Economie

Dimanche 26 avril 2009

Par Laurent Pinsolle, blogueur gaulliste. Il est nécessaire de penser la refondation du système économique. Une refondation radicale qui sera possible en changeant l'Europe avec l'Allemagne et l'Italie, les deux autres puissances de l'Euro.



Drapeau européen
Drapeau européen

 

Le G20 a malheureusement montré que les dirigeants de la planète n’étaient prêts qu’à sauver le système mais pas le changer, comme le montrent les gesticulations ridicules sur les paradis fiscaux ou la titrisation. Sera-t-il seulement possible de le changer un jour ? Et surtout, comment ?  

 

Le besoin d’une autre Europe… 

Beaucoup se désespèrent de la capacité des partisans d’un autre ordre économique de parvenir à leur fin, comme si la France était le seul pays qui avait une vraie volonté de refonder en profondeur le capitalisme. Certains craignent que nos débats sur la réforme du système économique soit trop franco-français ou une perte de temps parce qu’il ne serait pas possible de changer quoique ce soit en Europe. Cela peut pousser soit à la résignation, soit à une volonté de quitter l’UE. 

 

Pourtant, l’Europe est l’outil qui peut permettre à la France de peser sur le cours des choses. Comment imaginer qu’il sera plus facile de réformer le capitalisme depuis Paris après avoir coupé avec le projet européen ? La France a besoin de convaincre une partie de ses partenaires européens et de les entraîner avec elle dans la voie d’une refondation radicale. L’Europe a un poids économique qui nous permet de changer le cours des choses si nous le souhaitons. 

 

 

la suite de l'article




Une alternative à une Europe qui a échoué ?

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Vendredi 10 avril 2009
Autour de son livre "l'l'hypothése communiste"  sortant le 17 avril ,  le philosophe Alain Badiou parle dans l'émission de l'excellent journaliste Frédéric Taddeï de  FINANCES, CAPITALISME et CRISE = une démonstration implacable.

Son dernier bouquin était intitulé " De quoi Sarkozy est il le nom ?" paru en novembre 2007. Lecture très intéressante.

Cette émission  passe à une heure tellement tardive que les "penseurs officiels" ne sont pas dérangés.....


Alain Badiou l'hypothèse communiste csoj 09-04-2009
envoyé par inet

Durée : 19:46  Pris le : 10 avril 2009
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Lundi 30 mars 2009
Le prochain et tant attendu G 20 devrait se borner en un affrontement feutré opposant d’une part les Etats-Unis ardents défenseurs de stimuli fiscaux supplémentaires de l’ordre de 2% du P.I.B. de chaque pays et les nations d’Europe Continentale d’autre part qui plaideront avec ferveur pour une intensification de la réglementation des marchés et des intervenants financiers.

 Les Européens feront en effet valoir des arguments certes compréhensibles selon lesquels, alors que ces stimuli se justifiaient amplement il y a une année, plus aucune nation ne peut aujourd’hui se permettre d’aggraver davantage ses déficits déjà gigantesques en taxant moins ou en dépensant plus.

Pour autant, les mesures visant à étoffer la réglementation financière qui devraient être adoptées à l’issue de ce G 20 risquent de laisser les partisans d’une régulation accrue sur leur faim car les Etats-Unis - préoccupés tout d’abord par le sauvetage immédiat de leur système bancaire - regardent poliment ailleurs. Du reste, nul ne se fait des illusions quant à une éventuelle perte d’influence sur le Gouvernement des Etats-Unis du tout puissant lobby financier dont sont issus l’actuel Secrétaire d’Etat au Trésor Geithner mais également des membres éminents de l’équipe Obama comme Lawrence Summers. La réalité est que, en dépit des déclarations d’intention de l’élite de la communauté internationale qui se réunit à Londres début Avril - et des gesticulations théâtrales de certains responsables politiques - ce G 20 ne marquera très probablement pas les esprits car la politique - même au plus haut niveau - ne pourra strictement rien dicter de contraire à ses intérêts à un secteur financier omnipotent.

Les vraies questions resteront très vraisemblablement en suspens car aucun Chef d’Etat ou de Gouvernement n’osera remettre en question la toute puissance des conseils d’administration au sein des entreprises ou analyser sans ménagement la gestion des risques calamiteuse des institutions financières. De même, aucun responsable politique - fut-il au plus haut niveau - n’osera attaquer frontalement le système financier afin de le démanteler et d’en réduire l’influence considérable tout comme aucun politicien au pouvoir n’émettra la suggestion d’allouer - une partie au moins - des immenses ressources de ce secteur financier vers d’autres secteurs plus productifs et moins volatils.

Le prochain G 20 à Londres ne sera même pas comparable au dixième d’un Bretton Woods, tout au plus un "business as usual " tendance Bling Bling où Obama effectuera sa première apparition à un sommet international, où certaines nations de seconde zone seront invitées afin de donner bonne conscience à d’autres qui amuseront la galerie avec leur show habituel...

Du reste, qui espère-t-on berner en prétendant que "des solutions globales doivent être apportées à un problème global" ? Pourquoi s’obstiner en effet à coordonner les politiques économiques dès lors que les réponses aux problèmes dans les divers pays développés devraient précisément se différencier du fait de contextes parfois assez dissemblables ? La récession touche certes toutes ces nations mais les approches ne sauraient se confondre d’un pays à l’autre eu égard aux différences structurelles, fiscales et de politique monétaire qui y prévalent.

Ainsi, pendant que les responsables politiques Allemands et Français s’opposent à adopter des stimuli fiscaux supplémentaires, les Etats-Unis et la Grande Bretagne - dont les déficits budgétaires respectifs devraient avoisiner 10% de leur P.I.B. - plaident pour davantage de mesures de relance...Ainsi, alors que les Etats-Unis et la Grande Bretagne avaient déjà abordé cette crise avec des déficits importants causés par des réductions d’impôts pour les premiers et de fortes dépenses Gouvernementales pour la seconde, la quasi totalité des pays de l’Union Européenne entraient dans la crise avec des comptes nettement plus sains grâce aux critères de Maastricht. Pour autant, et en dépit de déficits publics Européens qui devraient se situer entre 5 et 7% du P.I.B. de la grande majorité des pays de l’Union, cette dernière n’est en rien disposée à stimuler massivement son économie alors qu’elle en aurait les moyens et faciliterait ainsi du coup une sortie de crise au niveau mondial.

Contrairement à leurs homologues Américains, les responsables Européens négligent en effet le moteur fondamental de toute reprise économique qui est la confiance : Il est totalement illusoire de croire que des discours rassurant sur la maîtrise des déficits relanceront une consommation où seules des mesures de relance supplémentaires et substantielles y réussiront.

La confiance étant ainsi l’élément clé, l’échec annoncé de ce G 20 aurait effectivement eu des conséquences dévastatrices si l’opinion publique s’était seulement attendu à quelque mesure décisive ! Hormis les sourires de façade et les discours emphatiques, chaque bloc persistera très vraisemblablement sur sa lancée, les Etats-Unis ayant donc toutes les chances de se sortir en premier de la crise.

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Samedi 14 juin 2008

LE MONDE | 14.06.08 | 14h32  •  Mis à jour le 14.06.08 | 14h32

 

LONDRES CORRESPONDANT

Adam Thompson, 29 ans, broie du noir. En 2006, avec son épouse Célia, ce technicien de la Royal Air Force a payé 96 950 livres (123 186 euros) l'acquisition d'une petite maison mitoyenne à Birkenhead, dans la banlieue de Liverpool, dans le nord de l'Angleterre. Le couple avait contracté auprès de la Coventry Building Society un emprunt de 113 000 livres, soit 125 % du prix de vente, afin de pouvoir se payer également des vacances et une voiture.

 

69 % : part des ménages britanniques propriétaires de leur logement.

20 % : part des ménages louant des logements sociaux.

10 % : part des ménages locataires dans un logement privé.

11,8 MILLIONS : nombre de prêts hypothécaires.

1 200 MILLIARDS DE LIVRES : valeur du portefeuille de prêts.

26,1 MILLIARDS DE LIVRES :  valeur des prêts octroyés en avril 2008.

27 100 : nombre d'expropriations en 2007.

1,1 % : pourcentage des débiteurs en retard.

173 583 LIVRES : prix moyen d'une maison (contre 181 584 en mai 2007).

 

Aujourd'hui séparés, les Thompson ont mis leur bien sur le marché pour 105 000 livres. Le duo ne peut plus payer la mensualité de 654 livres par mois, Célia ayant perdu son emploi. L'agence immobilière leur a récemment annoncé que vu l'état du marché, pour attirer le chaland, une ristourne de 15 % à 20 % est nécessaire. En cas de vente, après les frais de cession, nos jeunes gens devront 30 000 livres à la caisse hypothécaire. "Avec mon salaire de militaire et l'envolée du coût de la vie, il m'est impossible de rembourser pareille somme", soupire l'aviateur.

Au Royaume-Uni, le "negative equity" est de retour comme aux pires heures de la récession du début des années 1990. D'ici à 2010, deux millions de Britanniques disposeraient d'emprunts contractés lors de l'achat de leur bien immobilier supérieurs au prix de cession... lorsqu'il est possible de vendre.

Car à en croire une étude de Morgan Stanley, les prix devraient baisser de 10 % en 2008 et d'autant en 2009. D'après la société Nationwide, baromètre du marché, le coût moyen d'un bien est tombé de 2,5 % en mai, contraction la plus brutale depuis le début de ce type d'enquête, en 1991.

NATION DE PROPRIÉTAIRES

Enfin, selon un rapport publié par la société Zoopla, la valeur du marché immobilier britannique a baissé de 288 milliards de livres depuis la déconfiture en septembre 2007 de la banque Northern Rock, victime du subprime.

La combinaison de la crise du crédit, de l'effondrement de l'immobilier et des rumeurs de récession économique a enclenché une spirale infernale. Nombreux sont ceux qui sont incapables de faire face à des charges de remboursement devenues hors de proportion avec leurs revenus. A écouter The Council of Mortgage Lenders, l'association des fournisseurs de crédits au logement, 45 000 familles seront contraintes cette année d'abandonner leur maison à leur créancier, soit une hausse de 50 % par rapport à 2007.

Premier étage de la Nat West Bank d'Hammersmith. Un jeune couple impatient de s'engager sur l'"échelle de l'immobilier" (housing ladder), une obsession dans cette nation de propriétaires, est abattu. Les taux les plus intéressants - et ils ne sont pas nombreux - sont réservés à ceux qui peuvent se permettre d'investir cash une somme représentant au moins le quart de la transaction. Les primo-accédants doivent mettre 10 % en liquide sur la table et disposer d'un garant. Le prêt ne peut dépasser quatre fois le salaire brut. Nos deux tourtereaux devront continuer à louer un appartement. Nat West refuse un bon tiers des demandes d'emprunt, suivant en cela l'exemple de ses confrères. Les 1,5 million de sujets de Sa Majesté qui doivent renouveler leur prêt dans le courant de l'année ont du souci à se faire.

King Street, la rue marchande d'Hammersmith, compte une douzaine d'agences immobilières, témoignage de la période euphorique entre 1997 et 2007 avec des prix qui explosaient à Londres. La plupart des établissements refusent aujourd'hui de vendre les propriétés les plus touchées par la baisse des prix, comme les petits appartements neufs.

Tout le monde est concerné. Les promoteurs immobiliers chancellent. Les cours de Persimmon, Taylor Wimpey et surtout Barratt Developments ont chuté de manière dramatique. Selon le patronat du bâtiment, 15 000 emplois seraient menacés avant la fin de l'année. L'énorme industrie créée dans la foulée du boom immobilier - construction, jardinage, bricolage, plomberie, électroménager, lignes téléphoniques à haut débit - est aussi au coeur du cyclone.

Les Britanniques sont en pleine dépression. "La tourmente touche à ce que le consommateur a de plus précieux, son logement, traditionnel réservoir de richesse. La crise mine d'autant sa confiance dans l'avenir que la Banque d'Angleterre pourrait augmenter les taux d'intérêt en raison du bond de l'inflation", indique Howard Archer du consultant Global Insight. Ce royaume, où 50 % des prêts hypothécaires sont encore à taux variable, supporte mal les tensions du loyer de l'argent. Le gouvernement Brown est assis sur un baril de poudre.

Marc Roche

 

Tout va bien en Angleterre, le chômage a fortement baissé, tout va trés bien nous serine t'on à longueur de semaines en donnant le Royaume uni comme l'exemple à suivre ......
En France aussi tout va bien, l'inflation est "bonne" (près de 3,5% seulement, voyons ! ) les salaires et les pensions suivent évidemment constatez vous  en regardant avec tristesse votre relevé de banque à la fin du mois. Vous vous en rendez compte aussi en allant faire vos courses, en faisant le plein......
Et puis soyez contents le chômage baisse, mais la pauvretéc augmente, curieux paradoxe !
Un des plus petits PDG du CAC40 ne gagne pas tout à fait  1 petit million d'euros dans l'année et vient de se faire voter en conseil d'administration un "parachute dorée" mais cela ne vous concerne pas (cherchez son nom, il est  dans le Val de Marne.....)

De qui et de quoi vous plaignez vous ?
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Mardi 11 mars 2008

Libé- QUOTIDIEN : mardi 11 mars 2008

 

 

Seulement 5 % de hausse de prix dans l’alimentaire ? Quinze jours après la folle semaine d’emballement médiatico-politique, à la suite de l’enquête de 60 millions de consommateurs sur les prix de l’alimentaire dans la grande distribution, Christine Lagarde, la ministre de l’Economie, a tenté hier un périlleux exercice de rétropédalage. On se souvient que le gouvernement avait pourtant accrédité la flambée des prix dénoncée par l’enquête de 60 millions de consommateurs, qui relevait les hausses les plus spectaculaires (jusqu’à 45 %) mais refusait de chiffrer une moyenne. Hier, sur LCI, Lagarde a commenté en avant-première les résultats de l’enquête de l’Observatoire des prix et des marges créé en novembre. Dans ce cadre, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a procédé à des relevés sur les produits alimentaires, d’hygiène et d’entretien dans 5 700 magasins, surtout des grandes surfaces, inspectant les prix facturés par les fournisseurs aux centrales d’achats puis les prix de reventes de ces dernières. Et que conclut l’enquête ?«Une hausse de l’ordre de 5 % entre février 2007 et février 2008», a indiqué Lagarde. Soit un tout petit peu plus que l’indice Insee de janvier.

Faux ! archi faux et chaque consommateur le sait pour le vivre chaque fois qu'il fait ses provisions.
Lagaffe ne fait pas ses courses elle-même sinon elle se rendrait compte combien ses services savent manipuler les chiffres pour lui plaire !

 
 
 
- Par webmasters94
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Dimanche 2 mars 2008

Ces deux Ministres (dont le dernier assure qu'il fait les courses lui-même et n'a rien remarqué) semblent émettre  des doutes sur l'enquête de 60 millions de consommateurs et recommandent à chacun de vérifier par eux-mêmes tout en annonçant à grand fracas qu'ils vont diligenter une enquête.

Depuis des années, nous nous ravitaillons chaque mois au même magasin ATAC et nous avons l'habitude de conserver les tickets de caisse sur plusieurs mois.

Voici un exemple : 
le litre de lait bio Lactel acheté en septembre 2007 était à 1,04 euro
le litre de lait bio Lactel acheté en janvier 2008 était à 1,27 euro
Bilan : 22% d'augmentation
Pour compléter l'info début 2007 il était à 0,95 soit +33,7% en un an

Nous pourrions citer d'autres exemples, cela ne manque pas,  car le comparatif pourrait s'étendre à d'autres produits que nous  achetons réguliérement (les yaourts, le fromage blanc et j'en passe)

Quelles réponses vont nous apporter leurs stratéges de Bercy ???
Sans doute faut-il  aller acheter aux magasins discount qui en effet sont de plus en plus fréquentés mais dont la qualité n'est pas toujours au rendez-vous.

Nos retraites ont augmenté de 1,11% en janvier 2008, quant aus salaires il vaut mieux sans doute ne pas en parler.
Comment peuvent vivre ceux qui ont des petits revenus (salaires, retraites) ?

De qui se moque t'on Monsieur Bling-bling ?

Evidemment nous pourrions ne pas prendre le lait bio mais je doute que le "normal" soit resté au même prix
sur ces derniers mois.

- Par webmasters94
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Mardi 26 février 2008
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Confrontés à la hausse de l'alimentation, les mousquetaires du gouvernement montent en ligne contre la vie chère. Un coup d'épée dans l'eau ?

C'est l'enquête de l'Institut national de la consommation (60 millions de consommateurs) qui a allumé la mèche. Il y a quelques jours déjà, le cabinet Nielsen Panel faisait état d'une augmentation globale des prix de 2,39 % en janvier. Pour le quatrième mois consécutif. Avec des pics à + 10 % pour les pâtes, le lait et les oeufs.

Certes, l'envolée du prix des denrées alimentaires est un phénomène mondial (demande chinoise, développement des biocarburants, spéculation sur les matières premières). Mais cette fois, fabricants et distributeurs sont clairement accusés de profiter de l'aubaine pour faire leur beurre (1).

Une polémique qui tombe mal pour le gouvernement

Réactif, François Fillon a aussitôt convoqué les ministres de l'Économie, de l'Agriculture et de la Consommation pour prendre des « mesures » immédiates. Le Conseil de la concurrence devrait également être saisi « sans délai », à la demande de l'UMP.

Relayant le patron de la FNSEA, Michel Barnier, ministre de l'Agriculture, a tenu pour sa part à dédouaner les agriculteurs : « Ne cherchez pas la responsabilité chez des gens qui bossent et sont souvent mal payés
»

Pour le gouvernement, cette nouvelle polémique sur le pouvoir d'achat tombe mal, à quinze jours des municipales. Et puis il y a le médiatique Michel-Édouard Leclerc qui - pour se démarquer de son concurrent de la FCD Jérôme Bédier - souffle sur les braises, parle d'une poursuite de l'augmentation, de 4 %, chaque mois, au cours du premier trimestre...

Bref, il était urgent de jouer les pompiers. Sans attendre l'application, dès mars, de la « loi Chatel » qui doit théoriquement permettre aux consommateurs de récupérer une partie des avantages obtenus des fabricants par la grande distribution, les fameuses « marges arrière ».

Opérations « coup de poing »

François Fillon s'est donc mis à la baguette : « Il y a manifestement des abus de la part des industries et des distributeurs qui profitent des hausses des matières premières agricoles pour accroître leurs marges ! ».

Et d'annoncer des actes : une opération « coup de poing » sera conduite, dès aujourd'hui, par les services du ministère de l'Économie, avec pour objectif de « voir où sont les abus » qui ont conduit à cette explosion de certains prix. D'autre part, « dix produits phares » seront analysés « d'ici à la fin de la semaine ». Enfin, le Premier ministre a demandé la publication, dès le 10 mars, des « premiers résultats de l'Observatoire des prix et des marges », créé en novembre 2007.

Une mobilisation générale - et un peu tardive - du gouvernement qui intervient au moment où la grande distribution, justement, négocie ses « contrats de référencement » annuels avec ses fournisseurs : qui achètera quoi à qui, au meilleur prix. Or, rien n'empêche légalement un distributeur d'accepter une hausse de 1 % sur le prix du lait et d'en répercuter 3 % sur l'étiquette. Et comme les prix sont libres...

(1) Prix relevés par « 60 millions » sur les sites Internet ooshop.com (Carrefour), auchan-direct.fr, expressdrive.fr (E. Leclerc de Roques-sur-Garonne), driveu.fr (Hyper U des Herbiers), expressmarche.com (Intermarché d'Angers). 


Ouest France


On s'extasie, oui vraiment, de la réactivité de notre Gouvernement face à cette inflation. Et pourtant, les signes annonciateurs ne manquaient pas: flambée du prix des matières premières agricoles, notamment avec la spéculation boursière, etc.. 

Mais aussi, l'inquiétude depuis ces dernières semaines côté BCE et Commision de Bruxelles concernant l'inflation dans tous les pays de l'Union Européenne. Vaut mieux nous cacher tout çà en nous serinant avec les bondieuseries de Sarkopipo!..

Et ce bon Ministres de l'Agriculture de nous dire hier, que ce n'est pas de la faute des agriculteurs "qui bossent et sont souvent mal payés", quand on sait que les céréaliers, déjà enfants gâtés de l'UE, ont accru leurs bénéfices de 200% en 2007!.. Contrairement tous les agriculteurs ne pleurent pas..

Et M. Fillon de déclarer qu'il faudrait plus de concurrence dans la grande distribution.. Ils se fout carrément de nous. Tout le monde sait que les groupes de grande distribution se sont de tout temps partagé le territoire et qu'ils s'alignent les uns les autres sur les prix de chacun..

Va-t-on dire que c'est une fausse concurrence, qu'il y a entente illicite?... Au lieu de faire des "opérations coup de poing" inutiles, messieurs nos gouvernants, faites confiance dans les relevés de prix des associations de consommateurs et dans les enquêtes qu'ils mènent depuis des années sur les circuits de distribution, sur les importateurs, sur les grossistes aussi...
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Dimanche 24 février 2008

NOUVELOBS.COM | 24.02.2008 | 18:47

Près de la moitié des 1.055 références de produits laitiers et céréaliers comparés chez Carrefour, Auchan, Leclerc, Intermarché ou Hyper U, ont augmenté (dont 200 de plus de 10%).

 


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Un baromètre de 60 Millions de consommateurs, à paraître mardi et publiée dimanche 24 février, indique que les prix de certains produits alimentaires à base de lait et de céréales ont fortement augmenté entre novembre et janvier, jusqu'à +48%. Selon le numéro de mars du mensuel de l'Institut national de la consommation, la plupart des beurres, des yaourts, des pâtes, des céréales, des biscottes, des pains de mie, du riz et des jambons ont vu leurs prix s'envoler de 5% à 48% entre novembre et janvier.
Près de la moitié des 1.055 références de produits laitiers et céréaliers comparés chez Carrefour, Auchan, Leclerc, Intermarché ou Hyper U, ont augmenté (dont 200 de plus de 10%).

"Quelques pour cent"

Toujours selon l'observatoire, moins de 60 références ont baissé "de quelques pour cent".
Les hausses ont été enregistrées tant pour les produits de grandes marques, que pour les marques de distributeurs (MDD).
"Nous ne nous attendions pas à des hausses d'une telle ampleur. La flambée est intervenue début janvier", souligne Marie-Jeanne Husset, directrice de rédaction du mensuel.

 

 

 
 
 

 

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Mardi 19 février 2008
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Des ouvriers de l'usine Kléber de Toul bloquent l'entrée du site que la maison-mère Michelin fermera en 2009, le 14 février 2008.

Jean-Christophe Verhaegen AFP ¦ Des ouvriers de l'usine Kléber de Toul bloquent l'entrée du site que la maison-mère Michelin fermera en 2009, le 14 février 2008.

 
Alors que de nombreuses usines sont menacées de plan social ou de fermeture, 20minutes.fr fait le point sur le dynamisme industriel français

Une longue liste de plans sociaux ou de fermetures d’usine

Le site ArcelorMittal de Gandrange est celui dont on parle le plus. Alors que
le conseil d’administration a décidé la suppression de 700 emplois en France, tout en promettant que tous les salariés de l’aciérie seraient reclassés, Nicolas Sarkozy s’est engagé à investir dans l’usine pour éviter sa fermeture annoncée. Un engagement qui doit encore être précisé, selon la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, beaucoup plus prudente.

A Toul, le sort des employés de
l’usine Kleber de Michelin semble scellé. La direction du groupe de pneumatique français a confirmé, vendredi, la fermeture du site en 2009. A Saint-Dizier, c’est une usine Miko qui est menacée de 254 suppressions de postes sur 493.

A Bordeaux, le
site de Marie Brizard devrait également fermer, le groupe Belvédère, propriétaire du site, ayant annoncé, début janvier, la délocalisation de 68 postes vers le siège social d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) et de 19 autres à Lormont. De même, le site Ford de Blanquefort, près de Bordeaux, est menacé de fermeture. Toujours à Bordeaux, l’usine Flextronics, l'ex-Solectron, a fermé ses portes, fin octobre, entraînant le licenciement de 540 salariés - contre 4.000 en 2000. En novembre, c’était l’usine de couture Ecce (prêt-à-porter haut de gamme) de Poix-du-Nord qui mettait la clé sous la porte pour cause de délocalisation en Pologne. Enfin, près de Starsbourg, l'usine Dow AgroSciences de Lauterbourg a annoncé en décembre qu’elle fermera progressivement, entre les troisièmes trimestres 2008 et 2009.

Qu’est-ce que la désindustrialisation?
C’est la diminution de la part de l’emploi industriel dans l’emploi total en France. Selon
la Dares, l’industrie a perdu 1,3% de ses emplois sur les 12 derniers mois. Un recul qui n’a pas handicapé la création d’emplois dans l’Hexagone, où 297.700 ont été créés en 2007. Problème: ces postes l’ont été en majorité dans des secteurs à faible valeur ajoutée, comme les services à la personne et les services aux entreprises. Pas de quoi se montrer très compétitifs, donc, comme l’explique Eric Heyer, directeur Adjoint au département analyse et prévision de l’OFCE, pour qui la France ne peut concurrencer les pays aux économies émergentes sur les produits à faible valeur ajoutée.

De nouveaux enjeux compris dès 2005. «C’est donc bien le mauvais positionnement, géographique et sectoriel, mais surtout le déclin de sa position relative dans les produits de qualité et de haute technologie qui est le réel enjeu de la désindustrialisation en France», affirmait alors le rapport «
Désindustrialisation, délocalisations» de Lionel Fontagné et Jean-Hervé Lorenzi, publié en 2005 par le Conseil d’Analyse Economique (CAE). Surtout, ce rapport relativise la portée de la désindustrialisation en France, évoquant «un phénomène assez naturel, dans lequel les délocalisations n’auraient qu’une responsabilité réduite». La situation est donc loin d’être la même que celle de la grande période de désindustrialisation (1980-1995), où «la taille des entreprises françaises s'est homogénéisée et a diminué en moyenne d'un tiers», selon Eric Maurin, économiste à l’EHESS. Rien de comparable aujourd’hui. «On ne peut pas parler d’une accélération des suppressions de postes ou d’une vague atypique de fermeture de sites, juge Xavier Lacoste, président du cabinet de conseil Altedia, dans «Les Echos». On assiste plutôt à la poursuite de restructurations sectorielles entamées depuis plusieurs années.»

La France est-elle toujours attractive?

Oui, selon Eric Heyer qui rappelle qu’elle est le 3è pays en termes d’investissements étrangers. «Les investisseurs apprécient la main d’oeuvre qualifiée, les infrastructures très développées et la position géographique de la France, ouverte sur l’Europe», assure-t-il. Pour preuve, plusieurs entreprises ont choisi de relancer le secteur industriel, comme Meccano à Calais ou Latecoere à Saint-Nazaire.


Sandrine Cochard - 20Minutes.fr
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Vendredi 1 février 2008

Parlons de la Société Générale.. et de la soupe que l'on nous fait avaler depuis une semaine, que ce soient M. Bouton, l'avocat de la SocGen, Mme Lagarde, M. Woerth et tant d'autres.

Pour eux, il n'est qu'un seul coupable, Jéröme K. La présomption d'innocence ne semble plus exister en France, il est jeté en pâture à tous les médisants et ragoteux, tout cela pour tendre un nuage de fumée sur le reste. C'est l'arbre qui cache la forêt.

Cela permet de faire oublier les 2 milliards d'euros perdus par la SocGen à cause de la crise des subprimes américaine.

Cela permet de ne pas trop parler des offres d'OPA sur la SocGen par des banques françaises et européennes...

Mais, cela n'empêche pas Notre Seigneurie de pousser M. Bouton à la démission, parce qu'il ne sait pas ce qui se passe dans son entreprise.
Nous pourrions proposer à Notre Seigneurie sa démission puisqu'il ne sait ou/et refuse de voir ce qui se passe dans son beau royaume, et qu'il ne pense qu'à se promener à l'étranger..

Et nous sommes heureux de l'entendre dire que s'il est OPA sur la SocGen, ce ne doit être qu'une entreprise française qui soit l'heureuse élue. L'Europe, dans ces cas-là, on s'en fout!

- Par webmasters94
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Le courage...

c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques" 

Jean Jaurès, Discours à la jeunesse, 1903

Urgent !

Signons tous les pétitions : 


 Pour que le PS se mette au travail

http://www.nouvellegauche.fr

Agenda

 
15/01/08
Ségolène Royal invitée sur   Europe 1 à 8 h 15

 

 




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