Enseignement

Vendredi 29 mai 2009
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Vendredi 29 mai 2009

Un décret paru au JO du 19 avril 2009 officialise un accord signé avec le Vatican le 18 décembre 2008.

Par cet accord, le gouvernement et le chef de l’État français autorisent le Vatican :
- à définir et délivrer des diplômes universitaires catholiques qui bénéficieront de
l’équivalence automatique avec les titres français,
- à désigner sur le territoire français des établissements d’enseignement supérieur
qui délivreront ces diplômes.
Il entérine un abandon de souveraineté total de l’État à l’Église catholique, en lui concédant de dispenser des diplômes (doctorat, master, licence) sur le territoire français sans aucun contrôle, contrairement à l’article L731-14 du Code de l’Éducation qui interdit à un établissement privé l’attribution de ces titres nationaux.
Surtout, son application à la formation des maîtres de l’enseignement privé sous contrat avec l’État1 va avoir un effet multiplicateur beaucoup plus large.
En effet, le privé sous contrat scolarise 17% des effectifs des jeunes scolarisés, et des études montrent, qu’en France, près de la moitié des enfants passent à un moment ou à un autre par le privé (à plus de 90% catholique).
Le choix religieux est très minoritaire : il concerne moins de 7% des élèves d’après une étude déjà ancienne, et seulement 4% des familles confient au privé tous leurs enfants et pour toute la durée de leur scolarité primaire et secondaire.

1 Le Vatican a déjà soumis les maquettes de sept masters de formation des enseignants, dispensés
dans les sept « universités » catholiques françaises (Angers, Lille, Lyon, Montpellier – Marseille, Dijon,
Paris, Toulouse) avec la volonté de les ouvrir dès septembre 2009.

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Mercredi 27 mai 2009
Bonsoir à tous,
 
J'ose espérer que l'article cité ci-dessous attirera votre attention la plus vive.
C'est une des faces de la destruction organisée de notre école publique.
 
Trouver l'original de  l'article de Marie Lavin sur le lien (Médiapart) ci-dessous et d'autres articles intéressants sur l'Education Nationale
 

http://www.mediapart.fr/club/blog/marie-lavin/260509/guy-bert-ou-paul-moquet-suite-mais-pas-fin


En fait le texte de l'article est reproduit ci-dessous, l'auteur souhaitant une large diffusion


Guy Bert ou Paul Môquet ?....Suite mais pas fin !

 

Le 8 avril je décrivais l’hallucinante invention, par un maire UMP et un Inspecteur d’Académie probablement désireux de doper sa carrière en faisant du zèle, d’une école de plus de six cents élèves qui naîtrait de la fusion de deux écoles existantes, projet unanimement refusé par les parents d’élèves concernés. J’annonçais une rencontre avec l’Inspecteur d’Académie. Elle a eu lieu le 9 avril,  trois enseignants et trois parents d’élèves ont été reçus en audience par un adjoint de l’IA. La délégation a été écoutée dans une ambiance de dialogue et de sérénité et a reçu oralement assurance que le projet de fusion des deux écoles était reporté et qu’un directeur serait nommé à Paul Bert (la directrice de cette école, opposée au projet et purement et simplement écartée des débats dès la rentrée, ayant  demandé et obtenu sa mutation). Les choses semblaient donc en voie d’apaisement. Or le maire, dans un courrier aux familles daté du 23 avril relançait l’inquiétude par ces quelques lignes : « la direction de Guy Môquet assurera l’intérim de celle de Paul Bert assistée d’une aide à la direction assurée à plein temps par un une enseignant(e) de cette école ».  En clair, pour le maire, le directeur de Guy Môquet serait bien le seul patron des deux écoles et le projet de fusion se poursuivait donc. Inquiets de ce double discours,  les parents d’élèves ont alors écrit à l’IA pour obtenir une confirmation écrite des propos tenus lors de l’audience. Silence radio du côté de l’IA, nouveau courrier des parents le 19 mai. Cette fois l’IA a répondu et ce courrier mérite d’être diffusé ici.

Re: Ecoles Paul Bert Guy Môquet

 

 

 

Mesdames et Messieurs les représentants,

Je vous remercie du soin apporté à l'évolution des deux écoles qui vont faire l'objet , à partir de la rentrée , d'un projet de fusion travaillé en concertation étroite entre l'Inspection académique et la ville de Nogent .

Ce projet, reporté car encore insuffisamment mûri, est porteur de valeurs et de sens. Il mérite un examen à la fois attentif, objectif, sans a priori polémique , sans passions inutiles et nuisibles à l'intérêt des élèves-ce qui est mon unique préoccupation.
J'ai donc pris la décision- dans un contexte où les adultes paraissaient peu en mesure d'ouvrir des discussions sereines- de " bloquer" le poste de la direction vacant , afin de ménager toutes les hypothèses, sans qu'aucune ne soit arrêtée.
En effet, M. le Maire et moi sommes d'accord sur la nécessité d'un vrai débat pédagogique ( et seulement pédagogique )à partir du tout début de l'année 2009-2010.
 Les échanges, soutenus par la bonne volonté active de la Municipalité et d'un nouvel Inspecteur de l'Education Nationale nommé à la rentrée, porteront sur l'essentiel : le projet pour l'école , et les apports de chacun. Au terme des discussions, après écoute et analyse, devant  le CDEN de février , Monsieur le Maire et moi prendrons les décisions utiles, chacun dans sa compétence , sur un mode de " dérogation expérimentale" s'il le faut ( article 34 de la " Loi d'orientation pour l'école" - donc dans des environnements réglementaires parfaits).

D'ici là , je ne vois pas - malgré votre insistance - quelle autre réponse aurait du sens.
Veuillez agréer l'expression de ma considération .

D Jouault
DSDEN du Val-de-Marne.

 

 Ne nous méprenons pas sur ce sigle DSDEN, M. D. Jouault est bien Inspecteur d'Académie,  Directeur des Services Départementaiux de l'Education Nationale. 

 

Cette lettre mérite quelques commentaires. D’abord elle apporte confirmation que tant la mairie que l’inspection académique veulent à tout prix la fusion des deux écoles et ne tiennent aucun compte, ni des engagements pris en public lors de l’audience du 9 avril, ni du refus des familles, ni des besoins  des enfants (je ne reviens pas ici sur l’aberration pédagogique que représente ce regroupement, rappelons simplement que l’Education Nationale proclame sans cesse qu’il faut éviter les collèges à plus de six cents élèves et qu’on s’apprête ici à créer une école primaire d’une jauge bien supérieure, école où des petits de six ans ou moins se rendront pour leur rentrée en CP ! ). Ensuite elle est assez révélatrice de la distorsion du langage que pratique couramment le sarkozysme : l’IA fait état avec grandiloquence du « sens »  et des « valeurs » dont le projet serait porteur mais, bien entendu, il se garde de montrer en quoi « sens » et « valeurs » sont présents dans cette idée saugrenue de regrouper plus de six cents enfants dans une structure unique. L’IA persiste dans la veine grandiose en affirmant ensuite avoir pour seule préoccupation « l’intérêt des enfants » mais là encore il évite soigneusement d’expliquer où est cet intérêt.  Il serait en réalité bien en peine de démontrer comment des effectifs si lourds vont faciliter la prise en charge individuelle, la lutte contre l’échec scolaire et la violence ! Ce projet doit vraiment lui tenir à cœur pour qu’il en vienne à sous-entendre que les parents d’élèves (à qui il conseille par ailleurs, comme une menace insidieuse, de cesser d’être « insistants ») sont incapables de sérénité, alors que les textes officiels évoquent constamment leur  rôle essentiel. Ironie du calendrier, le dernier BO qui contient la circulaire de rentrée (document capital à l’Education Nationale puisqu’il présente les grandes orientations politiques qui seront appliquées lors de l’année scolaire à venir)  insiste encore sur ce point : « L'ouverture, le dialogue avec les parents d'élèves, la qualité des échanges, dans le respect des responsabilités éducatives de chacun, sont des conditions nécessaires de la réussite de la mission éducative confiée par la Nation à son École. ». Dommage pour l’IA qui se retrouve ainsi en porte à faux avec les textes officiels qu’il a à charge de défendre ! La conclusion de son courrier est elle aussi révélatrice de la conception actuelle du dialogue en haut lieu : en gros l’IA et le maire feront ensemble leur petite cuisine politicienne et peu importent les avis des experts ou des familles. On croit entendre le fameux « j’écoute mais je tiens pas compte » proféré à Provins le 20 janvier par le président de la République. Reste encore la toute dernière phrase par laquelle l’IA indique son désir d’appliquer l’article 34 de la loi d’orientation pour l’école. De cet article il a une conception étrange, puisqu’il y est bien prévu des possibilités d’expérimentation validées par l’Inspection académie et la mairie, mais dans le cadre d’un projet d’école et donc à l’initiative des enseignants.  Ceux-ci, tout comme les parents, sont,  dans le cadre de ce projet, niés dans leurs compétences, rabaissés au rang d’exécutants. Les enfants eux, leurs besoins, l’attention qu’on doit leur porter, sont tout bonnement oubliés pour satisfaire probablement des ambitions politiques personnelles : pouvoir se targuer de la création d’un des premiers EPEP serait probablement bien vu en haut lieu, espèrent sans doute le maire et l’IA.


Commentaire de l'auteur hors article de Médiapart :
L'Inspecteur d'Académie de Créteil et le maire UMP de Nogent n'hésitent  pas à sacrifier l'intérêt des enfants et à passer outre l'avis des familles pour se faire bien voir du pouvoir en place. C'est donc à faire connaître et à dénoncer vivement. C'est cela aussi le sarkozysme
 
 
 
SUITE :
Proche de l'Éducation nationale, défendant l'école publique laïque,  je suis très en colère contre les dirigeants du P.S :
Nous avons écrit à nombre de nos parlementaires et  aux Maires de toutes tendances, au Ministère, bien peu nous ont répondu !
 
Que font-ils  les  dirigeants du PS ? Les entendez vous beaucoup sur ce démantèlement qui vous concerne tous,  vous qui avez des enfants, des petits enfants ? 
 
- oui notre école maternelle est en danger par une suppression à terme,  déjà existante dans plusieurs pays de l'Europe, (par le remplacement en cours dans un premier temps d'un accueil des plus jeunes dans des "jardins d'éveil") 
- oui nous devrions agir pour éviter la disparition déjà commencée des réseaux d'aides spécialisés pour enfants en difficultés (RASED) (plusieurs dizaines de postes supprimés rien que dans le Val de Marne)
- oui nous devrions nous battre contre la diminution de plus en plus importante des médecins, psychologues et infirmières scolaires
- oui nous devons nous battre contre la suppression de 2 heures de cours par semaine depuis septembre 2008, et remplacé par 2 heures de soutien à quelques  élèves et qui ne donnent pas des résultats très probants quoiqu'en disent certaine  presse et le ministère.
- oui nous devons exiger le rétablissement de  ces 2 heures supprimées, qui sur une scolarité complète est  un gaspillage et une perte ENORME.
- et je ne suis pas exhaustif sur tous les sujets de crainte,  de plus  je ne m'occupe que de l'école primaire.
 
Alors l'Europe c'est bien et c'est le rêve de ceux d'entre nous qui ont vécu la guerre de 39/45, mais pas cette EUROPE qui détruit tout en voulant tout uniformiser vers le bas et vers le profit car à terme l'école publique sera privatisée comme le souhaitait la conseillère à l'éducation à l'Élysée de notre président
 
Cordialement
Un homme en colère (Saint-Maur)
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Mardi 28 avril 2009
lundi 27 avril 2009L’UFAL a pris connaissance du décret n° 2009-427 du 16 avril 2009 entérinant l’accord entre la République française et le Vatican sur la reconnaissance des grades et diplômes catholiques dans l’enseignement supérieur.
Ce décret viole le principe législatif du monopole de la collation des grades universitaires par l'Etat ainsi que le principe de laïcité posé par la Constitution et défini notamment par la loi de 1905.
Ce décret est dangereux car il fait primer la religion sur la citoyenneté. Ainsi, des Français, parce qu’ils sont catholiques, relèveront non plus de l’Etat français mais de l’autorité d’un Etat étranger. Ceci ne peut aboutir à terme qu’à d’autres dérives du même ordre. A quand la reconnaissance de diplômes par des Etats musulmans ? Ce décret est également inquiétant puisqu’il remet en question l'indépendance des savoirs et de l'objectivité scientifique : pourquoi pas un diplôme sanctionnant les thèses « créationnistes » comme aux Etats-Unis ?
Enfin, l'UFAL dénonce les prétendues campagnes "d'information" menées par les auteurs et les bénéficiaires de ce texte tendant à tromper la population. Ils prétendent justifier cet accord avec le Vatican au motif qu'il existerait déjà des accords de reconnaissance réciproque de diplômes avec d'autres pays. Il y a pourtant une différence majeure entre un diplôme allemand reconnu en France et un diplôme délivré en France par un enseignement français mais relevant d'un culte. On ne saurait, sans violer notre Constitution laïque, opérer une confusion entre un Etat et un culte quelconque.
L’UFAL va donc étudier la possibilité de déposer un recours en annulation de ce décret auprès le Conseil d'Etat, ou de s’associer à une telle action, dans le délai imparti de deux mois suivant la date de publication au Journal Officiel.

L'UFAL Union des FAmilles Laïques

Contact presse

Monique Vézinet Présidente de l'UFAL 06.27.71.34.56

UFAL Communiqués de presse est édité par l'association:
Union des FAmilles Laïques (UFAL)
27 rue de la Réunion
75020 PARIS

Site: http://www.ufal.org
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Mercredi 22 avril 2009
Pour situer le personnage, Claude-Marie Vadrot est journaliste depuis plus
de 30 ans et l'un des premiers journalistes environnementaux de France
(obligé à l'époque de signer sous un pseudonyme, car, et oui, l'écologie,
ce n'était pas bien sérieux pour un journaliste dans les années 70)

Pour en savoir plus  sur ce qu'il écrit, l'adresse de son blog :
http://horreurecologique.blogspot.com/

Vive les fous, sages parmi les Hommes...faire suivre


Claude-Marie Vadrot, journaliste à Politis et chargé de cours à
Paris 8, souhaite diffuser largement le message suivant

  
  
    Je suis inquiet, très, très inquiet..
  
Vendredi dernier, à titre de solidarité avec mes collègues enseignants de l'Université de Paris 8 engagés, en tant que titulaires et chercheurs de l'Education Nationale, dans une opposition difficile à Valérie  Pécresse, j'ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et l'origine de la protection des espèces et     des espaces, que je donne habituellement dans les locaux du     département de Géographie (où j'enseigne depuis 20 ans),     dans l'espace du Jardin des Plantes (Muséum National d'Histoire Naturelle), là où fut inventée la protection de     la nature. Une façon, avec ce «cours hors les murs», de faire écouvrir ces lieux aux étudiants et d'être  solidaire avec la grogne actuelle mais sans les pénaliser
    avant leurs partiels.  Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j'ai     eu la surprise de me voir interpeller dès l'entrée franchie     par le chef du service de sécurité ? Tout en constatant     que les deux portes du 36 rue Geoffroy Saint Hilaire étaient gardées par des vigiles
    - «Monsieur Vadrot ?».
    -  euh oui
    - Je suis chargé de vous signifier que l'accès du Jardin des Plantes vous est interdit.
    - Pourquoi ??
    - Je  nai pas à vous donner d'explication

    - Pouvez vous me  remettre un papier me signifiant     cette interdiction ??
    - Non, les  manifestations sont interdites dans le Muséum
    - Il ne s'agit pas  d'une manifestation, mais d'un cours     en plein air, sans la moindre  pancarte
  
    - C'est non
    .
    Les étudiants, qui se baladent  déjà dans le     jardin, reviennent vers l'entrée, le lieu du rendez vous.
    Le cours se fait donc, pendant une heure et demie, dans la rue, devant  l'entrée du Muséum. Un cours qui porte sur     l'histoire du Muséum,  l'histoire de la protection de la
    nature, sur Buffon. A la fin du cours,  je demande à  nouveau à entrer pour effectuer une visite commentée du     jardin. Nouveau refus, seuls les étudiants peuvent entrer,
    pas leur  enseignant. Ils entrent et, je décide de tenter ma chance par une autre  grille, rue de Buffon, où je retrouve des membres du service de sécurité  qui,     possédant manifestement mon signalement, comme les     premiers,  m'interdisent à nouveau lentrée.
    Evidemment, je finis pas me  fâcher et exige, sous peine de bousculer les vigiles, la présence du  Directeur     de la surveillance du Jardin des Plantes. Comme le scandale
    menace il finit par arriver. D'abord parfaitement méprisant,     il finit  pas me réciter mon CV et le contenu de mon blog.
    Cela commence à  ressembler à un procès politique, avec descriptions de mes opinions,  faits et gestes. D'autres enseignants du département de Géographie, dont  le
    Directeur Olivier Archambeau, président du Club des Explorateurs,  Alain Bué et Christian Weiss, insistent et menacent d'un  scandale.
    Le directeur de la Surveillance, qui me dit agir au nom  du Directeur du Muséum (où je pensais être honorablement connu),  commençant sans doute à discerner
    le ridicule de sa situation, finit par  nous faire une     proposition incroyable, du genre de celle que j'ai pu entendre autrefois, comme journaliste, en Union soviétique

    -  Ecoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos  étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et rejoindre  les étudiants
  
    Je promets et évidemment ne tiendrais pas cette promesse, tant le propos est absurde.
    J'entre donc avec  l'horrible certitude que, d'ordre du directeur et probablement du  ministère de l'Education Nationale, je viens de faire l'objet d'une  «interdiction
    politique». Pour la première fois de mon existence, en France.
    Je nai réalisé que plus tard, après la fin de  la visite se terminant au labyrinthe du Jardin des Plantes, à quel point  cet incident était « extraordinaire » et révélateur dun glissement  angoissant de notre société.
    Rétrospectivement, j'ai eu peur, très  peur

CLaude Marie Vadrot



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Vendredi 17 avril 2009

Nous vous conseillons de suivre ce blog récent à l'adresse :

http://www.over-blog.com/profil/blogueur-2125481.html



Créé le 08/04/2009

Catégorie : Weblogs


Blog des enseignants du Val de Marne déclarés en résistance pédagogique et en lutte contre l'ensemble des contre-réformes Darcos dont le seul objectif est de détruire le service public d'éducation.
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Dimanche 12 avril 2009

 A  Nogent sur Marne,  le  maire et l’Inspecteur d’Académie inventent  une aberration pédagogique.

 

 

 

 

Au départ, la volonté d’un maire UMP de regrouper deux écoles et le soutien constant de ce projet par l’inspecteur d’Académie. A l’arrivée,   une situation kafkaïenne et des parents d’élèves, toutes associations confondues, manifestant devant l’inspection académique et occupant une école. 

A Nogent deux écoles partagent un même pâté de maison mais un mur les sépare et elles présentent, du fait de la sectorisation édictée par la mairie, un recrutement social un peu différent. L’école Paul Bert est riche d’une mixité sociale due à un recrutement très étendu sur le plan géographique qui lui vaut de regrouper des élèves venant d’une zone pavillonnaire parmi les plus huppées de la ville et d’autres venant d’un quartier (la « Cité rouge ») où sont regroupés une bonne partie des HLM de la ville.  Ce grand écart  ne va pas sans difficultés - largement exagérées par la rumeur publique - qui ont conduit l’équipe pédagogique à proposer un projet d’école  privilégiant, comme support aux apprentissages fondamentaux,  la maîtrise du français, l’éducation civique et le sport (golf en partenariat avec l’INSEP, soit un sport considéré comme élitiste avec des sportifs d’élite, afin de faire évoluer l’image supposée de l’établissement). Cette école accueille d’autre part une CLAD (classe d’adaptation) dont les élèves sont pour la moitié du temps scolaire regroupés avec leurs camarades  des autres classes afin de favoriser leur intégration. L’école Guy Môquet, au recrutement plus homogène socialement, fait reposer, elle, son projet sur la pratique du violon.  Les deux écoles comportent chacune 14 classes avec un total de 382 élèves pour l’une (Guy Môquet) et 320 pour l’autre (Paul Bert).

A la rentrée 2008, les parents d’élèves ont été informés, par hasard, du projet du maire de fusionner les deux écoles  en un seul établissement gros de plus de six cents élèves et, dans la foulée, de supprimer  un poste de directeur, celui de Paul Bert. Depuis, les trois associations de parents de l’école Paul Bert, totalement unies devant le projet, ont lancé une pétition qui a recueilli plus de 900 signatures, dont 700 de parents concernés par la fusion des deux écoles. Devant cette mobilisation le maire, soutenu par  l’Inspecteur d’Académie, a repoussé la fusion à la rentrée 2010 mais décidé d’un montage de transition aberrant : une classe sera supprimée à l’école Paul Bert qui, n’ayant plus que treize classes, verra supprimé son poste de directeur à plein temps. Guy Môquet récupérera donc une quinzième classe et son directeur  coiffera la direction des deux établissements. MAIS, comme les locaux de Guy Môquet sont trop petits, cette classe sera localisée ....A Paul Bert ! Ainsi une des écoles est, en réalité, placée sous la tutelle de l’autre...Une équipe qui n’a pas démérité est de fait stigmatisée comme « inférieure ». Un des deux projets pédagogiques  se trouve, ipso facto, déconsidéré.

Cette affaire est exemplaire à bien des égards. Elle est d’abord emblématique de ce à quoi on aboutit sans concertation ni consultation. D’emblée les parents ont été tenus à l’écart des projets et il a fallu une très forte mobilisation pour que leur avis soit quelque peu pris en compte. Surtout elle est révélatrice, comme c’est hélas bien souvent le cas (voir la suppression des cours du samedi matin), du peu de souci que l’on a, dans certaines mairies et hélas aussi dans certaines inspections académiques, de l’intérêt des enfants.  Qui peut croire en effet que dans un établissement de plus de six cent cinquante élèves (plus que la plupart des collèges !) il pourra être porté à chacun une attention particulière ? La connaissance fine de chaque enfant, qui permet le plus souvent de dédramatiser une incivilité, de proposer rapidement une aide personnalisée en cas de problème, de suivre les progrès ou les défaillances ponctuelles de tel ou tel, de résoudre chaque jour une série infinie de menus problèmes, deviennent évidemment impossibles. Le suivi individuel, si important tant sur le plan du développement personnel de l’enfant que sur celui de ses résultats, est d’évidence, enterré définitivement. En outre, on sait combien le nombre des élèves influe sur les phénomènes de violence, proposer un tel regroupement  est donc particulièrement effarant. Le monstre ainsi inventé (27 classes ! Du jamais vu !) ne peut que désespérer tous ceux qui portent aux problèmes d’éducation un vrai intérêt. Imaginent-ils vraiment, ce maire et cet IA, des enfants de six ans entrant dans un établissement de cette taille et affrontant la cour de récréation, s’égarant dans les couloirs ? Ont-ils pensé à la difficulté de travailler en équipe à 27 ? A l’inévitable anonymat que ressentiront forcément les parents ? Aux problèmes de sécurité ? La taille humaine de l’école primaire est pour beaucoup dans la réussite des enfants, ici c’est l’inhumanité programmée...

Comment comprendre alors les raisons de cette décision, puisque le maire n’avance dans ses courriers aucun avantage pédagogique à son diktat, sinon une vague allusion à une meilleure « synergie entre établissements » ?  Faut-il y voir la volonté de se faire bien voir du gouvernement en étant un des premiers maires de France à constituer un EPEP (regroupement de plusieurs écoles en un Etablissement Public d’Enseignement Primaire) ce qui lui permettrait aussi de mieux contrôler les écoles en présidant le conseil d’administration de l’établissement?  Il est en réalité difficile de saisir ce qui motive cet oukase qui fait l’unanimité contre lui. Il n’est pas plus facile de décrypter les motivations de l’inspecteur d’Académie qui continue de soutenir le projet comme en témoigne un courrier récemment adressé au maire.

 

 

Aux dernières nouvelles et étant donné la mobilisation considérable que cette affaire rocambolesque a entraînée, les parents d’élèves ont occupé l’école Paul Bert pour exiger le maintien d’un directeur en pleine responsabilité et dire leur refus absolu de la fusion, ils ont manifesté devant l’inspection académique pour obtenir d’être reçus par l’Inspecteur d’Académie.  Dans un premier temps celui-ci a refusé de les rencontrer puis a enfin consenti à fixer une rencontre au 9 avril. Le maire, quand à lui, a annulé la réunion prévue le 4 avril avec les représentants des associations de parents  d‘élèves....Affaire à suivre donc. 

 

 

 

Le blog des  parents d'élèves peut être consulté ici: http://www.nogent-ecoles.com/

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Vendredi 3 avril 2009

Neuf semaines de grèves. Neuf très longues semaines. Valérie Pécresse et sa réforme de l’université sont en passe d'établir un record. Et pourtant, la couverture médiatique du mouvement des enseignants-chercheurs laisse franchement à désirer...



(photo : Ptit@l - Flickr - cc)
(photo : Ptit@l - Flickr - cc)


« Le Monde a vraiment un rôle pernicieux dans le suivi de ce mouvement. Ne dîtes surtout pas que c’est moi qui vous ait dit ça, ce n’est pas le moment de se fâcher avec eux… » Un des acteurs majeurs de la contestation universitaire, qui d’habitude, préfère la lumière, opte cette fois pour l’ombre : c’est plus confortable pour tailler un costard au « quotidien de référence » qui ne serait pas très loyal avec le monde enseignant. En ce sens, ce responsable du mouvement reprend à son compte les critiques formulées par Acrimed,  qui, dans un long article fort détaillé, s'est appliqué à montré la solidarité du Monde avec la secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur (1).


Mais au-delà de la partialité du Monde, un autre problème se pose. Un problème qui touche l’ensemble des médias traditionnels. Après neuf semaines de conflit opposant les enseignants-chercheurs au gouvernement, force est de constater que les télévisions, les radios et les journaux ont assuré un strict service minimum sur le sujet.


Dans un même élan, les mêmes papiers 

La lassitude des journalistes qui voient dans les grèves de l’Education nationale un « marronnier » (un rendez-vous aussi récurrent et excitant que les fêtes de Noël et les embouteillages sur la route des vacances) peut expliquer ce traitement a minima.

D’autant qu’à cette lassitude « classique » vient s’en ajouter une seconde causée par un mouvement qui traîne en longueur. Et cette double lassitude conduit à ce qu’on pourrait appeler des « comportements réflexes » : après avoir suivi sans trop se mouiller les manifestations des enseignants chercheurs, depuis quelque temps, tous les journalistes, dans un suivisme généralisé, empruntent le même chemin. Il y a quinze jours, il fallait dénoncer ces enseignants grévistes qui percevaient malgré tout leurs salaires. Plus récemment, il fallait s’interroger sur la mise en péril des examens de fin d’année. Deux sujets forts légitimes mais qui reviennent, comme par enchantement, à chaque nouvelle grève des enseignants… quand les journalistes peinent à remplir leurs colonnes !


Encore que cette fois-ci, ces angles (d'attaque) leur ont été gentiment soufflés par le ministère de l’Education nationale en personne. Début mars, Valérie Pécresse avait déjà réussi à imposer l’idée que tous les syndicats avaient accepté de s’asseoir à la table des négociations pour réécrire le fameux décret sur le statut des enseignants-chercheurs. Une information reprise les yeux fermés par la presse. Seul problème : le SNESup, le syndicat majoritaire de l’enseignement supérieur, avait décidé de bouder la réunion… 


D'autre part, certains journalistes n’hésitent pas à expliquer que ce mouvement universitaire a un tort : être beaucoup trop compliqué. Difficile de les contredire : ce mouvement est en effet  complexe car hétérogène. Il a fait exploser en vol les clivages traditionnels : entre présidents et enseignants, entre chercheurs en sciences dures et chercheurs en sciences humaines (même si les deux camps n’ont pas vraiment les mêmes raisons de descendre dans la rue…) et enfin entre syndicats. C’est donc cette complexité qui donne tout son intérêt à ce conflit social.


Zapping, suivisme et... connivence? 

Finalement, la couverture de ce mouvement est assez emblématique de la façon dont les journalistes pratiquent aujourd’hui leur métier : zapping, suivisme, tendance à choisir la voie de la facilité mais aussi connivence.

Car les médias sont fort bien équipés pour rendre compte de ce conflit et connaître de façon assez précise ce qui se passe dans le monde des facultés. Il y a ces universitaires qui fournissent régulièrement en bonnes infos ou en expertises les journalistes. Il y a ceux, aussi, qui squattent les colonnes des pages « tribune » (Ce sont d’ailleurs souvent les mêmes : une pratique entraînant forcément l’autre…). Et puis enfin il faut compter sur ceux, plus rares, qui, comme Jacques Marseille, ou, à l'autre  bout de l'échiquier poiltique, certains journalistes du Monde diplomatique, cumulent les deux casquettes. Jacques Marseille, d’habitude si prompt à taper sur les fonctionnaires, s’est montré très peu bavard sur le mouvement. Heureusement, les lecteurs du Point ont eu, à la place, un Franz-Olivier Giesbert des grands jours  stigmatisant « l'idéologie du père peinard » qui habiterait ceux qui ne voudraient rien voir changer dans l'enseignement supérieur...


Les médias traditionnels complètement out, du coup, c’est sur Internet que le débat s’est déplacé. C'est sur Internet qu'il a fallu se rendre pour dénicher des infos, des vraies. Sur des sites comme Educpros.fr (site du magazine L’Etudiant dédié aux professionnels de l’éducation) ou, mieux encore, sur {sciences2}, le blog de Sylvestre Huet, journaliste à Libération.



(1) Notons au passage que l’un des auteurs du papier en question est lui-même maître de conférences à l’Université Paris 8.

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Samedi 28 mars 2009

 

Lettre ouverte du Comité de Grève de Paris 12


Depuis le début du mois de février, un mouvement d’une ampleur inédite agite toutes les universités de France : grèves, manifestations bi-hebdomadaires, cours hors-les-murs, actions diverses… L’Université de Créteil-Paris 12 a pris une part active dans ce mouvement, qui va entrer dans sa 9e semaine.

Or les enseignants et les étudiants mobilisés s’étonnent de la discrétion de l’opposition parlementaire dans ce débat qui engage pourtant non seulement l’avenir de l’université et de la recherche mais l’ensemble de l’éducation nationale.

Rappelons que le mouvement de protestation repose sur trois axes : le refus de la réforme de la formation des enseignants et des concours de recrutement (réforme dite de « mastérisation »), le refus du décret sur le statut des enseignants-chercheurs et de la réforme des organismes de recherche. Au-delà, c’est la loi LRU votée en catimini durant l’été 2007 qui est désormais partout mise en cause.

Pendant deux mois, les médias ont mis l’accent sur le 2e volet de la protestation, manière habile de réduire le mouvement à une réaction corporatiste de défense de statut. Il faut toutefois réaffirmer que si le décret sur les statuts s’est ajouté au mécontentement, c’est sur la réforme de la « mastérisation » que le mouvement s’est d’abord organisé tout au long de l’automne 2008.

Sans aucunement diminuer l’importance des autres questions, c’est donc sur ce 1er volet que nous souhaitons attirer l’attention des responsables politiques de l’opposition, car leur silence (très récemment rompu par la déclaration de Martine Aubry) donne le sentiment qu’ils n’ont pas encore pris la mesure des graves conséquences de cette réforme, habilement présentée par le gouvernement comme le moyen de revaloriser la fonction enseignante. Ils ne paraissent pas avoir mesuré notamment que son véritable objectif est de mettre en place les conditions d’une liquidation programmée de la fonction publique enseignante, pour la remplacer à terme par un système à l’italienne, voire à l’anglaise.

Les motifs de l’opposition à cette réforme, qui figurent dans toutes les motions votées par les départements ou les UFR entre décembre et janvier pour « bloquer » la remontée des « maquettes » vers le ministère, ne se limitent pas à la « disparition des IUFM » comme on le dit parfois, ils portent surtout sur les points suivants.

 

-         Le découplage entre la formation aux métiers d’enseignants et la réussite aux concours de recrutement : La mise en concurrence des universités aura pour résultat (et c’est évidemment le but recherché) de constituer un vaste vivier de « professeurs diplômés » dépourvus de poste, et par conséquent, prêts à accepter les statuts contractuels qui ne manqueront pas d’être proposés par les établissements ou les rectorats par ailleurs en manque de titulaires, du fait de la réduction massive des postes aux concours. Des démarches déjà engagée en ce sens, notamment par l’Académie d’Orléans, montrent qu’il ne s’agit pas là d’une spéculation mais d’une réalité.

 

-         La précarisation programmée de la fonction publique de l’enseignement :

Joint à la réduction des postes aux concours, le résultat à terme (ce qui est sans aucun doute l’objectif réel de la réforme) sera la réduction progressive du nombre d’enseignants titulaires de la fonction publique, peu à peu remplacés par des fonctionnaires territoriaux, des vacataires ou des contractuels dépourvus des garanties statutaires de la fonction publique. Certes les vacataires existent déjà, mais ils restent  la marge du système, car ils n’ont pas reçu de formation ; dans le système Darcos, les vacataires, désormais « diplômés », deviendront la norme du système, et les fonctionnaires titulaires ne seront plus qu’une minorité de « privilégiés ».

 

-         Des concours nationaux vidés de leurs contenus :

La réduction pour raison économique du nombre d’épreuves conduira de fait à un abaissement du niveau d’exigence disciplinaire (à titre d’exemple il n’y aurait plus d’épreuve de langue aux oraux des Capes de langue, plus d’ancien français au Capes de lettres…), à une augmentation de la part d’arbitraire, et à terme à une marginalisation des concours nationaux, seule garantie de l’équité de traitement de tous les candidats à la fonction publique.

 

-         Le faux-semblant de l’ « élévation du niveau de formation à bac +5 » :

Les stagiaires en IUFM sortent déjà actuellement après une Licence et deux années de formation, soit avec un niveau bac + 5. Mais comme de nombreux contenus disciplinaires ont été supprimés dans le projet de concours, le niveau de formation dans les disciplines sera en réalité allégé, alors même que se trouvera considérablement réduite la part de la formation pratique au métier. 

 

-         La suppression de l’année de formation payée comme stagiaire :

La mastérisation est l’occasion pour le ministère d’une économie immédiate puisque les « étudiants professeurs » ne seront plus payés pendant leur stages ;  mais cette économie se fera évidemment aux dépens de la mixité sociale, les concours nationaux de l’enseignement demeurant malgré tout l’une des voies de l’ascenseur social.

 

En combattant ce projet de liquidation maquillé en revalorisation, les universitaires en grève ne défendent pas leur pré carré, mais le principe même de la fonction publique de l’enseignement, non pas pour eux-mêmes, faut-il le rappeler, puisqu’ils sont déjà titulaires et en poste, mais pour les générations d’enseignants à venir, futurs diplômés et précaires de l’enseignement.

 

            Saint-Maur, le 22 mars 2009,

 

Eric Pellet,

Enseignant au département de Lettres modernes

de l’Université Paris 12-Val-de-Marne,

pour le Comité de grève de Paris 12.



 

- Par webmasters94
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Mardi 17 mars 2009
Vers la fin de la «gratuité» des universités publiques ? C'est ce que sous-tend un proposition de loi déposée par 92 députés UMP en janvier sur le bureau de l’Assemblée Nationale.

Sous pretexte de favoriser l’octroi de prêts pour les étudiants, il s’agit en réalité de permettre une hausse brutale et de grande ampleur des droits d’inscriptions à l’université.


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- Par webmasters94
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Le courage...

c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques" 

Jean Jaurès, Discours à la jeunesse, 1903

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