35 heures?... Confusion
Nous avons tous entendu le chef de l’Etat déclarer mardi qu’il envisageait la suppression du système des 35 heures. Nous avons vu depuis un débat s’installer autour du sujet connexe de la suppression de la durée légale du travail, ce qui n’est pas pareil. Nicolas Sarkozy a donc eu beau jeu hier de préciser qu’il n’était pas dans ses intentions de supprimer la durée légale du travail… tout en confirmant qu’il voulait aller «beaucoup plus loin» dans la réforme des 35 heures et dans la libération des heures supplémentaires. Confusion, donc. Et personne n’y gagne. Le dossier est en effet trop délicat pour le traiter à coups de slogans manipulateurs. Comme il était trop complexe pour être imposé brutalement, sans négocier, comme le fit la gauche.
Le paradoxe c’est que la position des salariés français est elle-même ambiguë. Dans les sondages, ceux qui bénéficient du système se disent attachés à leurs loisirs supplémentaires, tout en jugeant, avec une certaine dose de mauvaise conscience, sans doute, que les 35 heures désorganisent les entreprises et ralentissent l’économie. Pourtant, les chiffres sont là : la France ne travaille pas moins que la moyenne européenne, et les 35 heures ont eu un effet positif sur la productivité du travail dans notre pays.
Cessons donc de les traiter d’un point de vue seulement idéologique. Et dressons-en d’abord un vrai bilan.
On lance un sujet (certainement pas par hasard) et on attend les réactions puis on dit son contraire si nécessaire ou plus exactement on dit que l'on a été mal compris.
Ce n'est pas la 1ère fois qu'il nous fait le coup.
Faire de la politique c'est prévoir, ce n'est pas naviguer à vue.
Sinon à force de naviguer à très courte vue un jour le récif est là pour trouer la coque et le navire sombre : le navire c'est la FRANCE (et non LE France).
Et la FRANCE est bien mal partie en si peu de mois !