Françafrique

Lundi 3 mars 2008

Gabon: France–Afrique: Sarkozy dans le piège des Accords de défense « obsolètes » de 1960, pour l’Afrique seul un partenariat équilibré en matière de sécurité compte (Par J.C. KOMBILA - Gabonnews)

Libreville, 2 mars (GABONEWS) – Président de la République française, Nicolas Sarkozy a prononcé, jeudi 28 février, au Cap, devant le Parlement d’Afrique du Sud rassemblé, un discours pour le moins historique concernant l’avenir à redessiner de la longue et archaïsante coopération franco-africaine, nécessitant à ses yeux une profonde mutation de la politique de son pays dans certains domaines pourtant vitaux, en particulier celui de la Défense et la Sécurité, dans lequel Paris a conclu des Accords avec plusieurs Etats africains peu avant les indépendances acquises en 1960, pour la plupart d’entre ces derniers. 

Bien avant même son accession à la magistrature suprême, alors qu’il n’était que candidat déclaré dans la course à l’Elysée, Nicolas Sarkozy n’avait eu de cesse de fustiger les Accords de Défense conclus à l’époque du Général de Gaulle - le fondateur de la Vè République – avec les jeunes Etats du continent noir et de l’Océan indien, tout en promettant de les remettre en cause. Tout au moins de les adapter au temps moderne.
A ce propos, il s’était présenté à ses concitoyens comme l’homme de la « rupture », par rapport à son prédécesseur à l’Elysée, issu comme lui de la Droite, en l’occurrence, le président Jacques Chirac, et dont il fut souvent, et même longtemps, l’un des ministres de premier plan.

Alors que peu de temps après s’être fait élire triomphalement à la tête de la France, en fondant son discours offensif sur ce leitmotiv, le nouveau chef de l’Etat s’est trouvé rattrapé par la « realpoltik » en la matière, en donnant des signes d’impuissance à concrétiser ladite « rupture », ainsi qu’on l’a noté à l’aune de sa première tournée post-électorale en Afrique subsaharienne, en juillet 2007, avec l’étape mouvementée du Sénégal, avant de se rendre au Gabon.

Où, justement, dans le Jardin de l’Hôtel Rendama, le président français avait fait l’éloge des bases militaires de la France en Afrique, singulièrement celle de Libreville qui « ne pose pas de problème », de l’avis de Nicolas Sarkozy. Et même, de l’avis unanime. Mis à part celle-ci, les autres bases de l’Armée française se trouvent au Sénégal, de Côte d’Ivoire, de RCA, et de Djibouti.

Qu’à cela ne tienne, le chef de l’Etat français a saisi l’occasion d’une nouvelle tournée en Afrique pour reprendre l’offensive contre les Accords de défense paraphés entre Paris et certaines capitales africaines. « La présence militaire française en Afrique repose toujours sur des accords conclus au lendemain de la décolonisation, il y a 50 ans » a déploré Nicolas Sarkozy.

« Je ne dis pas que ces accords n’étaient pas justifiés. Mais j’affirme que ce qui a été fait en 1960 n’a plus le même sens aujourd’hui. La rédaction est obsolète et il n’est plus concevable, par exemple, que l’armée française soit entraînée dans des conflits internes. L’Afrique de 2008 n’est plus l’Afrique de 1960. La France en tirera toutes les conséquences avec ses partenaires africains », a-t-il conclu.

On ne saurait, ne pas relever que ce discours du président Nicolas Sarkozy intervient, peu de temps après ce que les médias dans l’Hexagone ont appelé le « sauvetage militaire » du régime tchadien par l’Elysée, en février 2008. En effet, des voix critiques, à Paris, ont pointé ce soutien au gouvernement légal de Ndjaména, en faisant valoir que le président Sarkozy a perdu de vue que la France est liée au Tchad par de simples accords de coopération militaire technique, et non par un Accord de défense, en principe, plus contraignant, comme c’est le cas avec la Côte d’Ivoire, le Sénégal, les Comores, Djibouti, le Gabon et plus récemment avec la Libye. Nonobstant, le mérite reconnu à Paris d’avoir contribué à éviter le renversement d’un pouvoir légal par une coalition de mouvements rebelles soutenus à l’échelle régionale, on convient à travers cette crise que la France forte de ses intérêts économiques et commerciaux au Tchad, au-delà en Afrique, reste encore prise dans le piège de ces Accords de défense.

Elle se trouve d’autant prise au piège que ces Accords soulèvent des interrogations. Au point qu’on se demande jusqu’où peut aller le nouveau président français. On est au moins sûr d’une chose, c’est que le débat qu’il demande aux dirigeants africains sur cette question risque de mettre à nu la doctrine ayant motivé ces accords, laquelle était « mauvaise » pour l’Afrique, car ne prenant pas toujours en compte ses propres intérêts, mais plutôt bénéfique pour la France, car dictée sur l’urgence et donc basée sur une vision à court terme de la sauvegarde des intérêts français. Au fond, elle était également « mensongère », car elle énonçait publiquement des impératifs de générosité, de désintéressement, alors que les objectifs étaient ailleurs.

Evidemment, on se demande, par exemple, si les mécanismes de leur élaboration relèvent du droit international, ou si au contraire ils relèvent d’un autre domaine. On se demande aussi, comment est-ce possible, qu’un vieux pays, la France signe des accords de coopération viables et mutuellement bénéfiques avec des anciennes colonies non encore indépendantes, comme le Gabon. La question de la légitimité de ces accords s’est également posée objectivement. Pourquoi ont-ils été conclus avant les indépendances ?

Visiblement, le défi est d’envergure pour le président Sarkozy partisan de la « transparence », donc conscient que dans le domaine de la défense, qu’il y a un pan important du dispositif des accords dis « accords spéciaux » autrement dits « accords secrets » ? qui justifient la grande marge de manœuvre des militaires français dans ces pays respectifs.

On croit savoir une chose : que l’initiative de mettre ces accords sur la table vienne de Paris n’effraie pas les dirigeants africains. Pour leurs opinions publiques, aussi, « c’est une bonne chose », d’autant qu’à leurs yeux ces accords de défense sont vécus comme une violation véritable » de la souveraineté des Etats.

Qui plus est, à côté, il y a l’accord d’assistance technique et militaire, lorsqu’il existe, qui est perçu comme une entrave à toute initiative de coopération avec un autre Etat dans le sens d’un allègement de ses dépenses militaires, via la diversification de ses fournisseurs. Un autre élément qui accroît l’intérêt de ce débat souhaité sans cesse par Nicolas Sarkozy, concerne la limitation faite aux Etats de ne s’approvisionner que chez les industriels français. En le faisant, la France ne fait pas que verrouiller le marché, elle exprime en filigrane, dans un dispositif prétendument mû par des intérêts stratégiques, un intérêt manifeste pour des préoccupations commerciales et économiques.

Pour l’Afrique, en tout cas, cette rénovation des accords de défense est riche de promesses dans le contexte de mondialisation des économies et de globalisation des flux commerciaux. En prélude au « nouveau partenariat » en matière de sécurité qu’appelle fortement le président français, jusque-là l’attentisme des dirigeants du continent donne à penser que c’est à Nicolas Sarkozy qu’il revient d’indiquer le contenu qu’il entend lui donner. A commencer par la nouvelle doctrine qu’il devrait revêtir, en tenant compte des enjeux du moment, ainsi que ceux à venir. Ce n’est pas moins un piège global pour l’Elysée, héritière du « Gaullisme », à cause du contenu anachronique de plusieurs pans de ces accords de défense jugés « obsolètes » par son nouveau locataire. En somme, incompatibles avec toute perspective de partenariat véritablement équilibré et profondément novateur. Aujourd’hui.


Notre Seigneurie veut modifier les termes de la présence française en Afrique? Parlons aujourd'hui, et à la veille de la présidence française de l'UE, d'une coopération entre l'Afrique et l'Europe. Parlons aussi de co-développement, de véritable co-développement, et non pas seulement de politique d'"immigration choisie", de pillage des cerveaux...

Enfin, que Sarko 1er, d'un discours l'autre, cesse de montrer, par ses dires et ses actes, l'inconsistance d'une politique globale de long terme.  

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Vendredi 15 février 2008

L'état d'urgence est instauré sur toute l'étendue du territoire du Tchad, selon un décret du président tchadien Idriss Deby Itno rendu public jeudi soir.

«Il est institué à compter du 15 février à partir de 00h00 l'état d'urgence sur toute l'étendue du territoire de la République du Tchad», précise le décret.

L'état d'urgence instaure un couvre-feu sur le territoire de minuit à 06h00 et «contrôle la circulation des personnes et des véhicules».

Cette décision d'exception intervient à la suite de l'attaque des rebelles, qui a échoué contre la capitale tchadienne les 2 et 3 février.

Depuis, les rebelles ont reflué et se trouvent, selon des sources militaires, dans le sud-est du pays.

20Minutes.fr avec agence


Sarkopipo aime de plus en plus la FrançAfrique.

Après avoir semblé être neutre dans le récent conflit intra-tchadien, quoique... 

Notre Seigneurie la joue direct.

Déby n'a plus de munitions, on lui en envoie. Et ensuite, fort de ce soutien, et avec l'aide à peine cachée de Kadhafi, il va pouvoir rétablir l'ordre, et son régime anti-démocratique...

Ce couvre-feu va encore retarder le déploiement de l'EUFOR destinée à garantir la sécurité et l'arrêt des massacres au Darfour, et pendant ce temps-là, cet autre grand pays démocratique qu'est la Chine arme le Soudant, autrenation très très démocratique...

Bah, va nous dire Rama Yade, c'est le bizzness.. quitte à nous traiter de charognards?

Un couvre-feu identique était déjà en vigueur dans la capitale,  N'Djamena.
L'état d'urgence autorise aussi «les perquisitions à domicile et le contrôle de la presse publique et privée».
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Mercredi 13 février 2008
Nouvel exercice diplomatique périlleux pour la France. Paris doit demander des comptes au régime tchadien sans le froisser. Après dix jours de silence, le Quai d'Orsay a ainsi réclamé hier une « clarification sans délai » sur le sort de trois opposants tchadiens arrêtés début février par le régime, sans demander leur libération pour autant, alors que la veille, Bruxelles avait réclamé leur « libération immédiate ».

Ces hommes, détenus dans des conditions extrajudiciaires dans un lieu encore inconnu, ont été arrêtés après l'attaque ratée des rebelles sur N'Djamena pour renverser le régime du président Idriss Déby. Il s'agit de Lol Mahamat Choua, ancien chef de l'Etat et acteur clé de l'accord politique d'août 2007 pour renforcer le processus démocratique, Ibni Oumar Mahamat Saleh, porte-parole de la coalition de partis d'opposition, et Ngarlejy Yorongar, opposant historique au Président.

Sidiki Kaba, président d'honneur de la Fédération internationale des droits de l'homme, redoute que « Déby [ne] profite de la situation militaire pour se débarrasser de l'opposition politique et des responsables de la société civile ». Idriss Déby, auquel la France a apporté un soutien mesuré lors de la tentative de putsch, tient en main plusieurs ficelles : c'est lui qui peut accorder la grâce aux membres de l'Arche de Zoé, et c'est sur lui que la France s'est appuyée pour déployer à l'est du Tchad la force européenne Eufor, composée en majorité de Français, afin de protéger les réfugiés du Darfour voisin.

Faustine Vincent - ©2008 20 minutes 


D'un côté, on soutient Déby contre le soulèvement de certains opposants, parce qu'il voudrait de nouvelles armes "made in France", que l'on aimerait bien qu'il grâcie les membres de l'Arche de Zoé, et que l'on voudrait que l'EUFOR se déploie enfin pour protéger les réfugiés du Darfour..

Et de l'autre, on n'ose dire que le minimum sur les agissements anti-démocratiques de ce même Déby quand il emprisonne 3 opposants, un peu à la manière Guantanamo.. Alors que l'Europe exige leur libération sans attente..

Cohérence cohérence..

Mme Yade, pourrait-elle prendre la parole à ce sujet? Sans parler de charognards..

Enfin, craignons l'arrivée le 1er juillet l'arrivée de Sarkoman à la tête de l'UE. Craignons l'incohérence de ses dires et agissements par rapport à la politique européenne et ceux que pensent nos voisins..

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Jeudi 7 février 2008

Déby le Président tchadien semble prendre l'eau face aux rebelles..
De part le traité de "coopération technique" entre nos deux pays, Sarko l'aide à se maintenir au pouvoir..
En retour du soutien appuyé de Notre Seigneurie, notamment au niveau de l'ONU, Déby réfléchit de plus en plus fort à la grâce des gens de l'Arche de Zoé..

Plus fort que la FrançAfrique, tu meurs!

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Dimanche 3 février 2008

"Je ne crois pas à la "realpolitik" qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner des contrats (...) Le silence est complice. Je ne veux être le complice d’aucune dictature à travers le monde." Nicolas Sarkozy, Congrès de l’UMP (14/01/07)

REUTERS, jeudi 31 janvier 2008

PARIS (Reuters) - Une enquête préliminaire de police menée à Paris l’an dernier à la demande d’associations révèle que plusieurs chefs d’Etat africains sont à la tête d’un important patrimoine immobilier dans les beaux quartiers de Paris et dans des localités huppées.

Le rapport des policiers, dont le journal Le Monde fait état vendredi et dont une source judiciaire a confirmé à Reuters les grandes lignes, répertorie 33 appartements, hôtels particuliers et maisons possédés par le président du Gabon, Omar Bongo, et ses proches, au pouvoir depuis 40 ans.

Le président congolais Denis Sassou-Nguesso, revenu au pouvoir à Brazzaville en 1997 après une guerre civile, enregistre un total de 18 propriétés pour lui et ses proches.

Omar Bongo possède en propre 17 propriétés immobilières, dont un hôtel particulier près des Champs-Elysées acquis pour 18,875 millions d’euros en juin 2007. Il a en outre deux appartements avenue Foch de 88 et 210 m2 et un autre de 219 m2 dans le XVIe arrondissement de la capitale.

Sur la Côte d’Azur, il détient deux appartements de 170 m2 et 100 m2, trois maisons dont une de 176 m2. Omar Bongo a été l’un des premiers chefs d’Etat reçus officiellement par Nicolas Sarkozy à Paris après son élection. Le président français l’a revu ensuite à Libreville lors d’une tournée africaine.

Denis Sassou N’Guesso possède une maison de 485 m2 au Vésinet (Yvelines), un logement de neuf pièces dans le XVIIe arrondissement de Paris acheté l’an dernier pour son épouse pour le montant de 2,47 millions d’euros. Un hôtel particulier de sept pièces avec piscine à Neuilly a été acquis pour 3,15 millions d’euros en 2006 par sa fille cadette Julienne.

En revanche, la police n’a rien découvert à Paris qui appartienne au président angolais Eduardo dos Santos, visé par l’enquête de police, ou qui concerne le président du Burkina Faso, Blaise Campaoré. L’épouse de ce dernier possède cependant deux logements dans le XVIe arrondissement.

Les enquêteurs se sont en outre rendus chez des concessionnaires d’automobiles de luxe et, exhumant chèques et paiements, ont découvert notamment trois Bugatti à un million d’euros pièce achetées par Teodoro Nguema, fils du président de la Guinée équatoriale. Ce dernier a acheté une quinzaine de véhicules pour montant estimé à 5,7 millions d’euros.

Edith Bongo, épouse du président gabonais, a acheté une Maybach - marque de luxe de Mercedes - à 424.000 euros.

Le parquet a classé sans suite l’enquête, déclenchée par une plainte déposée le 27 mars 2007 par plusieurs associations pour "recel de détournement de biens publics".

Ces associations estiment que ces biens pourraient provenir de fonds publics détournés, ce que nient catégoriquement les chefs d’Etat concernés et leurs avocats parisiens.

L’instruction de l’affaire de détournement de fonds à Elf de 1989 à 1993 avait mis en cause Omar Bongo et Denis Sassou N’Guesso pour des sommes versées par la compagnie pétrolière sur des comptes bancaires off-shore détenus par des proches.

Les associations plaignantes pourraient poursuivre leur action par une plainte avec constitution de partie civile. L’aboutissement d’une telle procédure est toutefois incertaine, le droit international coutumier stipulant que les chefs d’Etat en exercice bénéficient d’une immunité pénale.

Thierry Lévêque - | 2 février 2008 | Betablog 

Sur betapolitique :
- 26 juin 2007. Lutter contre la Françafrique en attaquant en justice l’acquisition de biens immobiliers par des dictateurs
- 28 novembre 2007. "Bien mal acquis" : Impunité pour Bongo et Sassou Nguesso

 

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Dimanche 3 février 2008

La France est piégée politiquement et militairement dans le «bourbier tchadien», qu'elle décide de soutenir jusqu'au bout le régime d'Idriss Deby Itno ou au contraire de le laisser se déliter, estiment des experts.


Avec plus d'un millier de soldats sur le territoire et quelque 1.500 ressortissants français vivant à N'Djamena, Paris peut difficilement ne pas s'impliquer dans la crise tchadienne, souligne le journaliste Antoine Glaser. L'armée française est présente depuis 20 ans au Tchad, aux termes d'accords militaires qui prévoient un soutien logistique et en matière de renseignement à l'armée tchadienne.

L'Ache de Zoé a scellé les liens

Sur le plan politique, si les relations entre Nicolas Sarkozy et son homologue tchadien ne sont pas aussi bonnes qu'elles l'étaient du temps de Jacques Chirac, la récente affaire de l'Arche de Zoé a «scellé» des liens, poursuit Antoine Glaser. Selon lui, «on peut imaginer que le président français est lié à Deby après la diplomatie secrète qui a permis le transfèrement extrêmement rapide en France des humanitaires» condamnés au Tchad à huit ans de travaux forcés pour tentative d'enlèvement d'enfants.

«La France est totalement piégée sur les plans politique et militaire au Tchad» et se trouve «dans une position qui la contraint» à intervenir, résume-t-il.

Roland Marchal, chercheur au CNRS, estime lui aussi que la France continuera à «soutenir jusqu'au bout» le régime en place, car elle n'a pas de solution alternative.

«Le problème du Tchad n'est pas Deby, c'est tout un système», assure-t-il. Or, selon lui, «la France n'a jamais rien proposé» face à un régime qui «incarne le contraire de tout ce que l'Union européenne s'est engagée à mettre en oeuvre» lors du sommet Europe-Afrique de Lisbonne en décembre. Problème supplémentaire pour l'ancienne puissance coloniale, elle doit aussi tenir compte de ses alliés européens.

Contre vents et marées

Philippe Hugon, chercheur à l'IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques), souligne que la politique française au Tchad est désormais liée au déploiement de la force européenne Eufor, un projet que Paris a porté contre vents et marées et dont la France constitue l'ossature. «Les Européens étaient déjà très réticents à participer à Eufor. Si la France soutient Deby de façon trop appuyée, elle n'aura plus aucune légitimité aux yeux de ses partenaires», pour qui la «neutralité» de la force est une condition sine qua non, déclare M. Hugon.

Chargée de se déployer dans l'est du Tchad et le nord de la Centrafrique pour sécuriser les camps de réfugiés du Darfour et les populations locales déplacées, l'Eufor est censée arriver sur place dans les jours qui viennent. Mais l'envoi de troupes autrichiennes et irlandaises a été repoussé vendredi en raison de la situation.

Les rebelles tchadiens ont à plusieurs reprises mis en doute les objectifs réels d'Eufor, en raison de la forte implication militaire de la France (2.100 soldats sur 3.700 hommes), qu'ils accusent de vouloir sauver Deby envers et contre tout.

«Il est temps que la France comprenne enfin que ce régime est fini», a déclaré vendredi Mansour Abbas, un représentant à Paris de l'UFDD (Union des Forces pour la démocratie et le développement).

La porte-parole du quai d'Orsay, Pascale Andreani, a assuré pour sa part que Paris ne se situait pas en l'état actuel des choses dans «l'hypothèse» d'un changement de régime à N'Djamena.

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Le courage...

c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques" 

Jean Jaurès, Discours à la jeunesse, 1903

Urgent !

Signons tous les pétitions : 


 Pour que le PS se mette au travail

http://www.nouvellegauche.fr

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Ségolène Royal invitée sur   Europe 1 à 8 h 15

 

 




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