la Baltique » au sein de laquelle seuls les Etats riverains sont membres de plein droit (lire ci-dessous). Dans l'après-midi, on précisait toutefois à Paris qu'il fallait comprendre qu'il faisait allusion à la « philosophie » de la coopération version mer Baltique, qui consiste à se concentrer sur des projets concrets intéressants au premier chef les riverains. Par exemple : la dépollution de l'eau de mer, le développement de l'énergie solaire, l'accès à l'eau... Mais, en termes juridiques, il n'y a plus de discrimination entre riverains et non riverains.

Hier, l'entourage de la chancelière soulignait que la nouvelle initiative ne s'inscrit plus du tout dans une logique d'exclusion : selon Berlin, tous les pays de l'Union européenne devraient avoir le même statut et le même degré d'engagement potentiel. L'Union pour la Méditerranée est plutôt interprétée dans la capitale allemande comme une « revitalisation » du processus européen de Barcelone, pierre angulaire de la coopération euroméditerranéenne depuis 1995... et quasi-cauchemar pour l'Elysée, qui souligne régulièrement sa lourdeur et son inefficacité.

La détermination de Merkel

L'accès ou non aux fonds de l'Union européenne n'est pas encore tranché, a fait savoir hier le ministère des Affaires étrangères. Mais, selon sa porte-parole, les financements ne pourront être autorisés que sur la base « de décisions prises par le Conseil sur proposition de la Commission ». Un mode de fonctionnement très différent de celui du scénario initial de Nicolas Sarkozy, qui souhaitait trouver des financements extérieurs à l'Union.

Devant la détermination de la chancelière à maintenir à tout prix l'unité de l'Union européenne, la France s'est donc ralliée à sa vision du projet : une victoire capitale pour Angela Merkel qui, depuis le premier jour, a mis en garde le chef de l'Etat contre une idée qui, selon elle, risquait de diviser l'Union européenne et, surtout, mettait l'Allemagne en marge d'un nouveau mode de coopération qui pouvait se révéler fructueux et stratégique. Dans sa dernière édition, le magazine allemand « Der Spiegel » affirme que la chancellerie perçoit l'initiative de Nicolas Sarkozy comme une tentative de la France de se créer une zone d'influence au sud du continent qui puisse faire contrepoids à la « Mitteleuropa » dont l'entrée dans l'Union européenne entre 2004 et 2007 a davantage profité à l'Allemagne, du point de vue économique. « Derrière la querelle franco-allemande sur l'Union pour la Méditerranée, se pose clairement la question du leadership de l'Union européenne », lâche un diplomate.

CATHERINE CHATIGNOUX ET KARL DE MEYER (À BERLIN). lesechos.fr



Allez, hop! 1 pas en avant, 3 pas en arrière... Le Je de Notre Seigneurie n'est pas du tout apprécié par Angela. La prochaine fois, il en parlera à tout le monde, aux 27 pourquoi pas! au lieu de la jouer perso et de tirer tout le temps la couverture et la gloire à lui.

Et puis, au fond c'est quoi cette idée de Guaino, c'est des contrats énergétiques (gaz et pétrole) et la lutte contre l'immigration, voilà tout. Plus, cette volonté farouche de faire en sorte que la Turquie n'intègre jamais l'Europe..
Or, depuis 1995, il y a coopération euroméditerranéenne concernant ces sujets-là..

Sarko 1er, le temps de sa présidendence de l'UE, devra s'efforcer en premier lieu de continuer la construction de l'UE telle qu'elle est...
Au lieu de faire comme dans notre beau pays: de la comm', des annonces fracassantes, des tempêtes dans un verre d'eau... comme un môme qui change de hochet tout le temps!....

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Lundi 3 mars 2008

Betapolitique | 3 mars 2008 | Les coulisses de Bruxelles 

Dsc05513
Aujourd’hui, aucun des trois ministres français qui auraient dû assister au Conseil « justice et affaires intérieures » (JAI) n’étaient présents. Rachida Dati, la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, la ministre de l’Intérieur, et Brice Hortefeux, le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, s’étaient fait porter pâle. Les deux premières, en pleine campagne municipale, avaient, à la limite, une excuse. Le troisième, en revanche, n’en avait aucune puisqu’il ne se présente pas. Seuls l'Italie (en campagne électorale), Chypre (qui en sort), la Grèce et Malte étaient aussi représentés par leur Représentant permanent.

Rappelons que la présidence française de l’Union commence le 1er juillet prochain et que la politique commune d’immigration est l’une des priorités hexagonales. Surtout, Nicolas Sarkozy, lors de sa prise de fonction, avait exigé que ses ministres ne fassent pas comme lui lorsqu’il était ministre de l’Intérieur et soient présents à Bruxelles… 

L'Allemagne (en la personne du ministre de l'intérieur Wolfgang Schäuble) était, comme d’habitude, fidèle au poste



Dirions-nous que l'Europe n'intéresse Sarko 1er que si on parle de lui? Bien entendu!

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Vendredi 29 février 2008

Avec une retenue tout apparente, la Süddeutsche Zeitung de Munich détaille les raisons de la mauvaise passe que traverse le couple franco-allemand. La responsabilité en revient pour l'essentiel au président français, qualifié de "vantard" et d'"égoïste".

in Courrier International

Le président français traverse une période difficile, il est donc peu enclin à penser à l'Allemagne. Les sondages sont pour lui plus catastrophiques qu'ils ne l'ont jamais été pour aucun de ses prédécesseurs au terme de leur première année d'exercice. Comme il veut s'occuper de tout, il commet des erreurs. Ne parvenant pas à maîtriser son caractère, il lui arrive de baisser la garde. Les municipales ont lieu en France le mois prochain, et le chef de l'Etat s'efforce de reconquérir ses électeurs déçus. C'est pourquoi les voyages en province sont, pour le moment, plus importants pour lui qu'une visite en Bavière : il ne rencontrera pas Angela Merkel à la mairie de Straubinger.

La chancelière et le président avaient prévu un rendez-vous le 3 mars prochain, mais Sarkozy s'est excusé, implorant à demi-mot la compréhension de Berlin. En revanche, il se rend en Afrique. L'Allemagne, pour l'heure, semble l'ennuyer. La vitalité sarkozienne lui permettra, il est vrai, de croiser la chancelière à l'occasion du CeBIT [salon des technologies de l'information et de la bureautique – du 4 au 9 mars 2008] de Hanovre.

Un moment, on a pu croire que la rencontre franco-allemande [dite "de Blaesheim", car la première de ces rencontres régulières s'est tenue en 2001 dans cette ville du Bas-Rhin] avait été rendue impossible par des difficultés d'emploi du temps. Mais Sarkozy est prêt à se libérer par tous les moyens quand il estime qu'un rendez-vous est important. C'est ce qui rend ce désistement bien étrange. Il entretient avec Angela Merkel en particulier et avec l'Allemagne en général une relation difficile.

L'Allemagne et la France se hérissent mutuellement. Si, en Allemagne, on exprime de la frustration face à ce président, les sentiments de Sarkozy vis-à-vis du partenaire d'outre-Rhin frisent une indifférence ostensible. Le président affiche son égoïsme, et un refus vient rarement seul : le fait qu'il ait ordonné à sa ministre de l'Economie Christine Lagarde de l'accompagner [ce 28 février] dans le village – certes charmant – de Saint-Bonnet-de-Rochefort et d'annuler ainsi une rencontre prévue de longue date avec [le ministre de l'Economie et des Finances allemand] Peer Steinbrück est un affront. Même les porte-parole, habituellement diserts, peinent à ne pas reconnaître la gravité de l'événement.

Tout semblait pourtant prometteur, quand Nicolas Sarkozy, immédiatement après sa prise de fonctions, s'était rendu à Berlin. Enthousiaste, il avait assuré que "pour la France, l'amitié franco-allemande est sacrée", et que "rien ne peut remettre cette amitié en question". Dix mois plus tard, on s'aperçoit qu'il ne s'agissait que d'une entente de façade.

Sarkozy a un penchant pour les grandes déclarations et se vante volontiers, ce qui suscite l'indignation d'une chancelière qui, en comparaison, pratique volontiers l'autocritique. Sarkozy se vante quand il brandit le sauvetage de l'Europe comme une décoration parce qu'il a fait adopter le minitraité de l'UE avec brutalité, aggravant une crise provoquée d'ailleurs à l'origine par la France. Récemment, il a réussi à exaspérer pour longtemps les Allemands avec son projet d'Union de la Méditerranée voué à l'échec.

Une entente entre Sarkozy et Merkel ne semble donc pas en vue sur le plan émotionnel, et encore moins sur le plan politique. Ce n'est pas en s'embrassant sur les deux joues que l'on compense l'absence de cordialité. La relation franco-allemande ne prospérera de nouveau que lorsque Sarkozy aura surmonté son malaise sur la scène intérieure.

Gerd Kröncke
Süddeutsche Zeitung
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Mercredi 27 février 2008

"Tensions entre Paris et Berlin", titre en première page le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le quotidien économique Handelsblatt renchérit : "Le gouvernement français n'a plus de temps à consacrer à son partenaire allemand", et indique que c'est la deuxième fois en une semaine qu'une rencontre franco-allemande est annulée sur décision de Nicolas Sarkozy.

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, devait recevoir, aujourd'hui à Paris, son homologue allemand et les directeurs des banques centrales allemande et française. Elle a dû annuler hier la rencontre, Nicolas Sarkozy l'ayant priée de l'accompagner dans l'Allier. Signe, selon la presse allemande, que ce dernier a besoin de soutien pour reconquérir le cœur des Français avant les élections municipales, et que la relation franco-allemande est pour lui tout à fait secondaire. Nicolas Sarkozy a de plus annulé la traditionnelle rencontre franco-allemande de Blaesheim, repoussée de trois mois pour des questions de calendrier.

Et les deux quotidiens de dresser la liste des différends entre le président français et la chancelière allemande : l'idée d'"union méditerranéenne", mais aussi la politique agricole, la protection du climat et la diplomatie française "de la centrale nucléaire".


Courrier International


Problèmes pour Notre Seigneurie:
* De moins en moins de pays de l'UE veulent de cette Union Méditerranéenne.
* Le discours de la Porte de Versailles sur la PAC et contre les négociations avec l'OMC, ainsi que les prises de positions sur les quotas de pêche, ne plaisent pas en UE et la Commission de Bruxelles s'inquiète.
* Mme Merkel s'aperçoit, comme bien d'autres et nous-mêmes, que le Grenelle de l'Environnement n'était que de la comm'.
* Enfin, la préférence nationale prônée par Notre Seigneurie commence à agacer nos amis européens..

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Samedi 23 février 2008

Pour le directeur adjoint d’El País, le président français “se vautre dans l’exhibitionnisme” et “rabaisse la République au niveau de Monaco”. Une charge violente contre un Sarkozy atteint d’une “incurable hypertrophie de l’ego”.

Les Français ont un problème. Ils croyaient avoir un superprésident, un hyper­dirigeant capable de les sortir de la dépression et de la décadence, et voilà qu’ils ont écopé d’un président comme ils en ont déjà connu beaucoup d’autres : à savoir malade, limité, qu’il faut dorloter et protéger tout en s’organisant pour que la France tourne et que le gouvernement et les institutions fassent leur devoir. La situation n’a rien d’inédit : Pompidou et Mitterrand étaient déjà des présidents malades et diminués. Le premier est même mort avant la fin de son mandat. Quant à Chirac, il fut un obstacle paralysant pendant une bonne partie de sa présidence. La maladie dont souffre Sarkozy n’a pas la gravité du cancer de la prostate de Mitterrand, mais elle touche un organe vital s’il en est : l’ego. Celui du président est d’évidence atteint d’une hypertrophie probablement incurable.
Plus on s’approche du 9 mars, date du premier tour des élections municipales, plus la nervosité des candidats du parti présidentiel augmente et plus on redoute les interventions de Sarkozy, susceptibles de faire perdre des voix à l’UMP. Le parti du chef de l’Etat est divisé à cause de tensions qu’il a lui-même créées. Le traitement qu’il a infligé en public aux uns et aux autres, y compris à certains de ses collaborateurs les plus proches, est digne du comportement d’un monarque bilieux et capricieux avec ses laquais. Même son actuelle impopularité est extravagante : elle ne s’explique pas par un train de réformes puisque ces dernières sont encore largement inappliquées. Elle s’explique uniquement par son comportement public.

Un triomphe de sultan, seigneur en son sérail

Le trône qu’occupe Nicolas Sarkozy a été imaginé par de Gaulle pour lui permettre d’être le troisième larron d’un monde bipolaire. Le président français voulait être un fier contrepoids occidental dans l’affrontement entre Washington et Moscou. Or Sarkozy, arrière-petit-fils libéral et proaméricain de De Gaulle (après le petit-fils, Chirac, et le fils, Pompidou), s’est installé sur le trône élyséen porté par son ambition personnelle et sa conception égotique de la présidence : il a par le fait encore accru les pouvoirs de la présidence. Et, une fois parvenu à ses fins, il s’est consacré à lui-même, comme un ado narcissique obnubilé par ses sentiments et ses plaisirs. Certes, le pouvoir peut en apporter beaucoup, mais la prudence conseille de ne pas trop en faire étalage. Sarkozy le téméraire fait tout le contraire et se vautre dans l’exhibitionnisme.
C’est sur trois points précis qu’est venu se briser le personnage : l’économie, qui n’a pas enregistré la moindre amélioration depuis son arrivée ; son idéologie plus néocons, voire “théocons”, que gaulliste – en témoignent des prises de position sur la laïcité contraires à la culture de la République ; et sa vie privée, étalée dans les médias. En monarque thaumaturge qui par une simple imposition des mains devait augmenter le pouvoir d’achat, il a échoué au point de prononcer la formule maudite qui rompt les sortilèges : “Qu’est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ?” En monarque philosophe, il a manifesté les plus fortes réserves vis-à-vis des traditions républicaines, en exprimant avec désinvolture son affinité intellectuelle avec le pape. Il n’a pleinement triomphé que dans le rôle de sultan, seigneur en son sérail, paré des atours qui passionnent un certain public – et manifestement aussi ses pairs. Le voilà fasciné par son propre pouvoir de séduction, son goût exquis et sa désinvolture. Mais ce triomphe-là a le don de déprimer beaucoup de Français car il rabaisse la République au niveau de la principauté de Monaco.

Lluís Bassets
El País

 Cet article d'EL PAïS se retrouve en effet dans COURRIER INTERNATIONAL

 

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Lundi 11 février 2008

Dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 février, le Parlement français a autorisé à une forte majorité la ratification du Traité de Lisbonne. La France est ainsi devenue le cinquième pays de l'UE à ratifier ce texte. Trois ans après le 'non' français au référendum sur le traité constitutionnel, la presse européenne regrette que ce texte modifié ait été adopté sans débat public.

Der Standard (Autriche)

Stefan Brändle estime que "les politiciens français peuvent être décidément très discrets. Les grands discours et la célébration des perspectives européennes ont cédé la place à une pusillanimité pitoyable le 7 février. Les discussions sur ce traité 'simplifié' ont été reportées jusque tard dans la nuit afin que la télévision et les journaux ne puissent pas en faire le compte rendu. De même, le Sénat a agi pendant la nuit. Dès le départ, il était évident que la ratification allait être approuvée car l'UMP dispose d'une majorité encore plus confortable au Sénat. Le président Nicolas Sarkozy se cache derrière ces débats organisés en toute discrétion, car il voulait en terminer le plus rapidement possible. En effet, ces derniers jours, de plus en plus de voix s'élevaient contre ce que l'on pourrait qualifier de mépris pour la volonté du peuple."

Le Courrier (Suisse)

"L'Europe est un sujet trop sérieux pour un peuple que l'on devine irrationnel et imprévisible", ironise l'éditorialiste Philippe Bach, qui regrette que le Traité de Lisbonne n'ait pas été soumis à un référendum. "Les citoyens avaient rejeté le traité constitutionnel [en 2005] pour toute une série de bonnes et de moins bonnes raisons. Un des principes de la démocratie, c'est d'admettre que le peuple a raison, même quand il a tort. A vouloir faire son bonheur malgré lui, on légitime la tendance d'ores et déjà forte de voir dans les institutions européennes une machine de guerre surtout au service de l'idéologie dominante. Et, la forme conditionnant le fond, ce n'est pas en prenant des raccourcis démocratiques que l'on va inventer une Europe au service du bien commun et des institutions véritablement à même d'entendre et de défendre l'intérêt de ceux qui ont le plus besoin de la protection de l'Etat. C'est-à-dire de la très grande majorité des citoyens."

Les Dernières Nouvelles d'Alsace (France)

L'éditorialiste Jean-Claude Kiefer évoque "un vote sans gloire et sans publicité, à des années-lumière de l'effervescence qui s'était emparée du pays il y a deux ans ! (...) Certes, le Traité de Lisbonne, qui n'est pas simplifié du tout et d'ailleurs complètement illisible pour un non spécialiste du droit européen, n'est pas la Constitution. (...) Lisbonne fournit un mode d'emploi avec un outil de montage en montrant - comme dans la notice d'un meuble en kit - de quelle façon assembler les pièces... lorsque ces pièces seront toutes disponibles. Car seuls quelques éléments existent pour l'instant. Aux politiques d'apporter le reste. (...) Même s'il ouvre de nouvelles possibilités, le traité de Lisbonne reste un outil dont l'efficacité sera mesurée à l'habilité des mains qui s'en serviront. Et, abstraction faite de polémiques politiciennes étrangères à l'Europe, ce texte technique ne méritait sans doute pas plus qu'un vote en séance de nuit."



Courrier International

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Lundi 11 février 2008
En chute libre dans les sondages, Nicolas Sarkozy a tenté, hier soir, de redorer son blason présidentiel en se prévalant d’un « succès » du traité de Lisbonne. On l’accusait de désacraliser la fonction. Le président de la République est apparu, vêtu de sombre, dans le cadre solennel de son palais, pour prononcer une allocution très digne. On lui reprochait de ne penser qu’à lui : il nous a parlé d’une Europe « formidable puissance » et promis de mettre toute son énergie « pour que la France soit de nouveau une force de proposition ». 

Fragile position européenne
On faisait le compte de ses échecs récents : un rapport Attali explosif, qui a obligé le Premier ministre, pour rassurer les chauffeurs de taxi, à faire machine arrière ; la fermeture de l’usine Arcelor-Mittal de Gandranges, à laquelle aucun économiste sérieux ne pense que l’État pourrait remédier en investissant l’argent des contribuables. Sans compter, toujours, la hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat. Sans compter aussi l’aggravation du déficit de notre commerce extérieur... Ce qui nous met dans une position particulièrement délicate au moment de prendre la tête de l’Union européenne. Eh bien ! Nous annonçait fièrement, hier soir, Nicolas Sarkozy, ce traité européen de Lisbonne, dû à la France, « c’est un succès ! ». Normalement, cette déclaration aurait dû être faite lundi, au soir du vote du Congrès à Versailles. Ou le lendemain. 

Série de ratés
En la repoussant à hier soir, Nicolas Sarkozy et ses conseillers avaient-ils pensé que la semaine serait si rude et qu’il serait urgent, avant l’envol du président pour la Guyane, d’allumer un contre-feu ? Sans doute redoutaient-ils une nouvelle chute dans les sondages, ainsi qu’une rafale de titres de magazines : sur la « déception », ou « le président qui fait pschitt ». Ils se doutaient bien, aussi, que le plan banlieues au rabais ne recevrait qu’un accueil mitigé. Mais ils n’avaient pas prévu que Sarkozy se laisserait aller, à la fin de sa visite aux ouvriers de la sidérurgie, à ce commentaire calamiteux : « Gandranges, pour un voyage de noces, y’a pas mieux ! ». Ni que le site du Nouvel Observateur publierait un SMS que « Nicolas » aurait envoyé à « Cécilia ». 

Putsch du fils Sarkozy
L’Élysée n’imaginait pas non plus que la campagne municipale de Neuilly, déjà plombée par le climat général de désenchantement et par la petite phrase malheureuse du « candidat du président », son propre porte-parole à l’Elysée, David Martinon (« En venant m’installer ici, je fais un sacrifice financier ». Réplique de la salle : « Retourne donc chez toi ! »), virerait soudain au cauchemar, le propre fils de Sarkozy, Jean, lançant une sorte de « putsch » pour débarquer Martinon et monter une autre liste. Ce matin, on aurait parlé que de ça s’il n’y avait eu le discours européen. Mais le chemin de croix des municipales ne fait peut-être que commencer.

Le Télégramme


M. Sarkozy prend encore le traité de Lisbonne pour un succès PERSONNEL. Un peu de retenue et d'humilité tout de même. Heureusement que d'autres nations de cette même Europe ont négocié avec la Pologne qui mettait son veto à un moment crucial, non?

Et maintenant, que va-t-il faire de l'Europe, alors qu'il énerve tous nos voisins et que certains de ceux-ci le prennent pour Britney Spears..
Va-t-il faire de la FrançEurope? Plus de quotas de pêche? la chasse aux immigrés dans tous les pays?
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Dimanche 10 février 2008
BRUXELLES (Reuters) - La France et ses partenaires de la zone euro risquent de s'affronter durement lundi sur le rythme de la réduction de ses déficits publics.

Les experts des Vingt-Sept ne sont pas parvenus à un accord sur le texte de la recommandation à adresser à la France avant la réunion des ministres des Finances de l'Eurogroupe et ceux-ci devront mettre les mains dans le cambouis.

"Il n'y a pas d'accord sur le texte à ce stade", a expliqué vendredi un diplomate qui craint de "longues discussions".

Événement rare, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, sera présent en personne à l'Eurogroupe aux côtés du commissaire aux Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia, pour tenter de parvenir à un compromis.

Dans sa proposition de recommandation, la Commission européenne a rappelé à la France qu'elle s'était engagée en avril 2007 à parvenir à un déficit nul en 2010, mais le programme de stabilité actualisé présenté par la France dans le cadre de l'euro privilégie la date de 2012.

"La date (de 2010) comme date unique et indépassable n'est pas acceptable pour la France", a ajouté le diplomate.

La réunion de l'Eurogroupe et celle des ministres des Finances des Vingt-Sept, qui entérineront la recommandation mardi, risquent donc de susciter quelques passes d'armes.

Le ministre néerlandais des Finances, Wouter Bos, a en effet dit mardi son intention de rappeler la France au respect des règles de l'Union européenne en matière budgétaire.

"Les règles budgétaires européennes s'appliquent aux plus petites comme aux plus grandes nations européennes, et de ce fait également à la France", a-t-il souligné.

La Commission a insisté sur ce point lors de sa rencontre jeudi à Bruxelles Laurence Parisot, la présidente du Medef.

"Plusieurs commissaires m'ont dit que c'était une très grande préoccupation. C'est une préoccupation pour nous aussi, les entreprises", a-t-elle déclaré vendredi lors d'une conférence de presse après la convention de son mouvement.

2010 OU 2012?

Les ministres étudieront les programmes de stabilité français, allemand, italien, finlandais et luxembourgeois ainsi que les programmes de convergence de plusieurs pays qui ne font pas partie de l'euro, dont le Royaume-Uni et la Suède.

Les recommandations sont adoptées à la majorité simple des pays de l'UE, le pays concerné ne participant pas au vote.

"Au minimum, les autorités françaises seront appelées à être très, très exigeantes dans l'exécution du budget 2008 et à bien viser une réduction du déficit en 2008", a dit un diplomate.

La Commission européenne a proposé le 30 janvier dernier que la France soit sommée d'accélérer la réduction de ses déficits publics et de parvenir à l'équilibre des finances dès 2010.

Elle estime que l'hypothèse de croissance économique retenue par la France pour 2008, qui est de 2,25% pour 2008 et de 2,5% ensuite jusqu'en 2012, est trop "favorable" puisque les autorités européennes ont déjà annoncé que leur propre prévision - 2% en 2008 - serait revue à la baisse en avril prochain.

L'exécutif européen note que les réformes structurelles se sont ralenties en 2007 et estime que la France n'est pas à l'abri d'un nouveau dépassement de la limite des 3%.

En outre, même l'objectif 2012 est selon lui "sujet à des risques" parce qu'il repose sur des prévisions de croissance favorables, des réductions de dépenses et des réformes structurelles qui sont actuellement en gestation.

LA DONNE A CHANGÉ

La France entend faire valoir lors de la réunion que la perspective d'une croissance plus faible change la donne.

"Il y a un changement de contexte économique par rapport à l'année dernière. On est dans un cadre où l'analyse est plus nuancée", a expliqué un expert participant aux discussions.

Les autorités françaises estiment que parvenir à un déficit nul en 2010 supposerait une politique budgétaire restrictive.

"Ce n'est pas du tout à l'ordre du jour", a dit un diplomate. "Il y a un débat sur la date."

De nombreux Etats membres sont toutefois d'un autre avis et estiment que la France peut faire énormément en deux ans, comme l'a démontré l'Allemagne, qui a assaini ses comptes.

"Le sentiment, c'est que nous pourrions avoir des changements du climat économique et c'est précisément la raison pour laquelle nous devrions avoir pour objectif des budgets équilibrés en 2010", a expliqué un responsable européen.

Joaquin Almunia, s'était pourtant montré ouvert au compromis lorsqu'il a présenté ses propositions le 30 janvier dernier et Barroso se rendra à l'Eurogroupe pour arrondir les angles.

Almunia avait déclaré se montrer "très prudent" lorsqu'il s'agit de "donner des conseils" au gouvernement français et s'est dit "flexible" pour discuter des décisions à prendre.

La Commission est en effet partagée entre sa mission de gendarme du pacte de stabilité de l'euro et sa volonté d'encourager les réformes entamées en France.

 

 


par Yves Clarisse © Reuters2008Tous droits réservés.


Dur de tenir ses promesses pour Notre Seigneurie qui un temps jette l'argent par les fenêtres, puis nous serine qu'il n'y a plus rien dans les caisses, qu'il ne sermone pas son ministre de l'outremer pour la location exorbitante d'un jet entre les USA et Paris..
Dur de tenir juré craché que je vais baisser le déficit de la France tout en sur-évaluant (à partir de quelles données objectives?) la croissance française en 2008 pour concocter le buget de la même année..
Dur de comprendre pour nous que Sarkopipo veut mettre de la'rgent dans une entreprise totalement privée comme ArcelorMittal, alors que cette même boîte, aux bénéfices imposants, rachète des mines en Russie et prévoit d'installer deux usines... métallurgiques.. en Inde... en 2008...
Dur de voir le fanfaron qui dit nous gouverner se déculotter ainsi..

Malgré tous les strass médiatiques et les envolées lyriques soufflées par M. Gauno, Sarkopipo nous révèle de plus en plus ses contradictions, sa versatilité et... son incompétence.

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Mercredi 6 février 2008

Pour la Tageszeitung, Nicolas Sarkozy instrumentalise sa vie privée. Et son mariage a fait oublier aux Français que, le 4 février, le Parlement ressuscitait une Constitution européenne pourtant rejetée par le peuple français.

A l'Elysée le 2 février
AFP

Nicolas Sarkozy s'est marié pour la troisième fois samedi 2 février. Et alors ? Un président a bien le droit de divorcer, de faire des rencontres, d'avoir une vie de famille. Mais ce qui fait du mariage de Sarkozy un évènement digne de l'intérêt public, c'est le marié lui-même. Car le président français n'hésite pas à mettre en scène sa vie privée pour l'intégrer à sa carrière politique.

De ce point de vue, les dates choisies pour révéler trois de ces derniers épisodes privés sont tout à fait révélatrices. En octobre dernier, alors qu'il est confronté à une première grève nationale massive contre sa politique sociale, Sarkozy annonce son divorce. Plus tard, en décembre, le président choisit le jour de la visite hautement controversée du dictateur Kadhafi à Paris, pour rendre publique sa relation avec Carla Bruni. Enfin, le week-end précédant la réunion en congrès des parlementaires à Versailles – pour "corriger" le non français à la Constitution européenne –, le président se marie.

Il s'agit clairement de manœuvres de diversion. Dans tous les cas, Sarkozy sait que sa vie privée fera les gros titres des magazines et reléguera tous les autres sujets au second plan. Reste que ce genre d'expédients ne marche qu'un temps
. En apparence, les Français n'ont montré que peu d'intérêt pour le nouveau traité simplifié. Mais, au fond, c'est un sentiment d'amertume qui domine, l'impression que "ceux d'en haut" à Paris, Bruxelles ou Berlin font ce qu'ils veulent, envers et contre tout.

Le 29 mai 2005, les Français ont rejeté un traité constitutionnel. Le 4 février 2008, leurs représentants auront préparé le terrain pour l'adoption d'un nouveau traité européen, qui n'a de nouveau à peu près que le nom. Et voilà comment une Assemblée et un Sénat réunis en Congrès désavouent leur propre peuple.

Deux ans et demi après l'élan qui avait vu les Français s'emparer du débat européen comme jamais depuis le Traité de Rome, c'est un coup dur. La vie privée du président Sarkozy connaîtra bientôt de nouvelles turbulences, mais la frustration populaire à propos du nouveau traité européen ne disparaîtra pas et devrait même s'accroître. Elle viendra nourrir la méfiance du peuple envers les élites et ne fera qu'éroder un peu plus la confiance en l'Union européenne.

Dorothea Hahn
Die Tageszeitung
in Courrier International
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Jeudi 31 janvier 2008

BRUXELLES (Reuters) - La future présidence française de l’Union européenne, qui a de grands projets, ressemble à un éléphant dans un magasin de porcelaine malgré l’ambition affichée de se mettre au service de l’Europe.

La France assumera la dernière présidence "pleine" de l’UE au deuxième semestre 2008, puisqu’à partir du 1er janvier 2009 le président stable du Conseil européen prévu par le traité de Lisbonne privera les chefs d’Etat ou de gouvernement des autres pays de la partie la plus prestigieuse de cette fonction.

La petite Slovénie, qui assume actuellement la charge avec une modestie proportionnelle à sa taille, est un peu écrasée par l’ombre du mastodonte français et ne cache pas son irritation.

Il y a quelques semaines, devant les députés européens, le Premier ministre slovène Janez Jansa a critiqué Paris à mots couverts, déclarant que la présidence de l’Union par son pays ne serait "peut-être pas aussi grandiose que celle de la France", mais qu’elle se "concentrerait sur la substance".

C’est essentiellement Nicolas Sarkozy qui est visé.

Alors que, selon la jolie formule du député européen UMP Alain Lamassoure, une présidence "sème ce que d’autres récolteront et récolte ce que d’autres ont semé", le président français multiplie les effets d’annonce.

"A la fin de la présidence française, je voudrais que l’Europe ait une politique de l’immigration, une politique de la défense, une politique de l’énergie, une politique de l’environnement", a-t-il déclaré le 8 janvier.

"Outrecuidance française", avait titré Le Monde.

Cela fait en effet des années que l’Union tente laborieusement de se doter d’une politique de l’immigration et de la défense et le mouvement ne sera certainement pas achevé fin 2008 ; quant à la politique de l’environnement, elle existe depuis des années - et la France la viole allègrement.

ACROBATIES

De même, quand Nicolas Sarkozy rend visite à des pêcheurs, samedi dernier, il leur promet de mettre à profit la présidence française pour "sortir des quotas" de pêche, alors que les ministres des Vingt-Sept viennent de confirmer ces instruments.

Ses critiques contre la Banque centrale européenne (BCE) et l’insistance avec laquelle il pousse son projet d’Union méditerranéenne ulcère aussi de nombreux pays, dont la Slovénie et l’Allemagne, qui craignent l’apparition de divisions.

La surexposition médiatique de la vie privée du président irrite également nombre de responsables européens, dont le chef du groupe socialiste au Parlement européen, Martin Schulz.

"Au lieu de mettre l’accent sur (les) défis importants, on parle de la vie privée de M. Sarkozy", a-t-il déploré.

Le commissaire européen aux Transports, Jacques Barrot, qui est pourtant issu de l’UMP, a quant à lui adressé des "conseils de méthode" qui sont autant d’avertissements implicites.

Il faut, a-t-il déclaré à quelques journalistes, "éviter les postures" et, pendant la présidence, "jouer le rôle de faiseur de compromis en évitant de privilégier les grands pays".

Les ministres français de passage à Bruxelles sont souvent obligés de corriger le tir sans paraître désavouer Sarkozy, ce qui les force à de délicats exercices d’équilibristes.

"Nous ne mettons pas en cause les quotas", a ainsi déclaré jeudi le ministre français de l’Agriculture et de la Pêche, Michel Barnier, assurant que le président voulait seulement ouvrir un débat sur la fixation de quotas pluriannuels... une proposition de longue date de la Commission européenne.

"LA FRANCE ENERVE SES PARTENAIRES"

Le ministre des Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, s’est livré à un exercice plus acrobatique encore.

La présidence française, a-t-il expliqué mercredi soir lors de ses voeux à Bruxelles, devra savoir "jouer collectif".

"Or une équipe, pour gagner, doit avoir un fond de jeu collectif, quand bien même il y aurait une star dans l’effectif", a-t-il déclaré dans une allusion limpide.

"Une présidence européenne, vous allez me dire que c’est un pléonasme. Peut-être pas en France", a-t-il dit en ajoutant : "Je lis, j’entends, que la France énerve ses partenaires."

Mais les diplomates français soulignent que, même si elle se veut officiellement modeste, la présidence française ne peut empêcher que les yeux soient déjà rivés sur la fin de 2008.

"On doit sans cesse résister à des sollicitations", explique l’un d’eux en expliquant que Paris a dû refuser les demandes pour des sommets pendant "son" semestre présidentiel.

La France a ainsi demandé au Canada que son sommet avec l’UE puisse avoir lieu sous présidence slovène. Sans succès.

Du reste, il y a un "effet d’optique" très net dû à la taille de l’appareil diplomatique de Ljubljana : la France le représente déjà dans près de 120 pays, où ses ambassades locales effectuent des démarches au nom de la présidence slovène.

En outre, les préparatifs de la présidence, qui coûtera 190 millions d’euros au contribuable français, vont bon train sous la direction de l’ambassadeur Claude Blanchemaison.

D’importants travaux d’agrandissement sont en voie d’achèvement à la représentation permanente de la France à Bruxelles, où un auditorium de 150 places et trois salles à manger ont été aménagées pour accueillir les visiteurs.

Trente-cinq agents sont ou vont arriver en renfort, portant les effectifs à 230 personnes, et l’on en est à choisir les cadeaux - cravates, sacs et autres objets - que la présidence offrira aux participants aux réunions et aux journalistes.


Par Yves Clarisse - nouvelobs

- Par webmasters94
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