migrants et droits de l'homme

Samedi 14 mars 2009

Un lycéen a mis en ligne un site sur les réformes Darcos. La police s’est déplacée dans son établissement pour obtenir son dossier scolaire
Hélène Bréault | 13.03.2009, 07h00

Stéphane* , un lycéen de 15 ans habitant à Bry-sur-Marne, ne se doutait pas que créer un blog aurait de telles conséquences. A peine en service, son site consacré aux réformes Darcos a été repéré par la police . « C’est même la DCRI (NDLR : Direction centrale du renseignement intérieur) ,ex-renseignements généraux, qui s’est présentée dans son établissement du Perreux pour demander son dossier scolaire », détaille Johan Ankri, conseiller municipal de Bry (PS).

Le jeune homme n’a toujours pas compris ce qui a pu se passer… « J’ai participé aux manifestations contre les réformes Darcos et les suppressions de postes, raconte Stéphane, élève de seconde. Avec un ami, nous avons pensé qu’il serait intéressant de créer un blog pour informer les jeunes du Val-de-Marne des mouvements de grève, expliquer les réformes et leurs conséquences. » Le blog CIL 94170 (Comité indépendant lycéen) est mis en ligne pendant les vacances de Noël et, début janvier, après une rapide discussion téléphonique avec une journaliste, s’est retrouvé dans les colonnes d’un hebdomadaire.

« Que fait-on du droit d’expression ? »

« En rentrant de vacances, le 5 janvier, on a un peu parlé du blog entre nous, mais sans plus. Le lendemain, le conseiller principal d’éducation est venu me chercher en classe et m’a interrogé sur le site. J’ai appris que deux policiers étaient venus au lycée pour avoir des renseignements sur nous et nos parents. Depuis je n’ai pas de nouvelles. Je sais seulement que le blog a été désactivé il y a quelques jours et c’est frustrant. » Une décision prise apparemment par le cocréateur du blog.
Pour les parents de Stéphane, par ailleurs délégué de classe et membre du conseil municipal des jeunes de Bry, l’enquête de police est disproportionnée. « Que fait-on du droit d’expression ? s’insurge son père. Ces deux adolescents ont simplement voulu s’impliquer dans la vie citoyenne, ouvrir le débat sur les réformes de l’Education. Maintenant, on leur demande de s’écraser, de ne pas faire de vagues, c’est inacceptable. » Les parents vont engager des démarches pour savoir si leur fils sera fiché dans une quelconque base de données policières.
Johan Ankri a écrit à plusieurs parlementaires et au ministère de l’Intérieur pour « faire part de son indignation devant ce comportement de l’Etat, qui constitue une atteinte à la liberté d’opinion et au droit d’expression. »
Contacté, le ministère de l’Intérieur n’a pas apporté de précisions sur cette affaire. Stéphane va poursuivre son engagement citoyen au sein du conseil municipal des jeunes de Bry. « La leçon que j’ai retenue de cette histoire, c’est : Tais-toi quand tu parles. »
* Le prénom a été changé.

Le Parisien


Un merci pour le commentaire : en échange =

allez faire un tour pour voir cet article
«Et si la France était en train de devenir un pays soviétique ?»
http://aliciabx.over-blog.com/article-28429017-6.html

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Dimanche 2 mars 2008

7166fd1fac43075200f00422ee86b35c.jpegLa soi-disante secrétaire d'état aux droits de l'homme Rama Yade a encore raté une excellente occasion de se taire. Elle aurait sans doute mieux fait d'accompagner Nicolas Sarkozy en Afrique du Sud. Ou même de démissionner lorsque le chef de l'état avait reçu Khadafi.


Georges Mothron, maire sortant UMP d’Argenteuil, est un véritable humaniste.

Il fait partie de ces justes qui, surfant sur la peur générée par les attentats terroristes de Madrid, ont signé en avril 2004 une proposition de loi visant à rétablir la peine de mort pour les terroristes. A l'initiative de cette loi on retrouve d'ailleurs l'homophobe Christian Vanneste.

En 1992, Georges Mothron promulgue son premier arrêté anti-mendicité, arguant de la présence d'un réseau de mendicité (finalement bidon) venu des pays de l'Est. Il sera annulé par le prefet. Il récidive en 2005, prétextant cette fois ci une  « gêne olfactive anormale » et une épidémie de gâle. Rebelotte en août 2007, mais cette fois-ci la mesure est censée durer jusqu'en 2011... Elle ne tiendra pas un mois.

En juillet dernier, il atteint le summum avec sa célèbre tentative d'utiliser du « Malodore », un puissant répulsif, pour éloigner les Sdf du centre-ville. Comme les employés municipaux refusent de l'épandre, on le donne aux agents d'entretien d'un centre commercial. Ils pourront le diffuser eux-mêmes aux alentours des sorties de secours où se regroupent les Sdf. Finalement, il abandonne sous la pression, entre autres, de Christine Boutin et de Martin Hirsh.

Humaniste, le Georges Mothron, disions nous.

Donc Rama Yade, secrétaire d'état aux droits de l'homme, est venue le soutenir dans le cadre des municipales. Logique.

 

 

« Il faut tout tenter dans une ville, il faut essayer. », a-t-elle déclaré dans un élan débonnaire. « Un maire n'agit pas parce qu'il se réveille un matin et qu'il a envie de faire comme il veut. Il répond aux préoccupations d'une population. »

Après le tollé suscité par ces propos, la secrétaire d'état aux droits de l'homme (j'insiste, secrétaire d'état aux droits de l'homme !) est revenue aujourd'hui sur ce qu'elle avait dit.. « Evidemment que c'était une idée condamnable, malheureuse, que je condamne totalement », a-t-elle tenté maladroitement. « L'idée n'a jamais été mise en oeuvre et c'était un débat d' il y a six mois qui a été condamné unanimement. Je ne justifie rien du tout  »

Allez, soyons sérieux cinq minutes. A quel moment a-t-elle été la plus sincère ? Quand elle a justifié les mothroneries de son nouveau copain de l'Ump, ou lorsqu'elle a fait semblant de les condamner ?


http://rienneleprouvepas.blog.20minutes.fr


Nous pourrions nous demander pourquoi elle n'intervient pas dans son propre pays, à propos des réfugiés du Nord Pas de Calais qui errent dans les bois et les villes essayant de passer en Grande Bretagne, des conditions de rétentions des étrangers en attente d'expulsion (nos petits Guantanamos) et aussi des lois que l'on vote, notamment la rétention à vie de détenus "dits" dangereux.. Sans oublier, les trafics de prostituées..

C'est cela aussi les Droits de l'Homme, Mme Yade, çà se passe près de chez vous. 

Un petit conseil encore: chaque année, Amnesty International publie un rapport sur le respects des Droits de l'Homme à travers le monde, et, chaque année, la France est épinglée. Lisez donc ce rapport au lieu de hurler aux loups!....

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Mardi 26 février 2008
Le premier secrétaire du PS , François Hollande , a dénoncé hier la politique migratoire de Nicolas Sarkozy , après avoir visité un centre de rétention administrative (CRA) à Vincennes (Val-de-Marne). « Le constat que l ’ on peut faire, c ’ est que la politique du chiffre voulue par Nicolas Sarkozy et le gouvernement, et dont Brice Hortefeux est le promoteur, aboutit à mettre dans ce centre des personnes qui ne devraient pas y être et qui seront finalement libérées, parfois au bout de 32 jours de rétention » , a déclaré François Hollande. Selon Serge Blitzko, qui accompagnait François Hollande, 5.800 personnes seraient, en effet, passées en 2007 par Vincennes, dont 1.700 ont été expulsées. 

« Du chiffre dans la rétention »
 
Le député-maire de Tulle a mis en cause « le caractère extrêmement pernicieux de la politique du chiffre du gouvernement » , qui s ’ est fixé un objectif de 26.000 expulsions cette année, en estimant qu ’ elle conduisait « à faire du chiffre dans la rétention » . Cela « crée une tension palpable dans les centres de Vincennes » , où plusieurs incidents récents ont eu lieu (tentatives d ’ incendie de chambres, de suicide, notamment), selon François Hollande. Il s ’ est inquiété « des conséquences humaines de cette politique » . 

Le Télégramme


Et bien entendu, lorsque cespersonnes retenues à tort sont "libérées", l'Etat accorde-t-il des Dommages et Intêrets? 
Si la personne a entre temps perdu son emploi, l'Etat s'engage-t-il à lui retrouver un autre emploi ou à le faire réintégrer là où il travaillait précédemment?

NON, bien sûr!...
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Lundi 25 février 2008
Sans-papiers. Selon la LDH, les forces de l’ordre auraient utilisé leur Taser, mi-février.
 
Que s’est-il passé exactement dans la nuit du 11 au 12 février dans le centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes (Val-de-Marne) ? Selon la Ligue des droits de l’homme (LDH), des sans-papiers retenus dans ce centre, en attendant leur expulsion du territoire français ou de passer devant un tribunal, ont été victimes de brutalités policières. L’un d’eux, Khaled, âgé d’une vingtaine d’années, aurait subi un tir de Taser. Touché à la poitrine, il a perdu connaissance. Ce qui a nécessité son transfert par les pompiers à l’Hôtel-Dieu, l’hôpital du centre de Paris, qui fait office d’unité médico-judiciaire.

Le jeune homme restera hospitalisé pendant deux jours. On lui a posé une attelle au bras. Un certificat médical fait état de «contusions dorsales et à la face», nous a indiqué son avocat, MSylvie Boitel. Une enquête de l’IGS (Inspection générale des services, la police des polices) est en cours. A la préfecture de police de Paris, un interlocuteur nous a confirmé que des incidents entre policiers et retenus ont bien eu lieu dans le centre de rétention de Vincennes et que l’un des retenus a déposé plainte auprès de l’IGS. En revanche, les versions divergent sur l’origine des incidents, le nombre de tirs de Taser auxquels a procédé la police, et le nombre de personnes blessées. Pour la Ligue des droits de l’homme, tout a commencé par une banale prise de bec entre retenus et policiers.

Télé. «Dans la nuit du 11 au 12 février, l’administration du centre […] décide de procéder à un appel de tous les retenus», nous a indiqué Jean-Pierre Dubois, le président de la LDH. «Vers 23 heures, un des policiers éteint sans un mot la télé que regardaient des retenus.» Le ton monte. Des renforts de police arrivent. Six retenus, qui disent avoir été insultés, «sont enfermés dans une chambre» avec des policiers, dont Khaled. C’est à ce moment-là qu’il aurait subi le tir de Taser à bout portant au niveau de la poitrine. Un autre retenu nommé Samir a également été admis à l’Hôtel-Dieu. Lui aussi aurait subi un tir de Taser. De même qu’un troisième homme. Mais pour la préfecture de police de Paris, il n’y a eu qu’un seul tir.

Matelas. En tout cas, les incidents sont confirmés par la Cimade. Dans un communiqué, cette association présente dans le centre de rétention de Vincennes fait état d’une «intervention musclée» d’une soixantaine de policiers dans la nuit du 11 au 12 février, qui a «entraîné l’hospitalisation de deux personnes». Les autres retenus sont renvoyés et confinés sans ménagements dans leurs chambres.

Plus tard dans la nuit, les incidents vont reprendre. Des retenus mettent le feu à leurs matelas dans deux chambres pour protester contre le comportement de la police. Nouvelle arrivée de renforts. Cette fois, «on fait descendre dans la cour tous les retenus, y compris ceux qui dormaient et n’avaient été mêlés à aucun des incidents précédents», affirme la LDH. Dans le froid hivernal, des personnes sont couvertes. D’autres pas. Tout le monde sera fouillé. Ça prend du temps. L’opération va durer «jusqu’à 4 heures du matin».

Selon la Cimade, depuis la fin décembre 2007, «les tentatives de suicide, automutilations, grèves de la faim, départ de feu se sont multipliés dans ce centre de 280 places». Pour l’association, «il symbolise l’industrialisation de la rétention et de l’expulsion des sans-papiers». 



TONINO SERAFINI
LIBERATION : lundi 25 février 2008


Les "incidents" se multiplient dans les CRA depuis quelques mois. Les medias n'en parlent pas souvent. Aujourd'hui, on emploie le Taser.. Et demain?.. La gégène, la baignoire?... Comme à Guantanamo?...

Tout çà pour faire du chiffre...
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Dimanche 24 février 2008

Environ 80 étrangers retenus au centre de rétention administrative ont signé un texte où ils dénoncent leur enfermement.

Le centre de rétention de Mesnil-Amelot (Illustration, Sipa)

Le centre de rétention de Mesnil-Amelot (Illustration, Sipa)

Environ 80 étrangers retenus au centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes ont signé un texte où ils dénoncent leur enfermement, et un "bon nombre" d'entre eux observent une grève de la faim, a-t-on appris, vendredi 22 février, auprès de la Cimade.
Ce mouvement touche le CRA 1 qui compte actuellement 124 personnes, selon l'association, qui est la seule habilitée à y entrer. Ce centre totalise en temps normal 140 places, mais certaines chambres sont indisponibles après les début d'incendie de la semaine dernière.
"Mercredi, beaucoup n'ont pas mangé, depuis certains ont recommencé à s'alimenter, d'autres non", a déclaré à l'AFP un membre de la Cimade sous le couvert de l'anonymat.
Selon la préfecture de police (PP) il y a eu au CRA 1 "un mouvement d'humeur" le mercredi 20 avec "refus de s'alimenter d'une grande majorité des retenus" mais "la situation est progressivement revenue à la normale le 21 au soir et est aujourd'hui normale".

"C'est pas une vie"

Joint par téléphone mercredi, un retenu ivoirien de 29 ans avait indiqué à l'AFP l'intention de nombre de retenus d'entamer cette grève de la faim. "C'est parti pour quatre jours. On veut être libérés, les gens pètent les plombs ici, ça va pas dans la tête, c'est pas une vie", avait-il affirmé.
Un communiqué, dont l'AFP a obtenu copie, a été rédigé par les retenus et signé par environ 80 d'entre eux dont des Marocains, Algériens, Maliens, Sénégalais, Chinois, Sri-lankais, Indiens, Egyptiens annonçant leur "décision de faire grève de la faim à partir de mercredi".
"Nous avons l'honneur de vous informer qu'on vit une situation difficile et très catastrophique (...) Notre place n'est pas ici", écrivent-ils.
Ils dénoncent des "provocations" des forces de l'ordre, de leur "manque de respect et de courtoisie".

Nombreuses récriminations


La vie quotidienne fait l'objet de nombreuses récriminations: "chambres sans chauffage", manque "d'eau chaude" et pas de viande hallal alors que "plus de 90% des détenus sont des musulmans".
La PP a également indiqué à l'AFP qu'il y a eu "un dysfonctionnement du chauffage ce week-end et que la première réparation qui a eu lieu lundi n'a pas tenue" mais que "la pompe a été changée jeudi".  




NOUVELOBS.COM | 23.02.2008 | 11:14 (avec AFP)
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Lundi 21 janvier 2008

21 janvier 2008 | Betapolitique


Sur le site Les amoureux au ban public, 17-01-2008

Une française arrêtée et contrainte de livrer son compagnon avant leur mariage

Communiqué de presse : Une française interpellée devant l’école de son enfant et contrainte de livrer son compagnon marocain qu’elle devait épouser le 26 janvier...

Mohammed Z., un marocain en situation irrégulière, et Leatitia V., ressortissante française ont décidé de se marier après deux ans de concubinage. Le couple dépose un dossier de mariage auprès de la Mairie de Dijon qui, suspectant un mariage blanc, saisi le Procureur de la République.

Une enquête est lancée et le couple est interrogé une première fois par la police. Quelques jours plus tard, le véhicule de Leatita est bloqué par deux voitures de police devant l’école de son fils de trois ans. Les fonctionnaires de police la menotte et l’informent qu’elle doit les conduire à son domicile pour que Mohammed soit interpellé. Leatitia proteste et signale qu’elle doit prendre son fils à la sortie de l’école. Les policiers l’obligent à monter dans leur véhicule en lui disant qu’ils ont prévenu l’école et que l’enfant ne sortira pas. Arrivés devant le domicile du couple, les policiers demandent à Leatitia d’ouvrir la porte. Celle-ci refuse dans un premier temps mais les policiers menacent d’enfoncer la porte. A l’intérieur du logement, Mohammed cède et ouvre.

Il est immédiatement interpellé et placé en garde à vue. Ce soir, Mohammed est au centre de rétention du Mesnil Amlelot (Roissy – 77) dans l’attente de son éloignement vers le Maroc. Il doit être présenté demain matin à 9h30 au juge des Libertés de Meaux (salle 208).

Une française interpellée, menotée et contrainte de livrer la personne qu’elle aime ! Une mesure d’élognement prononcée en vue de faire obtsacle à un mariage ! Un couple mixte séparé ! Les Amoureux au ban public dénoncent avec vigueur ces pratiques inadmissibles et ignobles dans un Etat de droit.

Nous demandons la libération immédiate de Mohammed


AFP, le 17/01/2008

Privé de papiers après le décès de sa femme : annulation de la décision

Le tribunal administratif (TA) de Melun a annulé fin décembre une décision de la préfecture du Val-de-Marne qui privait un Camerounais de titre de séjour peu après le décès de son épouse française, en août, a-t-on appris jeudi auprès de l’intéressé.

Le tribunal a aussi ordonné le réexamen de la situation de Basile Moumegni Dessom.

Habitant Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), M. Moumegni Dessom, marié depuis février 2004 avec une Française et disposant d’un titre de séjour "vie privée et familiale", s’était vu refuser son renouvellement après le décès de sa femme le 22 août, des suites d’un cancer.

Outre le refus de renouvellement, la préfecture lui avait notifié l’annulation de son titre de séjour et une obligation de quitter le territoire (OQTF) dans un délai d’un mois.

Lors de l’audience devant le TA, le 19 décembre, le commissaire du gouvernement (magistrat chargé de dire le droit) avait estimé que la décision de la préfecture, datée du 7 septembre, était prématurée dans la mesure où M. Moumegni Dessom, 38 ans, disposait d’un titre de séjour valable jusqu’au 9 novembre.

Dans son jugement du 28 décembre, dont l’AFP a obtenu copie, le TA observe que l’arrêté de la préfecture "procède ainsi à l’abrogation implicite" du titre de séjour dont disposait M. Moumegni Dessom "avant expiration de sa validité sans préciser pour quels motifs de droit".

M. Moumegni Dessom, qui ne travaille plus depuis le 9 novembre faute de papiers en règle, attend désormais le réexamen de sa situation.


Ces deux exemples, parmi d'autres, montrent bien le fossé qu'il existe entre les propos mesurés, policés, lisses et bien pensants que M. Hortefeux livre aux medias et ces méthodes indignes des Droits de l'Homme.

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Lundi 21 janvier 2008

Alors voilà, après avoir décidé du nombre d'"éloignés" (25.000 en 2008), souhaitant allonger le séjour des sans-papiers dans les Centres de Rétention Administrative (ces camps d'un autre âge), on va choisir et trier les "bons" migrants par origine et métiers.
Au risque de piller les ressources intellectuelles des pays émergents ou en voie de développement. Au risque de ne pas de fait pouvoir juguler l'immigration clandestine..

Parlons de ces clandestins que l'on parque en ce moment, ou de ces migrants errant dans le Nord-Pas de Calais. 
Les premiers pour la plupart travaillent, et participent donc à la richesse de la France, mais victimes de patrons peu scrupuleux, de filières d'immigration clandestine peu ou pas combattues, Notre Seigneurie ne les veut plus sur le sol français.
Les seconds, personne n'en veut et surtout personne ne sait comment faire. En premier lieu desquels Notre Seigneurie et M. Hortefeux. Et oui, il est souvent difficile, vis à vis des Droits de l'Homme, de la Comission Européenne voire de la Croix Rouge Internationale de les expulser si facilement. Même si l'on apprend que le nombre des demandeurs d'asile baisse significativement chez nous; ces derniers ne sont pas si bêtes que cela, et ont peur bien entendu du refus d'asile et des expulsions sans manière. D'autres nations sont bien plus accueillantes que la nôtre!

 

Une commission sur les quotas d'immigration va voir le jour

Le ministre de l'immigration, Brice Hortefeux, a annoncé, dimanche 20 janvier, la création d'un groupe de travail destiné à réfléchir à une modification constitutionnelle permettant d'instaurer une politique de quotas d'immigrants. Ce groupe de travail, qui sera mis en place fin janvier et devra boucler ses travaux fin avril, sera animé par Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel.

 

"VOLONTÉ D'OUVERTURE"

La commission comptera notamment parmi ses membres Jean-Jacques Hyest, sénateur UMP, président de la commission des lois, Kofi Yamgnane, membre du PS et ancien secrétaire d'Etat à l'intégration, et le démographe Hervé Le Bras, coauteur d'un ouvrage avec Jack Lang sur l'immigration. La présence de MM. Yamgnane et Le Bras est le signe d'"une volonté d'ouverture", a-t-on souligné dans l'entourage du ministre.

Le Conseil constitutionnel a déjà jugé la notion même de quotas contraire au principe d'égalité qui concerne aussi bien les Français que les étrangers. L'imposer doit donc nécessiter une modification de la Constitution. "Cette commission aura à réfléchir sur deux sujets : premièrement sur les quotas pour une immigration réussie et deuxièmement sur la simplification des juridictions", a précisé Brice Hortefeux, invité du "Grand rendez-vous" d'Europe1-TV5-Le Parisien.

Une politique de quotas consiste à admettre l'entrée d'étrangers en fonction de critères professionnels et de nationalité. Brice Hortefeux a souligné qu'un "étranger en situation d'éloignement" passe actuellement devant deux juges, "administratif et judiciaire, dont le second contredit assez régulièrement le premier", justifiant ainsi la volonté du gouvernement de mettre en place une juridiction spécialisée pour les étrangers.

UNE ENTREPRISE "NAUSÉABONDE" POUR LE PS

M. Hortefeux, un fidèle du président, s'était vu rappeler l'objectif des "quotas", inscrit dans le programme de M. Sarkozy, dans une "lettre de mission" en juillet 2007. Dimanche, M. Hortefeux s'est une nouvelle fois dit favorable à la diminution globale du nombre d'étrangers autorisés à venir, et a indiqué que les quotas d'immigration seraient définis chaque année au cours d'un débat parlementaire. Depuis fin décembre 2007, les préfectures peuvent déjà délivrer des autorisations de travail aux étrangers pour une liste très restreinte de six à trente emplois pour les ressortissants non européens, et de cent cinquante pour les ressortissants de l'Union européenne, notamment les Européens de l'Est.

Le secrétaire national du PS, Faouzi Lamdaoui, a dénoncé, dimanche soir, une volonté de "porter un coup" aux droits des étrangers. "Cette réforme constitutionnelle serait (...) une atteinte insupportable à notre tradition républicaine."  Le responsable socialiste estime que Kofi Yamgnane ne devrait pas"prêter son nom à cette entreprise nauséabonde". "La politique absurde du chiffre et des quotas crée un climat malsain de stigmatisation permanente des étrangers dans notre pays", a ajouté M. Lamdaoui.

lemonde.fr

 

Ils vont donc décider qui sera digne de venir s'installer en France, par pays et par profession. Verra-t-on dans cette liste des masseuses issues de Thaïlande?

Mais, oserons-nous enfin arrêter la discrimination négative actuelle, que l'on rencontre beaucoup dans la Santé Publique, celle des salaires. Mme Simone Weil, et sa comission devant travailler sur le préambule à la Constitution Française devant contenir des éléments d'égalité homme-femme, osera-t-elle écrire noir sur blanc dans ce préambule la phrase "A travail égal, salaire égal", non seulement entre femmes et hommes, mais entre français et migrants?

Là est une bonne question. Et c'est l'un des premiers gages d'une intégration réussie de ces personnes qui ne se sentiront pas comme moins importants, moins considérés et respectés que les français d'origine.

Quant à M. Hortefeux, en voulant piller les élites, ne contredit-il pas l'une de ses missions en tant que Ministre chargé du co-développement?

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Le courage...

c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques" 

Jean Jaurès, Discours à la jeunesse, 1903

Urgent !

Signons tous les pétitions : 


 Pour que le PS se mette au travail

http://www.nouvellegauche.fr

Agenda

 
15/01/08
Ségolène Royal invitée sur   Europe 1 à 8 h 15

 

 




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